À propos des auteurs

Lucas Bento de Carvalho est professeur à l’université de Montpellier où il enseigne le droit du travail. Membre de l’école de droit social de Montpellier (EDSM), membre associé du Centre de droit comparé du travail et de la Sécurité sociale (COMPTRASEC) et de l’Institut du travail de Bordeaux, ses recherches portent principalement sur le contentieux social et les relations individuelles et collectives de travail, en privilégiant les approches croisées entre droit du travail, droit civil et droit de la fonction publique. 

   

Carlotta Benvegnù est maîtresse de conférences en sociologie à l’Université d’Evry Paris-Saclay, membre du Centre Pierre Naville et membre associé du Cresppa-CSU. Ses recherches portent sur le travail, l’emploi et les mobilisations collectives dans les secteurs de la logistique et des plateformes digitales (transport de personnes, livraison de repas et ménage à domicile). Elles interrogent plus généralement les mutations actuelles des mondes ouvriers du tertiaire. Elle est membre du comité de rédaction de La nouvelle revue du travail (NRT).

   

Mathéa Boudinet est doctorante en sociologie au Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales (CRIS) de Sciences Po. Sa thèse porte sur l’articulation entre genre et handicap sur le marché du travail, et elle a également mené une recherche sur le milieu protégé de travail. Elle a publié « Sortir d’ESAT ? Les travailleur·ses handicapé·e·s en milieu protégé face à l’insertion en milieu ordinaire de travail » (Formation Emploi, 2021), « Politiques de l’emploi, handicap et genre » (Travail, genre et sociétés, 2022) et le livre Portraits de travailleuses handicapées (2022) avec Anne Revillard.

   

Marie-Christine Bureau est sociologue, associée au Lise-Cnam-CNRS. Ses travaux portent sur les mutations du travail et de la protection sociale, ainsi que sur les formes émergentes de coopération. Parmi ses publications : Reconfigurations de l’Etat social en pratique, avec I. Sainsaulieu I. (dir) (Presses Universitaires du Septentrion, 2011), Un salariat au-delà du salariat ? avec A. Corsani (dir), (Presses universitaires de Nancy, 2012), Le progrès social : quoi de neuf depuis la Tour Eiffel ? (Dores et déjà, 2015), Makers. Enquête sur les laboratoires du changement social, avec I. Berrebi-Hoffmann et M. Lallement (Seuil, 2018).

   

Jose-Angel Calderon est sociologue, enseignant-chercheur à l’Université de Lille et au Clersé.

   

Quentin Chapus est socio-économiste, maître de conférence en économie et socio-économie du développement à Sciences Po Bordeaux et chercheur à LAM – Les Afriques dans le monde (Sciences Po Bordeaux, CNRS, IRD), également associé au laboratoire Développement et sociétés (Paris 1, IRD). Ses recherches portent sur les créations d’entreprises en France et sur le continent africain. Il est co-responsable du Réseau thématique 26 « Réseaux sociaux » à l’AFS – Association française de sociologie.

   

Pablo López-Calle est professeur au département de sociologie de l’Université Complutense de Madrid.

   

Antonio Ramírez est sociologue, il enseigne la sociologie au département d’économie de l’Université Complutense de Madrid. Ils ont écrit ensemble plusieurs articles et livres, en français et en espagnol, à propos du travail dans les hubs logistiques mondialisés, en croisant la sociologie du travail, de l’espace et des migrations.

   

Nathalie Chauvac, sociologue à Scool, coopérative de recherches en sciences humaines, est docteure en sociologie et maîtresse de conférences associée à l’Université Toulouse Jean Jaurès, travaille plus particulièrement sur les dynamiques relationnelles, les questions de trajectoires personnelles ou collectives, et les recherches participatives associant des chercheur.e.s, des praticien.ne.s et des usager.e.s, en s’appuyant sur des méthodes innovantes, comme la méthode des narrations quantifiées, pour permettre de comprendre les parcours des jeunes ou les dynamiques à l’œuvre dans des projets collectifs d’innovation (créations d’entreprises innovantes, tiers lieux.

