Nuestros cursos:

Nuestros cursos:

Impacts du partenariat économique régional global sur la centralité de l’ANASE dans le contexte de la rivalité des grandes puissances en Asie-Pacifique

Phuong Quynh Hoang

Résumé

Le 15 novembre 2020, 15 pays membres ont officiellement signé le Partenariat économique régional global (RCEP) qui est une bonne opportunité de promouvoir les échanges commerciaux en Asie-Pacifique. Il s’agit d’un accord commercial important initié par l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE ou ASEAN en anglais), basé sur les quatre éléments clés de l’intégration régionale : commerce et investissement fondés sur des règles, accès au marché, coopération économique et centralité de l’ANASE. Le contenu du RCEP comprend : commerce des marchandises, commerce des services, investissement, coopération économique et technique, propriété intellectuelle, commerce électronique. Dans le contexte de la rivalité des grandes puissances en Asie-Pacifique, le RCEP est devenu le moteur de la promotion du rôle central de l’ANASE dans les domaines économiques, politiques et sécuritaires. Cependant, le RCEP pose également de nombreux défis à la centralité de l’ANASE. Le RCEP serait un outil permettant aux grandes puissances de promouvoir leur influence dans les pays membres de l’ANASE et de jouer un rôle de premier plan dans la région. La recherche va clarifier le rôle important du RCEP pour l’intégration économique en Asie de l’Est, la centralité de l’ANASE en Asie-Pacifique et plus généralement la mondialisation économique. Celle-ci explorera par la suite les éventuelles recommandations de politiques pour réduire les impacts négatifs du RCEP sur la centralité de l’ANASE et l’économie régionale dans le contexte de la rivalité stratégique.

   

Mots clés : RCEP, ANASE, rivalité des grandes puissances, Asie-Pacifique

Abstract

On November 15, 2020, 15 member countries officially signed the Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP), representing a significant opportunity to promote trade exchanges in the Asia-Pacific region. This crucial trade agreement, initiated by the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN), is built upon four key elements of regional integration: rule-based trade and investment, market access, economic cooperation, and ASEAN centrality. The RCEP encompasses a wide scope of content, including trade in goods, trade in services, investment, economic and technical cooperation, intellectual property, and e-commerce. Amidst the backdrop of major power rivalry in the Asia-Pacific, the RCEP has emerged as a driving force in elevating ASEANs central role in economic, political, and security domains. Nonetheless, the RCEP presents challenges to ASEANs centrality. It could serve as a tool for major powers to enhance their influence among ASEAN member countries and assert a leading role in the region. This research aims to elucidate the significant role of the RCEP in East Asian economic integration, ASEANs centrality in the Asia-Pacific, and the broader context of economic globalization. Furthermore, the study will explore potential policy recommendations to mitigate the negative impacts of the RCEP on ASEAN centrality and regional economy within the context of strategic rivalry.

   

Keywords: RCEP, ASEAN, major power rivalry, Asia-Pacific

   

Dès l’avènement du XXIe siècle, les grandes puissances ont tourné leur attention stratégique vers l’Asie-Pacifique. Compte tenu de son rôle géopolitique dans cette région, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) est considérée comme un élément incontournable au sein de la rivalité entre des puissances, dont les États-Unis et la Chine. L’intervention de ces derniers menace le rôle central de l’ANASE, conduisant à l’émergence de nouveaux défis politiques, économiques et sociaux pour les pays membres de cette association. Autrement dit, l’ANASE est placée face à un dilemme: alignement sur les États-Unis ou la Chine et neutralité. Pour minimiser les effets négatifs de la rivalité entre les grandes puissances, l’ANASE renforce sa centralité en relevant les défis en Asie-Pacifique, en consolidant son influence dans de nombreux forums régionaux ou internationaux, et en signant des accords de libre-échange économique avec plusieurs partenaires, dont le RCEP.

Le Partenariat économique régional global (PERG ou RCEP en anglais) est non seulement un résultat remarquable de l’ANASE, mais encore aussi une preuve indéniable de la victoire du multilatéralisme et du libre-échange en Asie-Pacifique. Signé par dix pays membres de l’ANASE[1], ainsi que la Chine, la Corée, le Japon, la Nouvelle-Zélande et l’Australie, le RCEP constitue le plus grand bloc de libre-échange du monde, représentant 30% de la population mondiale, 30% du PIB mondial et 28% du commerce global[2]. À travers ce pacte, l’ANASE tente de stimuler la croissance économique et renforcer l’intégration économique régionale de ses pays membres. Elle a donc la chance de renforcer sa centralité, de favoriser la coopération politique, économique entre l’ANASE et d’autres partenaires dont les grandes puissances et les membres du RCEP. Saisissant l’importance du RCEP pour la centralité de l’ANASE, il s’agira d’analyser quels sont les impacts du RCEP sur la centralité de l’ANASE dans le contexte de la rivalité entre les grandes puissances en Asie-Pacifique.

Pour y répondre, sera formulée l’hypothèse suivante : Au-delà des effets positifs, le RCEP pose de nouveaux enjeux pour la centralité de l’ANASE dans le contexte de la rivalité entre les grandes puissances en Asie – Pacifique. Cette communication abordera les intérêts et les répercussions du RCEP sur la centralité de l’ANASE; Ensuite, elle comparera le rôle et le contenu du RCEP à ceux du Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP ou CPTPP en anglais) afin de clarifier les objectifs des pays participants dans le contexte de la rivalité des grandes puissances en Asie-Pacifique.

1. Libéralisme dans les relations internationales

Le libéralisme est l’une des écoles théoriques les plus importantes des relations internationales. Le libéralisme soutient que l’État n’est pas le seul acteur dans les relations internationales et apprécie en même temps le rôle des organisations internationales, des entreprises multinationales ou des organisations non gouvernementales. Particulièrement, du point de vue du libéralisme, les acteurs des relations internationales peuvent promouvoir la coopération pour profiter des intérêts mutuels à travers les institutions internationales[3].

