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Les enjeux de la commercialisation de l’espace extra-atmosphérique : état des lieux et pistes de solutions

Salomé Paradis

Résumé

La privatisation, la commercialisation et la technocratisation de l’espace extra-atmosphérique engendrent des enjeux alarmants, notamment ceux sociaux, économiques et environnementaux. En deux parties, cette communication vise à décrire ces enjeux et à identifier des pistes de solutions pour les atténuer. Premièrement, sur le plan des enjeux sociaux, certains droits fondamentaux seront – à différents degrés – compromis dans le cadre des missions d’exploration spatiale à long terme, tels que la liberté de circulation, en raison de l’absence de garantie de retour qui restreint la possibilité de revenir sur Terre, le droit à un niveau de vie suffisant, celui à la sécurité personnelle et celui à la vie privée. La commercialisation de l’espace accentue aussi le phénomène de la pollution extra-atmosphérique. Quant aux enjeux économiques, l’ouverture de cette frontière à une vastitude d’acteurs laisse place à des indésirables : les criminels financiers. En appliquant une méthode d’évaluation des risques au blanchiment d’argent basée sur une démarche du GAFI, il apparaît que certains pans de l’industrie de l’espace semblent vulnérables à la criminalité financière. Deuxièmement, cette communication présente certaines pistes de solutions pour atténuer les enjeux, comme des mesures juridiques, incitatives et contractuelles.

   

Mots-clés : Enjeux spatiaux; commercialisation de l’espace; privatisation de l’espace; enjeux sociaux; enjeux environnementaux; enjeux économiques; droit de l’espace; droit international; exploration spatiale.

Abstract

The privatization, commercialization, and technocratization of outer space are giving rise to alarming issues, particularly of social, economic, and environmental nature. This presentation is divided into two parts, aiming to outline these challenges and propose potential solutions for their mitigation. Firstly, concerning social challenges, fundamental rights will be compromised to varying degrees within the framework of long-term space exploration missions. These include the freedom of movement due to the absence of a return guarantee restricting the possibility of returning to Earth, the right to an adequate standard of living, personal security, and privacy rights. The commercialization of space also exacerbates the phenomenon of extraterrestrial pollution. As for economic challenges, the opening of this frontier to a multitude of actors introduces an undesirable element: financial criminals. By applying a risk assessment method for money laundering based on the FATF approach, certain aspects of the space industry appear vulnerable to financial crime. Secondly, this presentation discusses potential solutions to alleviate these challenges, including legal, incentive-based, and contractual measures.

   

Keywords: Space challenges; space commercialization; space privatization; social challenges; environmental challenges; economic challenges; space law; international law; space exploration.

   

En raison des activités libérales qui s’y développent de manière compétitive, la mondialisation économique déferle vers une nouvelle frontière : l’espace extra-atmosphérique. Un nombre croissant d’acteurs privés s’élancent vers la conquête des étoiles, que ce soit pour offrir des services concurrentiels de télécommunication, développer le tourisme spatial, coloniser des corps célestes, extraire des ressources extra-terrestres, etc[1]. Par exemple, la Golden Spike Company envisage d’offrir des voyages lunaires pour deux personnes au coût de 750 000 $[2]. Virgin Galactic et Space Adventures ont, quant à elles, déjà commencé à offrir des vols commerciaux[3]. La Axiom Space a obtenu un contrat afin de développer une halte touristique sur la Station spatiale internationale (SSI)[4]. SpaceX projette d’établir une colonie sur Mars, afin que l’espèce humaine devienne multiplanétaire[5]. Les plans d’affaires de la Shackleton Energy Company et de Moon Express ont pour objectif de miner la Lune, alors que ceux de Planetary Ressources et de Deep Space Industries visent à miner des astéroïdes[6]. De plus en plus d’entreprises se spécialisent dans la conception de produits pour l’espace, comme les câbles de fibres optiques de lentreprise Made in Space[7].

En parallèle à ces activités, des États légifèrent en vue d’encadrer les acteurs privés. Les États-Unis, le Luxembourg, les Émirats arabes unis et le Japon ont adopté des lois permettant la commercialisation des ressources extra-atmosphériques. En 2015, les États-Unis ont adopté la U.S. Commercial Space Launch Competitiveness Act, octroyant le droit aux personnes privées de s’approprier et de vendre ces ressources[8]. Le 1er août 2017, la Loi du 20 juillet 2017 sur lexploration et lutilisation des ressources de lespace est entrée en vigueur au Luxembourg[9]. Elle octroie aux entreprises privées le droit d’exploiter et de commercialiser les ressources extra-atmosphériques[10]. Puis en 2019, les Émirats arabes unis ont fait de même en adoptant la Federal Law No. (12) on the Regulation of the Space Sector[11]. En novembre 2022, le gouvernement japonais a autorisé l’exploitation minière de la Lune par une entreprise privée, la iSpace. Il s’agit de la première licence permettant d’extraire et de commercialiser des ressources lunaires en vertu de la Loi sur la promotion des activités commerciales pour lexploration et le développement des ressources spatiales du Japon[12]. Il s’agit aussi du premier cas officiel de commercialisation des ressources extra-atmosphériques[13]. D’autres États souhaitent également attirer l’industrie spatiale en offrant un cadre réglementaire adapté aux ambitions de ce secteur. C’est le cas de l’Australie qui, par le biais de son système de licence, veille à ce que les lancements privés soient efficaces et sécuritaires[14].

