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Accord de Libre-Échange UE-Vietnam : opportunités, défis et impacts sur l’économie vietnamienne

Thi Huong Dang

Résumé

La mondialisation est considérée comme un mécanisme qui accélère et accroît les relations, l’interdépendance et l’influence entre les différentes économies à travers le monde. Par le fait même, la mondialisation relie les économies du monde entier en matière de commerce, d’investissement, de main-d’œuvre, de banques, de circulation des biens, des services et des personnes. Dans ce contexte, les dirigeants vietnamiens ont adopté en 1986 la politique du Dôi moi (Rénovation) en souhaitant s’intégrer à l’économie mondiale en tant qu’acteur économique participant à la croissance du commerce international. Dès lors, ne se limitant pas à la région de l’Asie du Sud-Est, le Vietnam a progressivement rejoint les organisations internationales et assoupli ses politiques afin de s’adapter aux normes internationales. Ainsi, le Vietnam a signé 15 accords de libre-échange bilatéraux et multilatéraux depuis 1993 jusqu’à présent, afin d’accroître ses échanges commerciaux et de répondre aux besoins de développement et d’ouverture du pays. Parmi ses accords, on compte l’EVFTA, un ambitieux accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam qui permet d’éliminer 99% des droits de douane entre les deux parties. Cette étude aborde les opportunités et les défis relatifs à cet accord entré en vigueur en 2020 ainsi que son impact sur la croissance économique du Vietnam et son intégration mondiale. Il apparait, après analyse, que cet accord contribue à la circulation des produits vietnamiens sur le marché européen, à l’augmentation de la compétitivité du Vietnam sur la scène internationale et à l’amélioration des politiques et des lois en matière d’investissement international. Notre recherche permet de conclure que les coopérations commerciales et d’investissement entre les deux parties s’annoncent prometteuses pour les années à venir, la croissance des échanges ayant été rétablie en 2022, post-pandémie.

   

Mots clés : Accord de libre-échange, Vietnam, Union européenne, mondialisation, croissance économique.

Abstract

Globalization is regarded as a mechanism that accelerates and enhances relations, interdependence, and influence among different economies worldwide. Consequently, globalization connects economies across the globe in terms of trade, investment, labor, banking, the movement of goods, services, and people. In this context, Vietnamese leaders adopted the Doi moi (Renovation) policy in 1986, aiming to integrate into the global economy as an economic player contributing to international trade growth. Since then, beyond the confines of the Southeast Asian region, Vietnam has gradually joined international organizations and adapted its policies to conform to international standards. As a result, Vietnam has signed 15 bilateral and multilateral free trade agreements since 1993, seeking to boost trade and meet the countrys developmental and open-market needs. Among these agreements is the EVFTA, an ambitious free trade agreement between the European Union and Vietnam, eliminating 99% of tariffs between the two parties. This study delves into the opportunities and challenges of this agreement, which came into effect in 2020, and its impact on Vietnams economic growth and global integration. Analysis reveals that this agreement contributes to the circulation of Vietnamese products in the European market, enhances Vietnams competitiveness on the international stage, and improves policies and laws pertaining to international investment. Our research leads to the conclusion that commercial and investment cooperation between the two parties holds promise for the future, as trade growth rebounded in 2022 after the pandemic.

     

Keywords: Free trade agreement, Vietnam, European Union, globalization, economic growth.

   

À l’ère de la mondialisation, l’effacement des frontières entre les pays a accéléré le changement de l’économie ainsi que la structure politique dans les relations internationales et multinationales, conduisant à des changements drastiques dans la vie, la culture et la Société des Nations. Depuis les années 1980, la mondialisation économique encourage les échanges, l’interdépendance et l’influence entre les régions, les pays et les peuples du monde[1]. Dans cette perspective, « [la] mondialisation peut se définir comme le processus par lequel l’interdépendance entre les marchés et la production de différents pays s’accroît sous l’effet des échanges de biens et de services ainsi que des flux financiers et technologiques »[2].

En rejoignant cette tendance, les autorités du Vietnam ont adopté en 1986 la politique du Dôi moi (Renouveau ou Rénovation) en manifestant leur grande volonté de s’intégrer aux organisations régionales et internationales. Par exemple, le Vietnam est devenu membre de l’ASEAN[3] en 1995, l’APEC[4] en 1998, l’OMC[5] en 2007 et a établi des coopérations commerciales et d’investissement avec plusieurs pays dont les États-Unis, la Chine, les pays européens et l’Inde. Le Vietnam a notamment signé 15 accords de libre-échange bilatéraux et multilatéraux avec plusieurs économies développées[6]. Dans ce contexte, le libre-échange constitue « l’ouverture de toutes les frontières commerciales par la disparition graduelle des droits de douane, des obstacles non tarifaires et des limitations quantitatives aux échanges de biens et de services, indépendamment de toute considération sociale, écologique et de droits humains »[7]. Cette étude se concentre sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam (ALE UE-Vietnam ou plus connu sous son acronyme anglais EVFTA). Après 14 cycles de négociations sur une période d’environ 10 ans, cet accord a été finalement signé le 30 juin 2019 et mis en vigueur le 1er août 2020 afin de répondre aux besoins du développement et de la mondialisation de deux parties. L’objectif de cet article est de relever les opportunités et les défis de l’accord de libre-échange de nouvelle génération[8] dans le processus d’intégration à la mondialisation pour une économie émergente comme le Vietnam. De plus, nous voulons mettre en lumière les impacts de cet accord sur l’économie vietnamienne en général et les entreprises vietnamiennes en particulier après près de trois ans d’entrée en vigueur de cet accord.