L’une des principales écoles du libéralisme est le néolibéralisme institutionnel. L’institutionnalisme néolibéral met l’accent sur le rôle de quatre facteurs principaux : acteurs non étatiques, autres formes de pouvoir que la puissance militaire, interdépendance et coopération dans la politique internationale. Cette recherche s’appuie sur la théorie de l’interdépendance pour analyser l’impact du Partenariat économique régional global sur la centralité de l’ANASE dans le contexte de la rivalité des grandes puissances en Asie-Pacifique.

D’après le néolibéralisme institutionnel, le système international est anarchique et interdépendant[4]. Dans le contexte de la mondialisation, les pays sont de plus en plus dépendants les uns des autres dans les différents secteurs, notamment l’économie, la politique et la sécurité. En raison de l’interdépendance croissante, les pays deviennent de plus en plus vulnérables aux crises mondiales. L’interdépendance est analysée sous trois aspects : sensibilité, vulnérabilité et proportionnalité dans les relations de dépendance réciproque[5]. La sensibilité ne reflète pas pleinement la vulnérabilité d’un pays. En revanche, l’asymétrie dans les relations entre acteurs est très courante dans les relations internationales. Moins l’acteur est indépendant, plus il a de pouvoir. Les libéraux soutiennent que l’indépendance économique et la démocratisation sont pacificatrices[6]. Les retombées économiques des échanges commerciaux incitent les acteurs à maintenir la paix et la stabilité pour le développement. En même temps, l’interdépendance aide également les pays à renforcer leur compréhension mutuelle, à éviter les malentendus et les conflits. La dépendance économique modifie également les groupes d’intérêts nationaux, augmentant le rôle des groupes promouvant les avantages commerciaux de la paix[7].

2. Centralité de l’ANASE dans le contexte de la rivalité des grandes puissances en Asie-Pacifique

2.1. Contexte la rivalité des grandes puissances en Asie-Pacifique

L’Asie-Pacifique ayant une couverture sur l’océan Pacifique est perçue comme le centre de gravité de la politique mondiale dans le XXIe siècle[8]. Elle regroupe l’Asie de l’Est, l’Asie du Sud-Est, l’Asie du Sud, l’Océanie et les pays de l’Amérique qui se trouvent sur la rive de l’océan Pacifique oriental[9]. Il est indéniable que l’Asie-Pacifique est la région la plus dynamique du monde où se situent trois grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie), trois des plus grandes économies mondiales (États-Unis, Chine, Japon), cinq marchés émergents majeurs (Chine, Inde, Corée du Sud, Indonésie, Iran)[10] ainsi que neuf des dix des principales capitales financières mondiales (New York, Singapour, Hong Kong, San Francisco, Los Angeles, Shanghai, Chicago, Boston, Seoul)[11].

Notamment, cette région est la plus peuplée du monde, représentant 59% de la population mondiale. Des milliards de personnes créent la richesse, la prospérité et constituent un grand marché qui attire les flux financiers et commerciaux. Actuellement, le produit national brut des pays de cette région atteint 14,469 milliards USD, représentant 57% du PIB mondial[12]. En effet, l’Asie-Pacifique est également le centre stratégique de l’énergie qui concentre sept principaux champs pétroliers du monde. Sur le plan économique, l’Asie-Pacifique est l’une des régions à la croissance la plus rapide depuis la crise financière de 2008[13]. En effet, elle est considérée comme une région avec une position géopolitique et géo-économique importante pour le monde.

Par ailleurs, pour les grandes puissances, l’Asie-Pacifique est une zone tampon importante permettant aux grandes puissances d’étendre l’influence et de déployer des stratégies sécuritaires et politiques. En conséquence, cette zone géographique est devenue le terrain d’une compétition féroce d’influence entre les grandes puissances, dont les États-Unis et la Chine. Ainsi, sous l’administration Barack Obama, les États-Unis ont lancé la stratégie du pivot vers l’Asie. Avec un rééquilibrage stratégique, cette grande puissance avait l’ambition de renforcer son leadership et d’accroître sa présence dans la région[14]. Pour y arriver, Washington cherchait à coopérer plus avec les alliés au sein de l’espace Asie-Pacifique tels que: Japon, Corée, Australie et Philippines. Les États-Unis se sont engagés à renforcer le rôle des institutions internationales comme: ANASE, APEC, EAS… afin de promouvoir les règles et les normes communes et les résolutions pacifiques. Les États-Unis ont également soutenu des économies à être plus transparentes et ouvertes et maintenu des normes économiques globales qui sont un moteur du développement économique. L’Accord de partenariat transpacifique (PTP) qui regroupe bien des pays en Asie-Pacifique sauf la Chine a été au centre de cette motivation. Ils se sont méfiés plus de l’émergence de la Chine et ses menaces, ils surveillaient donc la modernisation militaire de cette grande puissance d’Asie de l’Est[15]. Pendant la présidence de Donald Trump, on a enregistré les changements des politiques des États-Unis sur la Chine et l’Asie-Pacifique. Trump a axé les politiques sur les échanges commerciaux avec une politique protectionniste. Il a retiré les États-Unis du PTP et lancé la guerre commerciale avec la Chine. Malgré les changements d’administration, Washington n’ignore pas les défis qui sont issus de la Chine. La stratégie nationale de sécurité 2022 affirme que la Chine est la seule concurrente ayant l’intention de changer l’ordre international et la puissance diplomatique, économique, militaire, technologique pour le faire[16]. Washington tente d’inciter plusieurs pays dans la région, surtout les pays en Asie du Sud-Est à contenir Pékin et à lutter contre sa montée en puissance. Les États-Unis continuent de soutenir le rôle central de l’ANASE dans l’architecture régionale pour contribuer à lutter contre la montée en puissance de la Chine. En outre, ils ont exprimé son soutien aux pays d’Asie du Sud-Est sur le conflit en mer de Chine méridionale. Ils ne cessent pas d’encourager la coopération avec des alliés traditionnels dans la région tels que le Japon, la Corée et les Philippines, tout en renforçant la coopération avec Singapour, la Malaisie, l’Indonésie et le Vietnam.