   

Patrick Cingolani est professeur émérite de sociologie à l’université Paris Cité. Il a plus particulièrement interrogé les catégories de travail précaire, précaire et précarité et a publié sur ces thèmes : l’Exil du précaire (1986), Révolutions précaires (2014) et La précarité, (Que sais-je ?, 2023 – 6e édition mise à jour). C’est dans la continuité de ces travaux qu’il approche le capitalisme de plateforme comme dispositif en relation avec les formes précaires d’emploi dans La colonisation du quotidien – Dans les laboratoires du capitalisme de plateforme, Amsterdam, 2021 dans Les travailleurs des plateformes numériques – regards interdisciplinaires, Teseo, 2022 (avec D. Kesselman et R. Carelli). Au croisement de la sociologie et de la pensée politique, il a aussi réfléchi sur les diverses hybridations du social, usages des savoirs, de la culture et autodidaxies, pratiques de non consentement et d’évasion, critique des rapports de subordination au travail et formes alternatives de vie et d’activité.

   

Antonella Corsani est économiste et sociologue, enseignante-chercheure à l’ISST Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du laboratoire de recherches IDHES-UMR 8533. Elle travaille sur « capitalisme cognitif et néolibéralisme », « les mutations du travail et du salariat » et sur « les zones grises des relations de travail ». Dernier ouvrage paru : Chemins de la liberté. Le travail entre hétéronomie et autonomie : https://editions-croquant.org/sociologie/650-chemins-de-la-liberte-le-travail-entre-autonomie-et-heteronomie.html.  Elle est membre du comité de rédaction de la revue Ecorev Revue Critique d’Écologie Politique. Pour cette revue, en 2023, elle a co-dirigé le numéro 55 qui a pour titre « Terre (s) en luttes » : https://ecorev.org/spip.php?article1094

   

Olivier Crasset est sociologue et ingénieur de recherche à l’Université de Bretagne Occidentale au Labers (UR 3149). Ses travaux portent sur l’articulation entre travail et santé dans différentes populations (artisans, aides à domicile, ouvriers), statuts d’emplois (non-salariés, Chèque emploi service) et périodes du parcours professionnel (vieillissement au travail, santé à la retraite). Il se consacre actuellement au projet Rispop29 dédié au suivi médical de retraités qui ont été exposés à des substances cancérogènes au cours de leur vie active. Il est l’auteur de La santé des artisans (Presses universitaires de Rennes, 2017). Il a récemment publié « Faut-il laisser le matériau “faire ce qu’il veut” ? Les gestes des artisans entre virtuosité et lâcher-prise », Artefact, 19/2023, p. 271-295.

   

Jean-Michel Denis est professeur de sociologie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur de l’Institut des Sciences Sociales du Travail (ISST). Ses champs de recherche : la sociologie du syndicalisme et des relations professionnelles. Il a récemment publié : « Du financement de la grève à son remboursement. Retour socio-historique sur les missions de la CNAS-CFDT » in Julliard, E., Yon, K., Les finances du syndicalisme, Presses universitaires du Septentrion (à paraître) ; et co-coordonné deux numéros de revue sur les relations professionnelles : « Émotions, épreuves, morale : une nouvelle cartographie des relations professionnelles ? » à paraître dans SociologieS ; et « Relations professionnelles : une histoire sans fin ? » dans La Nouvelle Revue du Travail, n°21/2022.

   

François-Xavier Devetter est professeur de Sciences économiques à l’Université de Lille et chercheur à l’IRES (Institut de Recherches Économiques et Sociales). Il est membre du laboratoire CLERSE (Centre Lillois d’Études et de Recherche en Sociologie et Economie). Ses recherches portent sur les conditions de travail et d’emploi ainsi que la régulation des métiers de service considérés comme peu qualifiés dans les secteurs du nettoyage, de la petite enfance, de l’aide à domicile et des services à la personne.

   

Laetitia Driguez est maître de conférences en droit privé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du centre de recherches IREDIES (EA 4536). Spécialiste de droit du travail, elle enseigne principalement au sein de l’Institut des Sciences sociales du travail (ISST). Les formations destinées aux membres des organisations syndicales exerçant différents mandats recoupent parfois ses axes de de recherche et peuvent être source d’inspiration de nouveaux travaux. Depuis sa thèse de doctorat (Droit social et droit de la concurrence, Bruylant, 2006), elle explore les multiples articulations juridiques existant entre droit des affaires et droit du travail. Elle est également spécialiste de droit social de l’Union européenne et membre du comité de rédaction de la revue Europe (Lexisnexis).

   

Yannick Fondeur est socio-économiste au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), membre du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (Lise, UMR CNRS 3320) et du Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET). Ses recherches portent sur les transformations du travail et de l’emploi à l’ère du numérique. Ces dernières années, il s’est particulièrement intéressé à la plateformisation du travail et au renouveau du freelancing.