1. Transition économique du Vietnam à l’ère de la mondialisation

1.1. Un modèle économique d’ouverture mondiale

La transition économique du Vietnam s’est réalisée par un transfert d’une économie planifiée vers une économie de marché à « orientation socialiste » se traduisant par une série de réformes économiques pour fonder de nouvelles stratégies industrielles, réformer la monnaie et les prix, mais aussi modifier la place de l’État dans l’organisation de l’économie et encourager l’émergence de l’entrepreneuriat[9]. Les réformes économiques menées depuis 1986 et les tendances de la mondialisation ont permis au Vietnam, qui faisait partie des pays les plus pauvres du monde il y a 35 ans, de se hisser au niveau de la tranche inférieure des pays à revenu intermédiaire[10]. Selon les résultats du classement de Nation Brands 2022, le Vietnam a été classé au 32e rang dans la liste des 100 marques nationales les plus remarquables[11]. Cette analyse mesure la perception mondiale des États-nations dans six domaines distincts : culture, gouvernance, population, exportations, tourisme, immigration/investissement[12]. Ainsi, le Vietnam s’intègre au monde et plus particulièrement à l’économie mondiale. Plusieurs chercheurs s’entendent pour dire que « grâce aux réformes entreprises, le pays a connu en deux décennies un impressionnant développement économique »[13]. La transition économique du Vietnam est ainsi marquée par une croissance économique très rapide, parmi les plus élevées du monde[14], le pays présentant une croissance de son PIB de 6,1% en moyenne entre 2000 et 2021. En 2020 et 2021, la croissance du PIB a ralenti consécutivement à 2,9% et 2,6% en raison de la pandémie de COVID-19. Malgré cette baisse de la croissance économique, il est à noter que le Vietnam a été l’une des seules économies de la planète à enregistrer deux années consécutives de croissance en temps de pandémie[15]. En 2022, le Vietnam a amorcé sa relance économique avec une impressionnante croissance de 8,02% par rapport à l’année précédente[16].

En souhaitant accroître sa puissance et gagner une place sur le plan international, les autorités d’Hanoï ont démontré leur volonté de coopérer avec d’autres pays[17]. Parmi les pays industrialisés, les États-Unis, la Chine et les pays de l’Union européenne sont devenus des partenaires importants du Vietnam. Le Vietnam a accédé au rang mondial pour les exportations de café, de riz, de produits aquatiques, de vêtements, textiles et chaussures. Grâce aux accords de commerce, les marchandises vietnamiennes peuvent maintenant circuler plus librement sur les marchés étrangers et les Vietnamiens ont également la possibilité d’accéder à des sources internationales de marchandises.

1.2. Accord de libre-échange entre l’UE et le Vietnam

L’Union européenne et le Vietnam ont officiellement établi leurs relations diplomatiques le 28 novembre 1990. Les relations politiques se sont progressivement renforcées grâce aux rencontres régulières des dirigeants des deux parties[18]. Notamment, grâce au soutien de l’UE, le Vietnam est devenu le 150e membre de l’OMC en janvier 2007[19].

Le 26 juin 2012, l’Union européenne et le Vietnam ont officiellement commencé les négociations sur les accords de commerce et d’investissement dans le but de créer de nouvelles opportunités et une sécurité juridique favorisant le développement des échanges commerciaux et des investissements entre les deux parties[20]. Après 14 cycles de négociations, le 2 décembre 2015, l’Union européenne et le Vietnam ont annoncé la conclusion des négociations de ces accords. Les deux parties ont signé, le 30 juin à Hanoï, l’accord de libre-échange (EVFTA) et l’accord de protection des investissements (EVIPA). À la suite des signatures, les accords ont été soumis à l’Assemblée nationale du Vietnam et au Parlement européen pour la ratification, ainsi qu’aux parlements nationaux des États membres de l’UE dans le cas de l’accord de protection des investissements. L’EVFTA est entré en vigueur le 1er août 2020, mais il est en attente de l’approbation formelle par tous les membres de l’UE[21].

Figure 1 : Le processus des négociations des accords de commerce et d’investissement entre l’UE et le Vietnam

Graphique fait par l’auteure à partir des statistiques de l’Union européenne[22].

En tant qu’accord bilatéral de nouvelle génération, outre les dispositions traditionnelles relatives à la réduction voire l’annulation des barrières tarifaires (tels que des droits de douane) et non tarifaires (tels que les normes sanitaires et phytosanitaires) affectant les échanges de marchandises et de services, l’accord commercial UE-Vietnam « comporte également des dispositions importantes en matière de protection de la propriété intellectuelle, de libéralisation des investissements et de développement durable »[23]. C’est pourquoi le processus de négociations a connu certaines difficultés que les deux parties durent expliquer et compléter avant d’en arriver à une entente. En effet, les dispositions importantes de l’accord de libre-échange UE-Vietnam relatives aux droits de l’homme, les éléments liés au développement durable et la clause d’arbitrage investisseur-État constituent les obstacles principaux dans les négociations[24]. Selon Le Goueff-Duong, l’accord de libre-échange UE-Vietnam constitue « un outil d’influence indispensable de l’Union européenne pour exporter son modèle de développement durable »[25]. Les parties participant à l’accord de libre-échange de l’UE doivent engager une croissance économique équilibrée, se référer à l’économie sociale de marché et s’inscrire sur un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement[26]. De plus, dans le texte de l’accord de libre-échange UE-Vietnam[27], les deux parties ont réaffirmé brièvement dans le préambule leur attachement à la charte des Nations unies en tenant compte des principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948[28]. En ignorant la demande du Parlement européen à propos de la réalisation d’une étude d’impact sur les droits humains, la Commission européenne a reçu les objections de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et du Comité Vietnam pour la Défense des Droits de l’Homme (VCHR)[29]. L’absence d’étude d’impact portant sur les droits humains constitue un cas de mauvaise administration et ne correspond pas aux dispositions générales relatives à l’action extérieure de l’UE[30].