L’Asie-Pacifique n’échappe pas à la stratégie chinoise. Au cours des 40 dernières années, la Chine a dépassé le Japon pour devenir la deuxième économie du monde grâce aux avancées spectaculaires de la réforme économique chinoise. Pendant ces récentes années, la Chine affirme sa puissance en intervenant de plus en plus dans de nombreuses régions du monde, dont l’Asie-Pacifique. Elle vise à approfondir la confiance mutuelle et les relations amicales avec les pays voisins dans la région en respectant les principes « sincérité, pragmatisme, amitié et franchise ». Face aux politiques des États-Unis et ses alliés, la Chine « s’opposera fermement à l’hégémonisme et à la politique du plus fort sous toutes leurs formes; et rejettera la mentalité de guerre froide, les ingérences dans les affaires intérieures d’autres pays » [17]. Non seulement elle apprécie le rôle des organisations régionales et des forums multilatéraux, mais encore lance de nouvelles initiatives: Nouvelles Routes de la Soie, Initiative pour le Développement mondial et Initiative pour la Sécurité mondiale[18]. La Chine souhaite promouvoir la coopération économique, commerciale, technologique et sécuritaire avec d’autres pays d’Asie-Pacifique, surtout les pays en Asie du Sud-Est. Elle vise à l’expansion du marché en réduisant la pression des États-Unis et de ses alliés. D’autre part, la Chine n’a cessé de favoriser des échanges culturels pour faire resplendir les valeurs chinoises dans cette région. À travers ces stratégies, la Chine veut construire une « Communauté de destin commun »[19] avec l’Asie du Sud-Est et exporter son mode de gouvernance.

2.2. Centralité de l’ANASE

« La centralité de l’ANASE » a été codifiée dans la Charte de l’Association de 2007, dans laquelle l’objectif de l’ANASE est de « maintenir le rôle central et proactif de l’ANASE comme principale force motrice dans ses relations et sa coopération avec ses partenaires extérieurs, dans une architecture ouverte, transparente et inclusive »[20]. L’assurance de la centralité de l’ANASE dans les relations politiques, économiques, sociales et culturelles extérieures est un des principes importants de l’Association. Dans l’architecture régionale, l’ANASE est considérée comme « le chef de file », « l’avant-garde », « le leader », « le centre des institutions de la région » dans la région[21].

Le concept de la centralité de l’ANASE n’est ni précis ni clair, il est donc polémique[22]. De nombreux chercheurs du monde ont des points de vue différents sur cette question. Selon See Sang Tan, l’ANASE est le « leader ou pilote », « l’organisateur ou le facilitateur du régionalisme en Asie du Sud-Est », le « centre institutionnel ou nœud clé de la région » et le moteur du développement et du progrès dans la région. Caballero-Anthony a déclaré que la cohésion interne au sein de l’ANASE conduit à son rôle central lorsqu’elle permet à l’Association d’accéder aux ressources et d’établir des agendas. En même temps, l’ANASE a pour rôle de rassembler les pays de la région[23].

La centralité de l’ANASE se reflète dans cinq aspects:

Premièrement, ce rôle central s’exprime par l’indépendance et le renforcement de l’Association. Les pays membres s’engagent à « intensifier le renforcement communautaire en améliorant la coopération et l’intégration régionale »[24] et en établissant la Communauté de l’ANASE.

Deuxièmement, la centralité de l’ANASE s’expose au règlement des différends internationaux. L’Association prend la responsabilité d’établir des mécanismes pour régler pacifiquement les différends dans tous les domaines de coopération.

Troisièmement, c’est son rôle central dans les relations avec les grandes puissances et les partenaires. L’ANASE dirige des initiatives, des mécanismes de coopération ou des forums multilatéraux comme : ANASE+1, ANASE+3, EAS, ARF… et contrôle de nombreux engagements extérieurs.

Quatrièmement, l’ANASE joue le rôle central dans l’architecture régionale. Dans le contexte de la rivalité féroce, les grandes puissances doivent soutenir une architecture ouverte, transparente et inclusive où la centralité de l’ANASE est appréciée.

Cinquièmement, c’est le rôle central dans le règlement des défis globaux. L’ANASE a l’ambition de renforcer sa centralité en luttant contre les défis non traditionnels et les conflits internationaux[25].

Cependant, dans le contexte de la rivalité des grandes puissances en Asie-Pacifique, la centralité de l’ANASE doit être confrontée à de nombreux défis. Son rôle dans le règlement pacifique des conflits est remis en question. Face à la rivalité des grandes puissances, en particulier les États-Unis et la Chine, l’ANASE fait face au manque de solidarité. Cela conduit à un manque d’unité et de consensus dans le règlement des défis dans la région. Particulièrement, le rôle de l’Association a diminué dans le contexte où les pays de l’ANASE doivent faire face à des difficultés économiques, politiques et sociales et aux impacts négatifs de la rivalité des grandes puissances en Asie-Pacifique.

Par conséquent, le RCEP devrait devenir un outil important pour promouvoir la centralité de l’ANASE. Restant fidèle à son objectif « L’ANASE est l’élément essentiel des arrangements régionaux qu’elle propose et elle maintient sa centralité dans la coopération régionale et l’édification communautaire », cette association joue non seulement un rôle dans l’initiation du RCEP, mais aussi dans le règlement pacifique des différends, la création des forums de dialogue, les négociations des accords de libre-échange pour les pays en Asie-Pacifique. Cependant, la centralité de l’ANASE est menacée dans le contexte de la rivalité des grandes puissances dans la région.