   

Isabel Georges est sociologue, directrice de recherche à l’IRD (Institut de recherche pour le développement), au CEPED (Centre Population et Développement), UMR 196, Paris.  Ses travaux portent sur les reconfigurations de l’État, les épistémologies des Suds et la question sociale, en termes de tensions entre travail, protection sociale et capital, dans une perspective comparative ; et la place des marqueurs sociaux. Quelques ouvrages : Le Brésil de l’ère luliste (2003-2016). Les politiques sociales à l’épreuve du travail » (sous presse) ; (avec B. Destremau), Le care, face morale du capitalisme. Assistance et police des familles en Amérique latine. (2017) ; (avec Y G. dos Santos,  As « novas » políticas sociais brasileiras na saúde e na assistência. Produção local de serviço e relações de gênero. (2016); (avec R. Cabanes, C. Rizek, V. Telles), Saídas de emergência. Perder/ganhar a vida em São Paulo. (2011). 

   

Olivier Giraud est chercheur au CNRS au sein de l’UMR Lise – CNRS, Cnam. Politiste de formation, il est spécialiste d’analyse comparée de l’action publique dans les domaines de la formation professionnelle, de l’emploi et des politiques d’accompagnement de la perte d’autonomie. Il a dirigé en 2017 un numéro du Zeitschrift für Sozialreform consacré à l’autonomie dans la protection sociale (avec Stefanie Börner et Silke Bothfeld). Il coordonne au sein du laboratoire Lise avec Barbara Rist une recherche financée par la CNSA sur la thématique de la rémunération des aidant.e.s de personnes en perte d’autonomie qui pose la question de la catégorisation des tâches d’aide et de soin comme activités de travail, mais aussi de leur monétarisation.

   

Laurent Grouet est assistant de recherche, chargé de la production et de l’analyse des données au LISE (Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique-CNRS/CNAM).

   

Fanny Jaffrès est ingénieure de recherche à l’EHESP et membre du Cresppa-LabToP. Elle a soutenu en 2021 une thèse de sociologie à l’Université de Paris 8 sur le travail protégé en France et en Suède. Dans cette thèse, elle met en évidence les arrangements institutionnels et politiques nécessaires à la diffusion du modèle inclusif de politiques du handicap. Elle travaille aujourd’hui sur la prévention du handicap et le maintien en emploi des agents présentant des restrictions d’aptitude au sein de la fonction publique hospitalière. Elle interroge ainsi le lien entre politiques du handicap et politiques de santé au travail.

   

Léa Lima est professeure de sociologie au Conservatoire national des arts et métiers, membre du Lise et affiliée au CEET. Sociologue de l’emploi et du chômage, elle est spécialiste des politiques sociales de jeunesse et des politiques d’insertion des jeunes qu’elle aborde « par le bas ». Elle a élargi ses recherches aux politiques d’accompagnement vers l’emploi s’adressant aux publics éloignés de l’emploi. Et plus récemment encore elle a travaillé sur les intermédiaires de l’emploi marchands au Brésil. Ses dernières publications sont : Lima, L. et Tuchszirer, C. (2022) Les politiques du marché du travail, in Olivier Giraud, Gwenaëlle Perrier (dir.), Politiques sociales : l’état des savoirs (p. 45-58), La Découverte ; Lima, L. (2023). « The commodification of job vacancies : market practices of fee-charging employment agencies in Rio de Janeiro (1950-1975) », Sociologia & Antropologia, 13(1), e210081 ; Pauvres jeunes. Enquête au cœur de la politique sociale de jeunesse, Champ social, 2016.

   

Marc Loriol est sociologue, chercheur au CNRS (IDHES Paris 1). Il s’intéresse depuis 30 ans au rapport au travail et à la santé en milieu professionnel. Dans sa thèse, il a comparé la façon dont des ouvrières et des infirmières parlaient de leur fatigue. Il a ensuite menée des recherches sur la perception et la gestion du stress dans différents mondes professionnels : usines, hôpital, transports publics, police, travail social, salles de concert, diplomatie, etc. Ses recherches mettent en avant les dimensions sociales et collectives des risques psychosociaux comme du sens du travail. Il a publié récemment Les vies prolongées des usines Japy. Le travail ouvrier à Beaucourt de 1938 à 2015 (Le Croquant, 2021) et L’Addiction au travail. De la pathologie individuelle à la gestion collective de l’engagement (Le Manuscrit, 2023).