Malgré ces difficultés, les deux parties ont décidé de signer l’accord de libre-échange bilatéral afin de libéraliser et encourager le commerce et les investissements entre les deux partenaires[31], autrement dit, servir les besoins de développement des entreprises à l’ère de la mondialisation économique. À ce titre, dès la mise en œuvre de l’accord, plus de 99% des droits de douane sur les biens échangés entre les deux parties ont été supprimés. Le Vietnam a retiré 65% des droits à l’importation sur les exportations de l’UE et les droits restants seront progressivement levés sur une période de dix ans. En ce qui concerne les exportations vietnamiennes vers l’UE, 71% des droits ont disparu lors de l’entrée en vigueur de l’accord, les droits restants seront progressivement supprimés sur une période n’excédant pas 7 ans[32]. De plus, l’ALE permet de réduire les obstacles non tarifaires existants dans le cadre des échanges avec le Vietnam et d’ouvrir les marchés des produits et des services vietnamiens aux entreprises de l’UE.

2. Opportunités et défis de l’EVFTA pour l’économie vietnamienne

2.1. Opportunités dans les échanges commerciaux

Augmenter les exportations du Vietnam

Dès l’entrée en vigueur de l’accord EVFTA, les entreprises vietnamiennes ont eu l’opportunité d’accéder à un vaste marché constitué de 27 pays membres, comprenant plus de 447 millions d’habitants (représentant ainsi la troisième puissance économique mondiale). Un accès libre de droits de douane au marché européen crée également des avantages pour les produits traditionnels du Vietnam comme les vêtements et le textile, les chaussures, les produits agricoles et les produits aquatiques[33]. En effet, l’accord avec l’UE permet d’exporter, en respectant des quotas, certains produits agricoles du Vietnam tout en bénéficiant d’une réduction de taxe (riz, thon en boîte, brochettes de poissons, maïs, sucre). Le Vietnam connaît également des succès similaires dans les exportations de produits électroniques, d’ordinateurs et de téléphones. Lorsque les tarifs ont été éliminés au-delà de 99%, les entreprises ont la possibilité d’accroître leurs exportations vers l’UE en s’assurant d’un prix concurrentiel dans ce marché.

Importer des produits de haute qualité de l’UE

Grâce à l’accord de libre-échange, les consommateurs vietnamiens ont désormais la possibilité d’accéder à divers produits en provenance de l’UE. En effet, les produits européens sont importés à des prix plus raisonnables. La réduction complète des taxes contribue à réformer la structure des importations. Les entreprises ont ainsi la possibilité d’avoir accès aux machines, équipements, technologies des pays européens, améliorant ainsi la productivité et la qualité des produits. Le Vietnam comptant près de 100 millions d’habitants[34], il s’agit également d’une opportunité pour les entreprises européennes d’exporter des produits tels que la viande, la farine de blé, les équipements mécaniques, les produits en acier, scooters, les produits pharmaceutiques et les pièces automobiles dont le pays a besoin.

Augmenter la compétitivité du Vietnam sur le plan international

L’accord permet d’augmenter la compétitivité du Vietnam sur le plan international en raison de l’imposition de normes et de conditions sur le développement durable. Le Vietnam doit donc respecter ces normes et conditions afin d’assurer ces échanges avec l’UE. Devant se conformer aux normes sanitaires et phytosanitaires élevées pour l’exportation de ses produits, le Vietnam vient ainsi de s’ouvrir à d’autres marchés clés tels que le Japon et les États-Unis. Au sujet de la géopolitique, seuls le Vietnam et Singapour parmi les pays d’Asie du Sud-Est ont signé l’accord de commerce avec l’UE, ce qui permet d’augmenter la compétitivité du Vietnam dans la région. De plus, le renforcement des relations avec l’UE vise à « contrebalancer la forte influence de la Chine en préservant son indépendance par rapport aux États-Unis »[35]. Concernant les entreprises vietnamiennes, les biens et services importés de l’UE au Vietnam exercent une pression pour qu’elles doivent s’efforcer d’améliorer leur compétitivité.

Améliorer et réformer les politiques nationales

Cet accord crée une occasion pour les autorités vietnamiennes d’améliorer et de réformer ces politiques nationales, car les négociations commerciales englobent de nos jours les normes internationales relatives à la qualité des services, la propriété intellectuelle, la protection des investissements et la concurrence. Pour les entreprises vietnamiennes, il s’agit du motif « d’adopter de nouvelles technologies, d’encourager la concentration des exploitations pour accroître son échelle de production, et de mettre l’accent sur l’amélioration de la qualité »[36]. Selon Pham Thi Du, avec la réalisation des engagements relatifs à l’EVFTA, les politiques et les lois du Vietnam connaîtront des améliorations plus transparentes, avantageuses, et en accord avec les conditions internationales[37].

Amélioration de l’environnement d’investissement

Le gouvernement vietnamien a mis en œuvre la Stratégie globale dintégration au monde pour 2020 et sa vision en 2030 avec les objectifs principaux : « contribuer à renforcer la puissance nationale; profiter des conditions internationales favorables pour industrialiser et moderniser le pays; maintenir l’indépendance, la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale du pays et rehausser sa position sur la scène internationale »[38]. Pour poursuivre son développement économique, le Vietnam privilégie d’attirer les projets utilisant des technologies avancées, de nouvelles technologies, des technologies de pointe et des services de haute qualité[39]. La plupart des investisseurs européens répondent aux orientations du développement d’investissement du Vietnam. Les investisseurs de l’UE, dotés de meilleures technologies, de meilleurs processus et d’une meilleure qualité de gestion contribuent à accroître l’efficacité du marché, à stimuler la capacité de production et à créer une force motrice pour le développement de l’économie. Avec la mise en œuvre des engagements de l’EVFTA sur les questions institutionnelles, les politiques juridiques, l’environnement et les politiques d’affaires, la loi vietnamienne connaît des changements et des améliorations qui permettent une transparence plus favorable et conforme aux pratiques internationales.

Opportunités d’emploi et augmentation de revenus pour les travailleurs vietnamiens

De l’avis du chercheur Nolwen Henaff, le Vietnam « bénéficie d’une main-d’œuvre dont le niveau d’éducation est particulièrement élevé par rapport à d’autres pays de même niveau de revenu »[40]. Lorsque les activités d’exportation et les investissements directs étrangers se développent dans le pays, cela permet de créer des emplois et d’améliorer le revenu des travailleurs vietnamiens. Le Vietnam et l’UE se sont d’ailleurs engagés à promouvoir le développement du commerce tout en contribuant à la création d’emplois durables et de qualité pour tous dans le respect des obligations et des réglementations des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT)[41].