3. Impacts positifs du RCEP sur la centralité de l’ANASE

3.1. Promotion de la centralité de l’ANASE dans le commerce

Le RCEP promet d’apporter de nombreux avantages économiques à l’ANASE, contribuant à promouvoir le rôle central de l’Association dans la région. Le RCEP crée un grand marché lorsqu’il regroupe 15 pays avec environ 2,28 milliards d’habitants. Le niveau de développement économique des pays membres du RCEP est différent : deux des plus grandes économies mondiales (Chine, Japon), quatre nations à revenu par habitant élevé (Singapour, Nouvelle-Zélande, Brunei, Australie), quatre puissances industrielles (Chine, Japon, Corée, Singapour), cinq économies à revenu intermédiaire (Malaisie, Philippines, Thaïlande, Vietnam), et trois nations à faible revenu (Laos, Myanmar, Cambodge)[26]. Il s’agit d’une occasion importante pour les pays en développement et les pays moins développés d’accéder aux marchés et aux marchandises des pays développés. En particulier, grâce au RCEP, les marchandises des États membres de l’ANASE peuvent accéder au marché de plus de 1,4 milliard de personnes en Chine en apportant des avantages économiques importants aux États membres de l’Association.

En même temps, le RCEP s’engage à promouvoir le développement et l’intégration économique de l’ANASE et à renforcer la connectivité entre les économies. Selon l’accord des États membres du RCEP, « Chacune des parties réduit ou élimine les droits de douane qu’elle applique sur les marchandises importées originaires de l’autre partie conformément aux listes figurant à l’annexe I »[27]. Alors, 90% des échanges de marchandises dans la région bénéficieront de droits de douane nuls. Particulièrement, les droits de douane sur la plupart des produits exportés de l’ANASE sont éliminés, d’autres seront diminués progressivement à 0% dans 10 ans. Cela contribue à promouvoir le libre-échange dans la région et d’offrir de nombreuses opportunités économiques à l’ANASE. Ces derniers temps, grâce au RCEP, les échanges commerciaux entre l’ANASE et la Chine n’ont cessé d’augmenter. L’ANASE est le plus grand partenaire de la Chine avec une échelle d’importation et d’exportation de 951,93 milliards de yuans, représentant 15,4% de la valeur du commerce extérieur du pays. La valeur des exportations de marchandises de la Chine vers l’ANASE a atteint 570 milliards de yuans[28]. Les pays de l’ANASE peuvent donc importer des matières premières pour la production à des prix inférieurs. Le Vietnam profite de l’acier de Chine, du plastique japonais, des machines modernes de Corée et du Japon sans avoir à payer trop de coûts liés à la douane comme auparavant. Cela ouvre des opportunités aux pays en développement et sous-développés pour accélérer le processus d’industrialisation et de modernisation.

Par ailleurs, les Parties du RCEP visent à renforcer des projets d’investissement dans la région. Les pays membres de ce Partenariat assurent l’encouragement des investissements entre les parties, l’organisation des activités de promotion des investissements, la promotion des événements de réseautage d’affaires, l’organisation des séminaires et des forums pour présenter les opportunités d’investissement et les lois et politiques d’investissement et l’échange des informations sur des questions d’intérêt mutuel liées à la promotion des investissements[29]. De cette manière, les pays en développement et sous-développés de l’ANASE peuvent tirer le meilleur parti des flux de capitaux internationaux pour le développement économique.

Cependant, le RCEP est considéré comme moins exhaustif que le Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) qui a été anciennement connu sous le nom de Trans-Pacific Partnership (PTP ou TPP en anglais). Ces deux partenariats offrent aux pays occidentaux l’opportunité de s’intégrer dans les économies de l’Asie-Pacifique. Alors que le RCEP a été initié par l’ANASE, le PTP a été proposé par quatre pays (Brunei, Singapour, Chili et Nouvelle Zélande). Le PTP était perçu comme un pilier du pivot stratégique vers l’Asie de l’administration d’Obama visant à renforcer la croissance économique et l’influence des États-Unis en Asie-Pacifique. Le RCEP représente une bonne opportunité pour les trois puissances de l’Asie du Nord-Est et les puissances occidentales d’encourager les échanges commerciaux et de coopérer plus étroitement avec l’ANASE. Le RCEP regroupe l’ANASE, la Chine, la Corée, le Japon, la Nouvelle-Zélande et l’Australie tandis que les membres du PTPGP comprennent quatre pays membres de l’ANASE (Brunei, Malaisie, Singapour et Vietnam) ainsi que l’Australie, le Canada, le Chili, le Japon, le Mexique, la Nouvelle Zélande et le Pérou. Comparativement, le RCEP est moins inclusif et moins ambitieux que le PTPGP car il n’aborde pas les normes sociales, environnementales, le droit humain et le droit du travail[30]. Alors que le PTGP élimine les droits de douane sur 99% des marchandises, la suppression du RCEP atteint 90%[31].

Pourtant, le RCEP est le plus grand accord de libre-échange du monde qui promeut la centralité de l’ANASE dans le commerce en Asie-Pacifique. Non seulement il contribue activement au développement des pays membres de l’ANASE, mais encore à leurs processus d’intégration économique régionale. La force économique croissante est le moteur important pour que l’ANASE devienne une locomotive dans la région. Il s’agit d’une base importante pour renforcer la sécurité, le rôle politique et l’influence de cette Association dans les règles des défis régionaux.