   

Selcan Peksan est docteure et enseignante-chercheure en Économie du travail et des relations professionnelles à l’Université d’Istanbul. Elle est également doctorante au département de sociologie de la même université. Selcan a effectué une période post-doctorale en tant que chercheure invitée à l’IDHES de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, se concentrant sur les droits sociaux des artistes en particulier en ce qui concerne leur précarité professionnelle. Ses principaux domaines de recherche sont la politique sociale et la sociologie du travail.

   

Ferruccio Ricciardi, historien, est chargé de recherche au CNRS et membre du LISE-CNAM. Il s’intéresse à l’histoire du « travail colonial » au sein de l’Empire français (Afrique équatoriale française, Maroc) dans la première moitié du 20e siècle afin de réinterroger les cadres institutionnels et cognitifs au fondement du régime salarial. Il coordonne, en outre, le programme ANR METROCOLMO (La « citoyenneté sociale » entre colonie, métropole et mondialisation : le cas des travailleurs marocains (1910-nos jours)). Parmi ses dernières publications : « Freedom of movement versus freedom to work? Coping with the mobility of indigenous workers in a palm oil concession in French Congo (1910-1940) », Labor History, 2023, vol. 4, n° 6, pp. 691-705 ; « Scale di comparazione del ‘lavoro indigeno’ tra colonia e metropoli (Impero francese, 1900-1940) », Cartografie sociali. Rivista di sociologia e scienze umane, 2023, n° 15, pp. 24-47 ; « Entretenir l’entreprise coloniale : travail de subsistance et division sexuée de la production en Afrique équatoriale française (années 1920-1940) », Entreprise et Histoire, juin 2022, n° 107, pp. 31-45.

   

Armelle Ripart est doctorante en sociologie au sein du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (LISE-CNRS/CNAM). Sa thèse porte sur les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC) dans le domaine de la santé et de l’environnement. En mobilisant notamment la sociologie de l’action publique, ses recherches interrogent la place de ces coopératives dans la recomposition du rapport aux pouvoirs publics.

   

Catherine Spieser est politiste et sociologue de formation, chargée de recherche CNRS au LISE-CNRS/CNAM. Ses recherches portent sur les régulations de l’emploi et du travail au croisement de l’analyse des politiques publiques et de la sociologie des relations professionnelles, dans une perspective de comparaison internationale et multiniveau. Elle a conduit ses travaux dans plusieurs pays européens, ainsi que sur la scène de l’OIT. Elle s’intéresse plus particulièrement à la gouvernance de l’incertitude socio-économique, à celle de la santé au travail et aux enjeux transnationaux et européens des politiques de l’emploi et du travail.

   

Tania Toffanin est sociologue, chargée de recherche au Conseil National de la Recherche (Institut d’Etudes Méditerranéennes, Naples). Ses recherches portent sur le travail, l’analyse des marchés du travail, du droit du travail et des relations professionnelles dans une perspective socio-historique et intersectionnelle. Parmi ses publications : Fabbriche invisibili. Storie di donne, lavoranti a domicilio (Ombre Corte, 2016) ; « L’industria della moda in Italia: tra miti e durevoli continuità », Cartografie Sociali, n.12, 2021 ; « The Italian Fashion Industry Facing the COVID-19 Pandemic Crisis ». In Brunn S., Gilbreath D. (dirs.) COVID-19 and a World of Ad Hoc Geographies (Springer, 2022).

   

Carole Tuchszirer est socio-économiste. Elle a travaillé au sein de diverses institutions à  l’Ires (Institut de Recherches économiques et sociales) et au CEE (Centre d’Etudes de l’Emploi). Carole Tuchszirer a rejoint le Lise (Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique) en 2018.  Ses travaux de recherche portent principalement sur la formation professionnelle des actifs, les territoires de la relation emploi/formation, l’accompagnement dans les politiques de l’emploi et de la formation, les dynamiques de recomposition du service public de l’emploi. Depuis plusieurs années, elle s’intéresse à l’expérimentation « Territoire zéro chômeur de longue durée ».

   

Julie Valentin est maître de conférences au CES (Université Paris 1). Ses travaux de recherche portent sur les formes de mobilisations de la main-d’oeuvre alternatives au CDI et l’analyse économique du droit du travail. Elle est l’auteure, avec FX Devetter du livre 2 millions de travailleurs et des poussières : l’avenir des emplois du nettoyage dans une société juste, aux éditions Petits Matins.



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