En tant que tels, ces engagements contribuent à l’amélioration des conditions de travail et de la qualité des ressources humaines. Selon le Département des statistiques du Vietnam[42], le nombre de travailleurs salariés âgés de 15 ans et plus était estimé à 50,6 millions en 2022. Le PIB par habitant en 2022 est estimé à 95,6 millions de VND/personne/an, soit 4 110 dollars américains, soit une augmentation de 393 dollars américains par rapport à l’année 2021.

2.2. Défis pour les entreprises vietnamiennes

Règles d’origine

D’après l’accord de l’ALE, les marchandises importées dans l’UE doivent répondre à des exigences strictes en matière de règles d’origine. Normalement, pour que les marchandises bénéficient de tarifs préférentiels dans le cadre de l’ALE, les matières premières doivent respecter un certain pourcentage de contenu local (matières originaires de l’UE et/ou du Vietnam). C’est un grand défi pour les entreprises vietnamiennes, car les matières premières pour la production à l’exportation sont actuellement importées de la Chine ou de l’ASEAN. L’accord souligne que :

« Un produit est considéré comme originaire de l’UE ou du Vietnam s’il est entièrement obtenu dans l’UE ou au Vietnam; produits exclusivement à partir de matières originaires de l’UE ou du Vietnam ou produites dans l’UE ou au Vietnam avec des matières non originaires, à condition que ces matières aient fait l’objet d’ouvraisons ou de transformations suffisantes en respectant les règles spécifiques » [43].

Par conséquent, les secteurs les plus touchés sont les vêtements et le textile, car 80% du tissu est importé, dont environ 50% en provenance de la Chine, 18% de la Corée du Sud, et 15% de Taïwan (Chine)[44]. Ensuite, le Vietnam importe 63% de noix de cajou non décortiquées de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Nigéria. De plus, la plupart des matériaux en bois sont importés du Laos et du Cambodge. Selon les conditions de l’accord, pour bénéficier des éliminations tarifaires, les matières premières de produits exportés vers l’UE doivent respecter les règles d’origine de l’UE, du Vietnam, de la Corée du Sud et de Singapour, pays avec lequel l’UE a aussi conclu un accord commercial[45]. Si les règles d’origine ne peuvent pas être garanties, les exportations du Vietnam vers l’UE bénéficieront du traitement de la nation la plus favorisée et non de l’exonération de taxe prévue dans l’accord de libre-échange UE-Vietnam[46].

Obstacles techniques au commerce, mesures sanitaires et phytosanitaires et exigences des clients

Les exigences obligatoires de l’UE en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire, d’étiquetage, de respect de l’environnement sont très strictes et difficiles à répondre. Par conséquent, les produits vietnamiens doivent s’améliorer en termes de qualité pour pouvoir surmonter ces barrières. Pour le secteur agricole, les barrières non tarifaires comprennent des exigences en matière d’hygiène et de quarantaines, d’emballages, avec une traçabilité et un dédouanement strict, les normes imposées par l’UE sont souvent parmi les plus élevées au monde et les plus difficiles à respecter. Elles nécessitent un investissement important pour les exportateurs.

Les normes rigoureuses en matière d’hygiène alimentaire, de sécurité sanitaire et de technicité des marchés d’exportation causent de grandes difficultés au secteur agricole du Vietnam. Sous la pression de la concurrence sur les prix et les besoins du marché, les produits vietnamiens contiennent encore, par exemple, des résidus de pesticides. L’exploitation agricole est dominée par les petits ménages[47], qui travaillent selon un modèle à petite échelle (locale et familiale). C’est pourquoi le processus de production de produits agricoles vietnamiens ne correspond pas aux besoins et aux techniques des marchés européens.

Concurrence avec les entreprises européennes

À la fin de 2021, le Vietnam comptait 857 551 entreprises[48], dont 98% sont des petites et moyennes entreprises. L’ouverture du marché vietnamien aux biens et services de l’UE signifie que les entreprises vietnamiennes doivent être plus compétitives sur le marché intérieur. En fait, il s’agit d’un énorme défi, car les entreprises de l’UE ont plus d’avantages que les entreprises vietnamiennes en termes de compétitivité, d’expérience du marché ainsi que de capacité à profiter des intérêts de l’ALE. En plus de rencontrer des difficultés à accéder au marché européen, les entreprises vietnamiennes doivent désormais faire face à la concurrence en matière de biens et de services de la part des entreprises de l’UE sur le marché intérieur. L’ouverture des portes aux produits en provenance d’Europe amène plus de choix aux consommateurs vietnamiens. Sur le marché européen, les entreprises vietnamiennes doivent investir davantage afin de déployer des stratégies de promotion et de publicité de leurs produits. Par conséquent, les entreprises vietnamiennes doivent redoubler d’ardeur pour augmenter leur compétitivité à la fois sur le marché vietnamien et le marché européen.

Protection de la propriété intellectuelle, main-d’œuvre qualifiée et politiques de développement durable

Certains autres défis se posent au Vietnam, notamment en matière de protection de la propriété intellectuelle; la plupart des entreprises vietnamiennes étant encore indifférentes à ce problème. L’accroissement des investissements de l’UE entraîne également des besoins en matière de main-d’œuvre qualifiée; les activités de production des entreprises européennes étant principalement basées sur la technologie[49]. Autre défi, les autorités devraient instaurer des politiques de développement durable; le Vietnam étant l’un des pays les plus vulnérables aux changements climatiques. Enfin, plusieurs autres défis se posent, notamment en ce qui a trait à la stabilité des politiques vietnamiennes.