3.2. Promotion de la force motrice de l’ANASE en Asie-Pacifique

L’ANASE est le pivot d’équilibre entre les puissances en Asie-Pacifique. En maintenant la « centralité de l’ANASE dans les relations politiques, économiques, sociales et culturelles extérieures, tout en restant activement engagée, tournée vers l’extérieur, inclusive et non discriminatoire, cette association s’est efforcée de régler les conflits dans la région via à les forums multilatéraux et de divers mécanismes de dialogue sur la base du respect du droit international »[32]. En tant qu’initiateur du RCEP, l’ANASE facilite le progrès des négociations malgré des différends.

Notamment, l’ANASE est devenue une passerelle permettant aux membres de l’Accord de se rapprocher. L’ancien Premier ministre australien Kevin Rudd qui s’est douté de l’efficacité de l’ANASE a proposé la Communauté Asie-Pacifique en laissant l’ANASE de côté. L’Australie n’a pas pu accomplir sa mission parce qu’elle n’était pas capable de réunir les pays dans la région. Par conséquent, dans le contexte de turbulences, l’ANASE est le facteur idéal dont les dialogues sont le terrain de la négociation. Auparavant, l’Association avait signé des accords de libre-échange ANASE + 1 avec la Chine, le Japon, la Corée, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Avant le RCEP, Australie – Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Zélande – Chine, Corée – Australie, Japon – Australie, Chine – Australie, Chine – Corée, Nouvelle-Zélande – Corée, ont également signé des ALE bilatéraux en plus du RCEP. Deux ALE Japon – Corée, Chine – Japon – Corée sont en cours de négociation[33]. Cependant, pour la première fois, tous ces quinze pays ont participé aux négociations et ont signé un accord commercial multilatéral à l’initiative de l’Association. L’ANASE est donc la force motrice du processus de régulation des relations entre les cinq États non-membres.

Confrontés à des conflits historiques, politiques, les ALE bilatéraux entre la Chine, le Japon et la Corée risquent de ne pas être ratifiés[34]. Cependant, l’ANASE a montré un rôle actif dans la région lorsqu’elle a soutenu ces trois pays à négocier pour les intérêts économiques malgré la rivalité et les différends. La suppression progressive des barrières tarifaires sont véritablement utiles pour les importations et les exportations de ces trois pays. Selon le ministère chinois du Commerce, au premier semestre 2021, le total de valeur des échanges commerciaux entre la Chine et le Japon a atteint 181 milliards de dollars, en augmentation de 24% par rapport à la même période de l’année précédente[35].

De plus, grâce au RCEP initié par l’ANASE, les pays de la région sont de plus en plus interdépendants. Selon les opinions des libéraux, l’interdépendance économique est un facteur important qui contribue à maintenir la paix et la stabilité. Les pays en Asie-Pacifique pourraient temporairement laisser des conflits à côté pour se focaliser sur le développement économique et la prospérité. Le RCEP donnerait des opportunités de régler les conflits régionaux en Asie-Pacifique. Ce partenariat aiderait donc l’ANASE à promouvoir son rôle central dans le maintien de la sécurité, de la paix et du développement en Asie-Pacifique. Encouragé par l’ANASE, le RCEP parviendrait à apaiser les tensions politiques liées à la rivalité des grandes puissances dans la région tout en promouvant la coopération économique entre les pays membres. Par ailleurs, les efforts de l’ANASE renforceraient sa centralité dans l’architecture régionale et la confiance des partenaires vis-à-vis de cette association. Alors, elle pourrait saisir de bonnes opportunités de faire entendre sa voix sur la scène internationale. En outre, l’ANASE pourrait utiliser les relations avec les pays occidentaux dont les États-Unis et l’Australie pour disposer de leviers dans sa relation avec la Chine. Cela maintiendrait le rôle central de l’ANASE malgré la pression des grandes puissances.

4. Impacts négatifs du RCEP sur la centralité de l’ANASE

4.1. Risques de dépendance économique

Malgré les intérêts économiques du RCEP, les pays membres de l’ANASE prennent également des risques de dépendance. Le niveau de développement économique des pays participant au RCEP est différent. À l’exception de Singapour et du Brunei, la plupart des pays de l’ANASE sont les pays à revenu intermédiaire ou faible. Ainsi, le niveau de développement économique de la majorité des pays de l’ANASE et des cinq pays non-membres de l’association n’est pas hétérogène.

Profitant bien du RCEP, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande pourront devenir des concurrents commerciaux des pays membres de l’ANASE. Ces derniers subissent une forte pression concurrentielle des cinq pays non membres de l’ANASE, en particulier de la Chine et du Japon. La qualité des marchandises de certains pays de l’Asie Sud-Est n’est pas à la hauteur des attentes, de sorte qu’ils ne sont pas comparables aux marchandises de haute qualité d’Australie, du Japon, de Corée ou de Nouvelle-Zélande. Cela entraîne de nombreuses difficultés pour les entreprises des pays en développement et sous-développés de l’ANASE. Par ailleurs, la suppression des barrières tarifaires a amené les pays de l’ANASE à faire face au déficit commercial de la Chine, du Japon et de la Corée. Au cours des 8 premiers mois de 2022, le Vietnam a enregistré un déficit commercial de 47,8 milliards USD avec la Chine et de 27,4 milliards USD avec la Corée du Sud[36].

La dépendance économique des pays de l’ANASE vis-à-vis du reste des membres du RCEP pourrait être la raison de la faiblesse de sa centralité. Les économies des pays de l’ANASE risqueraient d’être dépendantes des économies de ces cinq pays. À partir de là, il renforcera la domination du marché de l’ANASE. Cela pourrait conduire à une dépendance politique et sécuritaire, et l’ANASE risque de perdre son rôle central en Asie-Pacifique. Dans la relation asymétrique avec les grandes puissances, l’ANASE deviendrait de moins en moins indépendante. En conséquence, les grandes puissances détiendront plus de pouvoir et joueront un rôle décisif dans la région. L’intégration de l’association dans l’économie mondiale pourrait aussi rendre ses membres plus vulnérables aux crises régionales et mondiales. Alors, s’il y a des changements du marché où des politiques des grandes puissances, les pays membres n’y répondront pas efficacement aux défis à relever.

4.2. Perte du rôle central de l’ANASE dans la région

Bien qu’elle joue un rôle d’intermédiaire dans la régulation des relations entre la Chine, le Japon et la Corée, l’ANASE risque également de perdre son rôle central au profit de ces trois grands pays. La Chine, le Japon et la Corée du Sud profiteraient des forums dans le cadre du RCEP pour signer leurs propres ALE et ouvrir de nouvelles opportunités de coopération économique après avoir réglé des différends. Ainsi, la Chine, le Japon et la Corée du Sud pourraient être les trois principaux bénéficiaires du RCEP. Ces trois pays profiteront à la fois des intérêts économiques de l’accord de libre-échange et de l’opportunité de renforcer le dialogue de l’ALE Chine – Japon – Corée. En même temps, avec le potentiel économique et politique, ces trois pays joueraient un rôle moteur et dominant dans la région en établissant des règles en leur faveur.

D’un autre côté, la Chine, le Japon et la Corée du Sud veulent tous des accords et des avantages plus substantiels. Dans le « Communiqué de presse du 15e cycle de négociations de l’ALE Chine-Japon-Corée tenu à Tokyo », les parties ont déclaré : « Les trois parties sont convenues d’améliorer encore le niveau de libéralisation des échanges et d’investissement sur la base du consensus atteint dans le Partenariat économique global régional (RCEP) », qui « combine des règles de haut niveau pour créer un accord de libre-échange RCEP Plus » [37]. À ce titre, ces trois pays souhaitent évoluer vers des standards plus élevés et le RCEP est considéré comme la base des accords entre les trois parties. Le rôle substantiel de l’ANASE et du RCEP est discutable dans ce cas. Ces trois pays attachent-ils vraiment de l’importance au rôle central de l’ANASE et du RCEP comme revendiqué?

Par ailleurs, étant au cœur des tensions géopolitiques et géo-économiques, l’ANASE pourrait être poussée à choisir un camp. Grâce au RCEP, la Chine renforcera son intervention en promouvant ses influences économiques, politiques et sécuritaires en Asie-Pacifique. Les défis de la Chine pourraient encourager les États-Unis à s’impliquer davantage dans la région. Cela conduit à une concurrence entre les deux principales puissances mondiales, menaçant la paix, la stabilité, la sécurité en Asie-Pacifique et le rôle central de l’ANASE. Le renforcement de l’influence des grandes puissances (États-Unis, Chine) et la présence croissante des pays occidentaux (États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande) rendrait la situation régionale plus compliquée et imprévisible.

Lors de la rivalité entre les États-Unis et la Chine, les pays membres de l’ANASE ont des politiques différentes dans leurs relations avec les grandes puissances qui sont issues de la combinaison de facteurs internes et externes. Certains analystes estiment que les disparités internes de chaque pays de l’ANASE affectent de plus en plus les relations entre les pays membres. Certains pays cherchent à s’appuyer sur les États-Unis et ses alliés, tandis que d’autres privilégient les relations de coopération avec la Chine. En raison de sa sensibilité aux affaires intérieures, la solidarité au sein de l’ANASE peut être ébranlée et s’altérer. L’ANASE sera confrontée à des divisions internes lorsque les grands pays mettront activement en œuvre des politiques manipulatrices.

En réglant les conflits dans la région, les pays de l’ANASE ont clairement montré leurs divergences de vues, de positions et d’intérêts. Lors de la 45e réunion des ministres des Affaires étrangères de l’ANASE (AMM) présidée par le Cambodge en juillet 2012, le Cambodge a refusé de répondre aux demandes des autres membres d’inclure dans le communiqué conjoint de la conférence l’affrontement du récif de Scarborough entre la Chine et Philippines. Cela a rendu impossible pour la conférence de parvenir à une déclaration commune[38]. De plus, lors de la 49e réunion annuelle tenue en juillet 2016, les ministres des Affaires étrangères des États membres de l’ANASE n’ont pas non plus été en mesure de parvenir à un consensus de la décision sur le différend de la mer de Chine méridionale de la Cour internationale d’arbitrage de la CCI. Alors, le RCEP serait un outil économique efficace de Pékin pour diriger des négociations liées au conflit en mer de Chine méridionale.

Conclusion

En conclusion, les impacts du RCEP sont à la fois positifs et négatifs à la centralité de l’ANASE dans le contexte de la rivalité des grandes puissances en Asie-Pacifique. L’ANASE peut profiter des intérêts de ce partenariat pour le développement économique et l’assurance de la sécurité dans la région. Cependant, l’ANASE prend le risque également de la dépendance économique, de la diminution de sa centralité et de l’alignement sur les grandes puissances. Malgré ces défis, le RCEP renforcerait la centralité de l’ANASE au cas où les pays membres bénéficiaient des intérêts du partenariat en résolvant des disparités internes et externes.

Afin de réduire les impacts négatifs et de profiter des avantages du RCEP, l’ANASE a besoin de politiques et de stratégies spécifiques. Les pays de l’ANASE doivent renforcer le développement économique national, améliorer la productivité et la qualité des produits et saisir de bonnes opportunités du RCEP pour encourager les échanges commerciaux. Grâce au RCEP, les membres de l’ANASE profiteront également des meilleures conditions financières leur permettant d’améliorer leur capacité de défense et de renforcer leur propre influence.

Les pays membres de l’ANASE et du RCEP devront travailler en étroite collaboration pour assurer la mise en œuvre des dispositions du RCEP. En outre, il est préférable que les membres de l’ANASE promeuvent des mécanismes de dialogue, renforcent la compréhension mutuelle et règlent conjointement les différends et les conflits dans la région sur la base du respect du droit international. D’autre part, l’ANASE doit proposer des politiques flexibles pour rééquilibrer ses relations avec les puissances au lieu de choisir un camp.