3. Résultats après la mise en vigueur de l’EVFTA

3.1. Des points positifs dans les échanges commerciaux bilatéraux

Après près de trois ans de sa mise en œuvre, l’accord de libre-échange entre le Vietnam et l’Union européenne (EVFTA) a apporté de nombreux résultats positifs pour l’économie vietnamienne. En 2022, le chiffre d’affaires total entre le Vietnam et l’UE a atteint 62,25 milliards de dollars, dont la valeur de l’exportation du Vietnam vers l’UE a enregistré 46,83 milliards de dollars et la valeur d’importation était 15,42 milliards de dollars[50]. Les échanges bilatéraux en matière de commerce entre l’UE et le Vietnam se sont régulièrement développés entre 2015 et 2022, sauf dans les années 2020 et 2021, les échanges commerciaux ont diminué à cause de la pandémie de COVID-19 (voir la Figure 2). L’UE est le troisième marché d’exportation des produits vietnamiens, après les États-Unis et la Chine, et une destination clé pour nombreux produits vietnamiens. En revanche, le Vietnam est le 17e partenaire du monde en matière d’échanges de marchandises et le deuxième partenaire en Asie du Sud-Est[51].

Figure 2 : Les chiffres d’import et d’export du Vietnam vers l’UE de 2015 à 2022

Source : Département des statistiques du Vietnam

Aujourd’hui, le Vietnam – avec une forte présence d’entreprises étrangères qui ont investi dans le pays – exporte vers l’UE des produits hautement sophistiqués tels que des téléphones mobiles, des ordinateurs et des accessoires ainsi que des machines et produits mécaniques. Citons notamment l’exemple de Samsung, dont les projets de plusieurs milliards ont contribué à faire du Vietnam une plaque tournante régionale pour l’assemblage des téléphones mobiles – dont environ un tiers est exporté vers l’Europe. Autre exemple probant, le Vietnam est devenu un pôle de fabrication pour le groupe italien Piaggio, qui fournit notamment de nombreuses marques de scooters modernes en Asie et en Europe.

En 2022, les principaux produits d’exportation du Vietnam vers l’Europe étaient les téléphones mobiles et ses composants (13,9%), les ordinateurs et accessoires (13,6%), les chaussures (12,5%), les machines et produits mécaniques (12%), les textiles et vêtements (9,4%). Viennent ensuite le café, le fer et l’acier, les fruits de mer, les véhicules et pièces détachées, les sacs, portefeuilles et valises, les chapeaux et parapluies.

Figure 3 : Principaux produits d’exportation de l’UE vers le Vietnam en 2022

Source : Département des statistiques du Vietnam

Lorsqu’on observe les volumes d’exportations entre le Vietnam et l’UE, tel qu’illustré à la figure 4, on peut constater que les exportations du Vietnam vers l’UE, pour les produits clés, augmentent de façon constante à compter de 2016. On ne dénote pas de croissance exponentielle ces deux dernières années, qui coïncident pourtant avec l’instaurant de l’ALE.

Figure 4 : Évolution de certains produits clés dexportation vietnamiens vers lUE de 2015 à 2022

Source : Département des statistiques du Vietnam

3.2. Augmentation des investissements directs étrangers au Vietnam

Actuellement, l’accord de protection des investissements entre l’Union européenne est en attente de l’approbation formelle de tous les États membres de l’UE. Pourtant, l’environnement d’investissement du Vietnam a été amélioré afin de s’adapter aux normes et conditions des marchés de l’UE, ce qui contribue à créer des conditions favorables pour les investisseurs européens. Selon le rapport du Business Climate Index[52] (BCI), réalisé par la Chambre de commerce européenne au Vietnam (Eurocham) et Decision Lab, le Vietnam constitue une destination importante pour les investissements directs étrangers (IDE). Le rapport révèle que l’indice mesurant la perception des acteurs économiques européens à l’égard du climat d’affaires du Vietnam est resté stable à 48 points au premier trimestre de 2023. De plus, ce rapport illustre que « 36% des investisseurs participants ont classé le Vietnam à la première place, dans leur top 3 ou leur top 5 des destinations d’investissement à l’échelle mondiale »[53]. Ce sont 3% des investisseurs européens qui ont affirmé que le Vietnam est l’un des trois pôles d’investissement privilégiés dans le monde. Les résultats du sondage soulignent que « la simplification des réglementations, les mesures de durabilité, les incitations à l’investissement et les programmes de développement de la main-d’œuvre jouent un rôle important dans la création de conditions fondamentales pour la réussite économique à long terme »[54].

L’UE est une source importante d’investissement pour le Vietnam depuis que le pays a ouvert son économie au monde. En 2022, les entreprises de l’UE ont investi plus de 27,899 milliards de dollars dans 2 426 projets au Vietnam. Les investisseurs européens ont été actifs dans 18 secteurs économiques et présents dans 52 des 63 provinces et municipalités du Vietnam. Vingt-six États membres de l’UE ont aujourd’hui des projets d’IDE dans le pays. Parmi les États membres, les Pays-Bas, avec 13,713 milliards de dollars en capital et 410 projets, représentant 49,2% des capitaux d’investissement au Vietnam, sont les premiers partenaires en matière d’IDE. La France arrive en deuxième position avec près de 3,764 milliards de dollars et 660 projets. Les investisseurs européens s’intéressent au secteur de la haute technologie et, récemment, aux secteurs des services (poste et télécommunications, finance, bureaux à louer), du commerce de détail, de l’énergie propre ou durable, de l’industrie de soutien, de l’agro-alimentaire et des produits pharmaceutiques.

Les grands groupes européens implantés au Vietnam sont Shell Group (Pays-Bas), Total Elf Fina (France – Belgique), Daimler Chrysler (Allemagne), Siemens, Alcatel Comvik (Suède). Les investisseurs européens ont implanté plusieurs grands projets au Vietnam. En voici quelques exemples : la centrale thermique au charbon de Mong Duong-2 (MD2) a été développée dans la province de Quang Ninh au Vietnam par la compagnie AES-VCM Mong Duong Power. Il s’agit d’un projet d’investissement sous la forme de BOT, BT, BTO[55]. Le capital d’investissement total enregistré est de 2,14 milliards de dollars. Autre exemple, le projet de Cai Mep Germadept et Terminal Link, a obtenu un certificat d’investissement en 2008, avec un investissement total de 520 millions de dollars dans la province de Ba Ria – Vung Tau[56].

Tableau 1 : Investissements directs des entreprises européennes au Vietnam en 2022
Membres de l’UENombre de projetsCapital total cumulé (en millions de dollars américains)
Pays-Bas41013,713.70
France6603,764.70
Luxembourg612,623.32
Allemagne4412,371.48
Danemark1551,787.21
Belgique821,097.32
Suède99513.91
Chypre26469.47
Pologne29422.97
Italie140412.19
Autriche43148.59
Espagne88143.37
Slovaquie14140.83
République-Tchèque4192.40
Hongrie2272.28
Irlande3743.71
Bulgarie1331.30
Finlande3424.36
Lituanie721.09
Slovénie32.27
Roumanie41.51
Malte20.70
Estonie50.28
Grèce60.12
Portugal30.11
Lettonie10.09
Total2 42627,899.27

Source : Département des statistiques du Vietnam

Entre 2015 et 2022, les entrées des investissements directs européens au Vietnam ont augmenté en moyenne de 6,2% par an. En 2022, le taux d’investissement a augmenté de 24% par rapport à 2021 et de 50% par rapport à 2015. Il s’agit d’un bon signe pour la croissance économique du Vietnam. L’augmentation du nombre de projets d’investissements directs en provenance de l’UE contribue à la croissance économique du pays, à l’augmentation du budget de l’État et à la promotion d’un processus de reconstruction du modèle de développement fondé sur la technologie[57]. Au cours des dernières années, les investissements directs étrangers en provenance de l’UE ont contribué à accroître les échanges économiques internationaux du Vietnam et ainsi la valeur de son produit intérieur brut (PIB). Cela fait en sorte que le Vietnam est de plus en plus compétitif sur le plan international.

Tableau 2 : Nombre de projets et taux dinvestissement de 2015 à 2022
AnnéeNombre de projetsTaux total (en milliards de dollars américains)
2015150918,622.47
2016162218,028.38
2017173218,842.71
2018184420,794.92
2019199421,769.14
2020215322,203.56
2021228022,486.91
2022242627,899.27

Source : Département des statistiques du Vietnam

Conclusion

Dans le contexte de la mondialisation, le Vietnam veut faire partie des acteurs économiques mondiaux qui contribuent au développement et à la transformation de l’économie mondiale. Il poursuit ainsi la réalisation d’objectifs et d’intérêts communs par une coopération durable. Pour ce faire, les autorités vietnamiennes ont exprimé une grande volonté de s’intégrer aux institutions internationales, de renforcer leurs coopérations avec d’autres pays et de participer aux accords de commerce bilatéraux et multilatéraux internationaux. Cela a contribué à accélérer le processus d’intégration à l’économie mondiale du Vietnam. Dans l’ensemble, cet article a mis en valeur les opportunités et les défis de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Vietnam pour l’économie vietnamienne ainsi que pour les entreprises vietnamiennes. Alors que l’ALE a favorisé la croissance des exportations, l’amélioration des politiques nationales, l’augmentation de la compétitivité du Vietnam et la création des emplois, l’accord a également généré des défis importants pour les entreprises vietnamiennes qui sont désormais confrontées à des exigences en matière de règles d’origine pour ses exportations, des obstacles techniques du commerce (OTC), des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) strictes et des exigences élevées de la part des clients en matière de qualité des produits. En dépit de ces opportunités et défis, le Vietnam a mis en place des transformations importantes afin de répondre aux normes et exigences internationales.

Les résultats de notre analyse sur les échanges commerciaux bilatéraux et les investissements directs de l’UE au Vietnam ont révélé une croissance constante des IDE entre 2015 et 2022. Pourtant, nous n’avons pas distingué de différence marquée dans les volumes des importations et des exportations des deux parties avant et après la mise en œuvre de l’accord de l’ALE. On dénote cependant une augmentation importante du capital d’investissement européen au Vietnam en 2022, ce qui représente un signe de l’amélioration de l’environnement d’investissement. Il est probablement trop tôt pour conclure des effets de l’accord sur l’économie vietnamienne, d’autant plus que la pandémie de COVID-19 est venue brouiller les cartes. Avec la reprise économique post-pandémie, il sera fort intéressant de mesurer les retombées de l’ALE sur les échanges entre le Vietnam et l’UE dans les années à venir. Bien que l’ALE ait été mis en vigueur depuis trois ans, l’accord de protection des investissements est toujours en attente de l’approbation de tous les États membres de l’UE. À compter jusqu’à la fin de l’année 2022, 12 des 27 États membres de l’UE ont adopté son accord malgré les efforts du gouvernement vietnamien pour accélérer la ratification de l’accord EVIPA[58].

Depuis la mise en œuvre de l’accord de libre-échange, les questions sur les droits de l’homme sont toujours pointées par les organisations internationales des droits de l’Homme et par les investisseurs étrangers[59]. Le Vietnam a confirmé son engagement en faveur des principes généraux du droit international […] ainsi que son attachement au respect des principes démocratiques et des droits de l’Homme inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de l’Assemblée générale des Nations unies[60], mais la liberté d’expression doit respecter la loi du pays[61]. Alors, la différence de la culture et des points de vue politiques au sujet des droits humains ne cause-t-elle pas des obstacles sur la coopération de commerce et d’investissement entre les deux parties? Pour l’UE, le Vietnam ne respecte pas l’une des dispositions de l’ALE, comme le non-respect par le Vietnam des réglementations relatives aux droits de l’Homme, y a-t-il des sanctions au sein de l’accord?