Bibliographie

Traités

Charte de lAssociation des Nations de lAsie du Sud-Est, 20 novembre 2007, (2008) 2624 RTNU I-46745.

Documents internationaux

Regional Comprehensive Economic Partnership, 15 novembre 2020, Dispositions générales et accès au marché pour les biens, Section A, article 2.1 (1 janvier, 2022).

Documents gouvernementaux

États-Unis, National Security Strategy 2015, Archive nationale (février 2015), en ligne : <https://obamawhitehouse.archives.gov/>.

États-Unis, National Security Strategy 2022, Archive nationale (octobre 2022) en ligne : <https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2022/>.

Chine, ministère du commerce, « The 15th Round of Negotiations of China-Japan-ROK FTA Held in Tokyo », (17 avril 2019), en ligne : <http://fta.mofcom.gov.cn>.

Xi Jinping, Porter haut levé le grand drapeau du socialisme à la chinoise et lutter ensemble pour lédification intégrale dun pays socialiste moderne, Rapport au 20e Congrès national du Parti communiste chinois, (26 Octobre 2022), en ligne : <http://bi.china-embassy.gov.cn/fra/sgxw/202210/t20221026_10792242.htm>.

Articles de périodique et chapitres d’ouvrage collectifs

Hamel, Tewfik, « La géopolitique de l’Asie-Pacifique et l’émergence de la Chine », (2014) 4 Géoéconomie 71.

Mueller, Lukas Maximilian, « ASEAN centrality under threat – the cases of RCEP and connectivity », (2019) 2 Journal of Contemporary East Asian Studies 177.

Thangavelu, Shandre Mugan, Shujiro Urata, et Dionisius A. Narjoko, « Impacts of the RCEP on ASEAN and ASEAN Least Developed Countries in the Post-pandemic Recovery », (2021) 1 Economic Research Institute for ASEAN and East Asia 1, en ligne : <https://www.eria.org>.

Vilmer, Jean-Baptiste Jeangène, Théories des relations internationales, 2e éd, Paris, PUF, 2020, « Chapitre III. Le libéralisme », p 43-60.

Sources électroniques

Dazhong, Cheng, Wang Ning et Zhen Yang, « La participation de la Chine au RCEP : fondements, règles et perspectives », (7 mai 2021), en ligne : <http://www.1think.com.cn/>

Duc Thanh, « Asie-Pacifique : les rapides de la voie de la croissance », Solidarité (18 janvier 2023), en ligne : <http://daidoanket.vn/.html>.

Duong, Van Huy, « Le rôle central de l’ANASE : défis, perspectives et implications pour le Vietnam », (04 février 2023), Revue communiste, en ligne : <https://www.tapchicongsan.org>.

Gautier, Maxime, Principales places financières dans le monde en mars 2023, Statista (24 octobre 2023), en ligne : <https://fr.statista.com/>.

Hoang, Thanh Hang, et Le Hong Hiep, « Interdependence », Études internationales (5 Mars, 2016), en ligne : <https://nghiencuuquocte.org/>.

Huu Hung, « Le chiffre d’affaires commercial ANASE-Chine a fortement augmenté », (9 Mars 2023), en ligne : <https://nhandan.vn>.

Milot-Poulin, Jeanne, Rachel Sarfati et Jonathan Paquin, « Le pivot stratégique américain dans l’espace indopacifique », (19 Octobre 2021), Réseau d’analyse stratégique, en ligne : <https://ras-nsa.ca/>.

Moinet, Paul Henri « Communauté de destin, la mondialisation à la chinoise » Ed. Le nouvel économiste (26 octobre 2022) En ligne : <https://www.lenouveleconomiste.fr/communaute-de-destin-la-mondialisation-a-la-chinoise-95188/>

Nguyen, Hoang Nhu Thanh et Nguyen Luong Duc, « Pouvoir, interdépendance et sujets non étatiques en politique internationale », Études internationales (28 Octobre 2015), en ligne : <https://nghiencuuquocte.org/>.

Nguyen, Thi Thanh Hai, « Quelques impacts du conflit Russe- Ukraine sur la situation mondiale », Revue communiste (02 juillet 2019), en ligne : <https://www.tapchicongsan.org.vn>.

Quoc Tuan et Khac Dung, « L’opinion publique internationale parle de l’anomalie à l’AMMM 45 », Police populaire (18 juillet 2012), en ligne : <https://cand.com.vn/Quoc-te/>.

Sina Finance, En plus du RCEP, lAsie-Pacifique compte également lANASE, le PTP et le PTPGP? », (16 Novembre 2020), en ligne : <https://baijiahao.baidu.com>.

The Linh, « Le RCEP, la plus grande alliance commerciale du monde », Le courrier du Vietnam (2 janvier 2021), en ligne : <https://lecourrier.vn/>.

Thuy Hien, « Le Vietnam a un excédent commercial de 3,96 milliards de dollars américains en 8 mois de 2022», (29 août 2022), en ligne : <https://www.vietnamplus.vn>.

Truong, Minh Huy Vu, « Le liberalism », Études internationales (13 Mars 2015), en ligne : <https://nghiencuuquocte.org/>.

Ullah, Barkat, « Growing Significance of Asia Pacific Region in International Politics », Strategic Foresight for Asia (16 mars 2021), en ligne: <https://strafasia.com/>.