Bibliographie

Traités

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  3. L’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), fondée en 1967, compte 10 membres. Son but est de renforcer la coopération et l’assistance mutuelle entre ses membres, d’offrir un espace pour régler les problèmes régionaux et peser en commun dans les négociations internationales.
  4. La Coopération économique Asie-Pacifique (en anglais : Asia-Pacific Economic Cooperation, APEC) a été établie en 1989 afin de favoriser la croissance économique, le commerce et l’investissement ainsi que la prospérité durable dans la région de l’Asie-Pacifique.
  5. L’Organisation mondiale du commerce (OMC), créée en 1995, réunit 164 membres. Son but est de favoriser autant que possible la bonne marche, la prévisibilité et la liberté des échanges.
  6. WTO Centre VCCI, WTO – FTA Intégration économique mondiale (Hội nhập kinh tế quốc tế), en ligne : <https://trungtamwto.vn/fta> (consulté le 15 avril 2023).
  7. Combres Élisabeth et Florence Thinard, La mondialisation économique, Paris, Gallimard jeunesse, 2007, à la p 58.
  8. « Un accord de nouvelle génération est un accord de libre-échange (ALE) conclu entre l’Union européenne et un État tiers. Il est considéré comme « de nouvelle génération » dans le sens où il tente de réguler les conséquences directes et indirectes d’une importation sur un pays. L’accord de nouvelle génération aborde notamment : les problématiques douanières, les problématiques liés à l’utilisation des produits et services achetés, l’harmonisation des normes sanitaires, sociales, techniques ou environnementales », Euro fiscalis, « Accord de nouvelle génération », glossaire du commerce international, en ligne : <https://www.eurofiscalis.com/lexiques/accord-de-nouvelle-generation> (consulté le 16 juin 2023).
  9. Gilbert De Terssac, An Quoc Truong et Michel Catlla, « Les transitions au Viêt-Nam : de quoi parle-t-on? » dans Gilbert DE TERSSAC et An Quoc Truong, dir, Viêt-Nam en transitions, De l’Orient à l’Occident, Lyon, ENS Éditions, 2017, 139.
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  18. Pham Quang Minh, « Les études européennes, un outil pour développer les relations entre le Vietnam et l’Union européenne » (2016) 168 : 4 Relations internationales, 47 à la p 50.
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  20. Commission européenne, « Proposition de décision du Conseil relative à la signature, au nom de l’Union européenne, de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la République socialiste du Vietnam », COM (2018) 692 final (17 octobre 2018), en ligne : <https://www.senat.fr/europe/textes_europeens/e13606.pdf> (consulté le 10 mars 2023).
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  23. Conseil de l’UE, Communiqué de presse, « UE-Vietnam : le Conseil adopte des décisions en vue de la signature d’accords de commerce et d’investissement » (25 juin 2019), en ligne : <https://www.consilium.europa.eu/fr/press/>.
  24. Dang Thi Huong, « Les difficultés dans les négociations des accords de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et le Vietnam » (2020), Groupe d’études et de recherche sur l’Asie contemporaine, en ligne <https://www.researchgate.net/publication/>.
  25. Mei-Line Le Goueff-Duong, « Le rôle de l’Union européenne dans la promotion du développement durable à travers la conclusion de ses accords extérieurs : l’exemple de l’Accord de libre-échange UE-Vietnam » (2019), The 1st International Conference on Law, International Business and Economic Development (ICLIBED-2019), Université de Bretagne-Sud, Université Economique de Danang, Université de Brazilia, à la p 5.
  26. Ibid, à la p 7.
  27. Traité de libre commerce entre lUnion Européenne et la république socialiste du Viet Nam, 12 juin 2019, Eur TS, L 186/3 (entrée en vigueur : 1 aout 2020); L’accord comprend 17 chapitres, 2 protocoles et quatre déclarations attachées au contenu principal: échanges commerciales (les dispositions générales et les engagements d’ouverture du marché), règles d’origine, douanes et facilitation des échanges, mesures d’hygiène alimentaire et de sécurité sanitaire (SPS), obstacles techniques au commerce (OTC), commerce des services, investissement, protection commerciale, concurrence, entreprises publiques, marchés publics, propriété intellectuelle, commerce et développement durable, coopération et renforcement des capacités, questions juridiques et institutionnelles.
  28. Commission européenne, « Annexe de la proposition de décision du Conseil relative à la conclusion de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la République socialiste du Vietnam », Bruxelles, 17 octobre 2018, COM (2018) 691 final, en ligne : <https://eur-lex.europa.eu/resource.html?uri=cellar>.
  29. Dang Thi Huong, « Les difficultés dans les négociations des accords de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et le Vietnam » (2020), Groupe d’études et de recherche sur l’Asie contemporaine, en ligne : <https://www.researchgate.net/publication/>.
  30. Traité sur lUnion européenne (version consolidée), Eur TS, 2010 C 83/01; L’Article 21 du Traité sur l’Union européenne précise : « L’action de l’Union sur la scène internationale repose sur les principes qui ont présidé à sa création, à son développement et à son élargissement et qu’elle vise à promouvoir dans le reste du monde: la démocratie, l’État de droit, l’universalité et l’indivisibilité́ des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le respect de la dignité humaine, les principes d’égalité et de solidarité et le respect des principes de la charte des Nations unies et du droit international ».
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  40. Nolwen Henaff, « Investissements directs étrangers, mondialisation et emploi au Viêt-nam » (2006) 37 : 1 Autrepart, 73, à la p 2.
  41. Les principes et les droits fondamentaux au travail énoncés dans la déclaration de l’OIT, adoptée en 1998 et amendée en 2022, comprennent: « la liberté d’association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective; l’élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire; l’abolition effective des formes de travail forcé ou obligatoire; l’abolition effective du travail des enfants; l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession; un milieu de travail sûr et salubre ». Déclaration de lOIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail, 18 juin 1998, OIT (Amendée en 2022) En ligne <https://www.ilo.org/declaration/lang–fr/index.htm>.
  42. Département des statistiques du Vietnam, supra note 16.
  43. UE, Commission européenne, « Accord de libre-échange UE-Vietnam », en ligne : <https://trade.ec.europa.eu/access-to-markets/fr/>.
  44. CVN, « Exportations textiles vers l’UE : opportunités et défis », Le Courrier du Vietnam (23 avril 2019), en ligne : <https://www.lecourrier.vn/exportations-textiles-> (consulté le 12 mars 2023).
  45. Commission européenne, supra note 44.
  46. Hai An, « EVFTA et trois défis pour les entreprises vietnamiennes » (EVFTA và 3 thách thức đặt ra với doanh nghiệp Việt Nam), éd Revue de la Finance, 14 août 2019, en ligne : <http://tapchitaichinh.vn/tai-chinh-kinh-doanh/> (consulté le 12 mars 2023).
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  48. Ministère du plan et de l’investissement, Livre blanc des entreprises vietnamiennes 2022, Hanoï, en ligne : <https://www.gso.gov.vn/wp-content/uploads> (consulté le 14 mars 2023).
  49. Nhân Dân, « EVFTA : Opportunités et défis à l’égard des ressources humaines du Vietnam », 18 septembre 2019, en ligne : <https://fr.nhandan.vn/evfta-opportunites-et-defis-a-legard-des-ressources-humaines-du-vietnam-post20655.html> (consulté le 20 mars 2023).
  50. Département des Statistiques du Vietnam, « Les points positifs dans la situation économique – sociale au 4e trimestre et l’année 2022 » (3 janvier 2023), en ligne : <https://www.gso.gov.vn/du-lieu-va-so-lieu-thong-ke> (consulté le 21 mars 2023).
  51. Commission européenne, supra note 44.
  52. Il s’agit de l’indice mesurant la perception de la communauté des entreprises et des investisseurs européens à l’égard du climat d’affaires du Vietnam.
  53. CPV, « EuroCham: le Vietnam reste une destination phare pour les IDE », Journal en ligne du Parti communiste du Vietnam, sect économie, 12 avril 2023, en ligne : <https://fr.dangcongsan.vn/economie/eurocham-le-vietnam> (consulté le 21 mars 2023).
  54. Ibid.
  55. Décret sur la promulgation des règles dinvestissement sous contrat de construction – commerce – transfert, contrat de construction – transfert – commerce, contrat de construction – transfert pour les investisseurs étrangers au Vietnam, no 62/1998/ND-CP, 15 août 1998, Traduction libre du Gouvernement du Vietnam, en ligne : <https://thuvienphapluat.vn/van-ban/Doanh-nghiep>; BOT (Build – Operate – Transfer) est un contrat signé par un organisme public vietnamien compétent et un investisseur étranger pour la construction des travaux d’infrastructure (y compris l’agrandissement, la mise à niveau et la modernisation des travaux) et des affaires dans un certain délai afin de récupérer le capital d’investissement et de réaliser des bénéfices raisonnables; à la fin du mandat commercial, l’investisseur étranger transfère ces travaux sans compensation à l’État vietnamien. BTO (Build – Transfer – Operate) est un contrat signé par un organisme public vietnamien compétent et un investisseur étranger pour la construction des travaux d’infrastructure de gros œuvre (y compris l’agrandissement, la mise à niveau et la modernisation des ouvrages); une fois la construction terminée, l’investisseur étranger transfère les travaux à l’État du Vietnam, le gouvernement du Vietnam accorde à l’investisseur étranger le droit commercial pendant une certaine période de temps afin de récupérer le capital d’investissement et un profit raisonnable. BT (Build – Transfer) est un contrat signé par un organisme public vietnamien compétent et un investisseur étranger pour la construction des travaux d’infrastructure (y compris l’agrandissement, la mise à niveau et la modernisation des travaux); une fois la construction terminée, l’investisseur étranger transfère ce travail à l’État du Vietnam, le gouvernement du Vietnam crée les conditions pour que l’investisseur étranger mette en œuvre un autre projet afin de récupérer le capital d’investissement et de réaliser un profit raisonnable.
  56. Département des investissements étrangers, « Investissements de la France au Vietnam », FIA Vietnam, 3 novembre 2021, en ligne : <https://fia.mpi.gov.vn/Detail/CatID/> (consulté le 22 mars 2023).
  57. Laurent Gédéon, « Reshoring au Vietnam » (2022) 1-2 :58- 59 Outre-Terre 431.
  58. Nguyen Khoi, « Vietnam ramps up to ratification of EVIPA », éd Vietnam Investment Review, sect Investing, 29 juillet 2022, en ligne : <https://vir.com.vn/vietnam-ramps-up> (consulté le 19 juin 2022). Voir aussi Thanh Thu, « European Union urged to pass EVIPA », éd Vietnam Investment Review, sect Investing, 21 décembre 2022, en ligne : <https://vir.com.vn/european-union-urged-to-pass> (consulté le 19 juin 2023).
  59. Fédération internationale pour les droits humains, « Vietnam : Le Parlement européen condamne la multiplication des mesures répressives et des violations des droits humains » (21 janvier 2021), en ligne : <https://www.fidh.org/fr/nos-impacts/vietnam-le-parlement-europeen> (consulté le 9 juillet 2023). Voir aussi Amnesty International, « Viêt-Nam 2022 », en ligne : <https://www.amnesty.org/fr/location/asia-and-the-pacific>
    (consulté le 9 juillet 2023).
  60. Commission européenne, « Annexe de la proposition de décision du Conseil relative à la conclusion de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la République socialiste du Vietnam », Bruxelles, 17 octobre 2018, COM (2018) 691 final, en ligne : <https://eur-lex.europa.eu/resource.html?uri=cellar>, À l’Article 1.
  61. CVN, « La liberté d’expression au Vietnam », éd. Le Courrier du Vietnam, 19 juin 2020, par. 3, en ligne : <https://lecourrier.vn/la-liberte-dexpressio>;Selon la Convention de la République socialiste du Vietnam en 2013, l’article 15 précise : « Le citoyen jouit de la liberté d’expression, de presse, d’accès à l’information, de réunion, d’association et de manifestation. La pratique de ces droits est régie par la loi ».


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