  1. Au 15 novembre 2020, le Timor Leste n’étant pas encore membre officiel de l’ANASE.
  2. The Linh, « Le RCEP, la plus grande alliance commerciale du monde », Le courrier du Vietnam (2 janvier 2021), en ligne : <https://lecourrier.vn/>.
  3. Truong Minh Huy Vu, « Le liberalism) », Études internationales (13 Mars 2015), en ligne : <https://nghiencuuquocte.org/>.
  4. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Théories des relations internationales, 2e éd, Paris, PUF, 2020, « Chapitre III. Le libéralisme », p 43-60.
  5. Hoang Thanh Hang et Le Hong Hiep, « Interdependence », Études internationales (5 Mars, 2016), en ligne : <https://nghiencuuquocte.org/>.
  6. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, supra note 4 à la p 32.
  7. Nguyen Hoang Nhu Thanh et Nguyen Luong Duc, « Pouvoir, interdépendance et sujets non étatiques en politique internationale », Études internationales (28 Octobre 2015), en ligne : <https://nghiencuuquocte.org/>.
  8. Hamel Tewfik, « La géopolitique de l’Asie-Pacifique et l’émergence de la Chine » (2014) 4 Géoéconomie 71 à la p. 123.
  9. Barkat Ullah, « Growing Significance of Asia Pacific Region in International Politics », Strategic Foresight for Asia (16 mars 2021), en ligne: <https://strafasia.com/>.
  10. Hamel Tewfik, supra note 8 à la p 33.
  11. Maxime Gautier, Principales places financières dans le monde en mars 2023, Statista (24 octobre 2023), en ligne : <https://fr.statista.com/>.
  12. Duc Thanh, « Asie-Pacifique : les rapides de la voie de la croissance », Solidarité (18 janvier 2023), en ligne : <http://daidoanket.vn/.html>.
  13. Hamel Tewfik, supra note 8 à la p 33.
  14. Jeanne Milot-Poulin, Rachel Sarfati et Jonathan Paquin, « Le pivot stratégique américain dans l’espace indopacifique », Réseau d’analyse stratégique (19 Octobre 2021), en ligne : <https://ras-nsa.ca/>.
  15. États-Unis, National Security Strategy 2015, Archive nationale (février 2015), en ligne : <https://obamawhitehouse.archives.gov/>.
  16. États-Unis, National Security Strategy 2022, Archive nationale (octobre 2022) en ligne : <https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2022/>.
  17. Xi Jinping, Porter haut levé le grand drapeau du socialisme à la chinoise et lutter ensemble pour lédification intégrale dun pays socialiste moderne, Rapport au 20e Congrès national du Parti communiste chinois (26 Octobre 2022), en ligne : <http://bi.china-embassy.gov.cn/fra/sgxw/202210/t20221026_10792242.htm>.
  18. Ibid.
  19. Paul Henri Moinet « Communauté de destin, la mondialisation à la chinoise » Ed. Le nouvel économiste (26 octobre 2022) En ligne : < https://www.lenouveleconomiste.fr/communaute-de-destin-la-mondialisation-a-la-chinoise-95188/>.
  20. Charte de lAssociation des Nations de lAsie du Sud-Est, 20 novembre 2007 (2008) 2624 RTNU I-46745.
  21. Lukas Maximilian Mueller, « ASEAN centrality under threat – the cases of RCEP and connectivity » (2019) 2 Journal of Contemporary East Asian Studies 177.
  22. Ibid.
  23. Shandre Mugan Thangavelu, Shujiro Urata, et Dionisius A. Narjoko, « Impacts of the RCEP on ASEAN and ASEAN Least Developed Countries in the Post-pandemic Recovery » (2021) 1 Economic Research Institute for ASEAN and East Asia 1, en ligne : <https://www.eria.org>.
  24. Charte de lAssociation des Nations de lAsie du Sud-Est, 20 novembre 2007, (2008) 2624 RTNU I-46745 à l’art 1.2.
  25. Duong Van Huy, « Le rôle central de l’ANASE : défis, perspectives et implications pour le Vietnam » (04 février 2023), Revue communiste, en ligne : <https://www.tapchicongsan.org>.
  26. Cheng Dazhong, Wang Ning et Zhen Yang, « La participation de la Chine au RCEP : fondements, règles et perspectives » (7 mai 2021), en ligne : <http://www.1think.com.cn/>.
  27. RCEP, 15 novembre 2020, Dispositions générales et accès au marché pour les biens, Section A, article 2.1 (1er janvier 2022).
  28. Huu Hung, « Le chiffre d’affaires commercial ANASE-Chine a fortement augmenté » (9 Mars 2023), en ligne : <https://nhandan.vn>.
  29. RCEP, supra note 27, art. 10.1.
  30. Nguyen Thi Thanh Hai, « Quelques impacts du conflit Russe- Ukraine sur la situation mondiale », Revue communiste (02 juillet 2019), en ligne : <https://www.tapchicongsan.org.vn>.
  31. Sina Finance, « En plus du RCEP, l’Asie-Pacifique compte également l’ANASE, le PTP et le PTPGP? » (16 novembre 2020), en ligne : <https://baijiahao.baidu.com>.
  32. Charte de lAssociation des Nations de lAsie du Sud-Est, 20 novembre 2007, (2008) 2624 RTNU I-46745 à l’art 2.2 (m).
  33. Lukas Maximilian Mueller, supra note 20.
  34. Dazhong, Cheng, Wang Ning et Zhen Yang, supra note 24.
  35. Huu Hung, supra note 26.
  36. Thuy Hien, « Le Vietnam a un excédent commercial de 3,96 milliards de dollars américains en 8 mois de 2022 », Vietnamplus (29 août 2022), en ligne : <https://www.vietnamplus.vn>.
  37. Chine, ministère du commerce, « The 15th Round of Negotiations of China-Japan-ROK FTA Held in Tokyo » (17 avril 2019), en ligne : <http://fta.mofcom.gov.cn>.
  38. Quoc Tuan et Khac Dung, « L’opinion publique internationale parle de l’anomalie à l’AMMM 45 », Police populaire (18 juillet 2012), en ligne : <https://cand.com.vn/Quoc-te/>.


Laisser un commentaire