L’espace extra-atmosphérique est actuellement l’endroit le plus libéral où une personne peut exercer des activités commerciales, ce qui peut laisser place à des enjeux. Dans cette recherche, nous allons aborder trois catégories d’enjeux qui se manifestent dans ce nouveau théâtre commercial : les enjeux sociétaux, environnementaux et économiques. Nous allons ensuite présenter des pistes de solutions qui sont étudiées dans le but de contrer les effets néfastes des enjeux précédemment mentionnés.

1. Les enjeux de l’espace privatisé

Dans cette partie, nous allons identifier certains des enjeux de la commercialisation de l’espace. Il convient toutefois de préciser qu’il ne s’agit pas d’une présentation exhaustive de l’ensemble des enjeux qui intéressent les chercheurs du domaine spatial. Nous n’aborderons pas non plus les avantages de la privatisation de l’espace, bien qu’il en existe. Pensons notamment à la démocratisation de l’espace, à la concurrence, à la création d’emplois, à la distribution de services de télécommunication, aux investissements, aux partenariats publics-privés et au développement technologique. Nous n’avons pas retenu certains enjeux que nous considérons essentiellement du ressort public, comme larmement de l’espace[15]. Cela étant dit, nous retenons ici trois catégories d’enjeux englobants, soit ceux sociaux, environnementaux et économiques.

1.1. Les enjeux sociaux

Le tourisme et l’établissement de colonies spatiales engendrent des enjeux d’ordre sociétal, comme sur le plan des conditions de vie, de la circulation et de la confidentialité. Premièrement, les habitats spatiaux représentent des conditions environnementales mortelles n’ayant pas d’égales sur Terre, en raison de l’absence du bouclier protecteur fourni par l’atmosphère terrestre, de la forte variation de la force gravitationnelle, des radiations solaires et du manque d’oxygène[16]. Certains affirment que la jouissance des droits de la personne n’est pas universelle, puisqu’elle dépend de facteurs politiques, institutionnels, culturels et géographiques[17]. Dans l’espace extra-atmosphérique, la mise en œuvre de certains droits de la personne est difficilement concevable[18]. L’environnement des habitats spatiaux soumet celui qui y vit au surpeuplement, à l’absence d’intimité, à l’isolement du reste de la société humaine, au bruit ou silence perpétuel, aux mouvements constants, à l’apesanteur, aux climats extrêmes, aux atmosphères toxiques, à la radiation solaire et aux bombardements d’astéroïdes[19]. Ces conditions compromettent la santé ainsi que le bien-être et ont donc un effet nuisible quant à la pleine jouissance du droit à un niveau de vie suffisant[20].

Deuxièmement, la liberté de circulation est consacrée à l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de lHomme (DUDH)[21]. Le deuxième alinéa prévoit « le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays[22] ». Certains programmes – en particulier ceux de SpaceX – prévoient d’envoyer des humains sur Mars durant une période indéterminée[23]. L’absence de garantie de retour entrave donc la liberté de circulation.

Troisièmement, le droit international de l’espace ne prévoit pas de conditions répondant aux préoccupations en matière de confidentialité[24]. Les envoyés – tant privés que publics – seront des cobayes pour la colonisation de l’espace extra-atmosphérique : leur corps et leur esprit seront surveillés et analysés fréquemment[25]. Le droit à la vie privée dans un contexte spatial demeure ambigu[26].

Le Traité de lespace prévoit que les activités des États dans l’espace extra-atmosphérique sont soumises au droit international[27]. Le droit international des droits de la personne (DIDP) doit être respecté au-delà de la frontière entre ciel et terre, puisque ce corpus engage la responsabilité de l’État derrière une quelconque faute, bien que la question de la souveraineté dans lespace demeure complexe[28]. Cependant, telle qu’appliquée aujourd’hui, la mise en œuvre de certains droits de la personne n’est guère adaptée aux conditions intrinsèques de l’exploration et de la colonisation spatiale[29]. En effet, l’environnement terrestre est un prérequis à l’ensemble des règles régissant les droits humains[30]. Ainsi, la mise en œuvre des droits à un niveau de vie suffisant, à la sécurité personnelle, à la vie privée et à la liberté de circulation apparaît – ​​à différents degrés – incertaine.

La privatisation de l’espace complexifie cet enjeu. L’imputabilité d’un acteur privé en cas de violation du DIDP peut difficilement être retenue, puisqu’aucune disposition du droit de l’espace ne la prévoit[31]. De plus, ce corpus ne prévoit pas de mécanismes de sanctions à leur égard[32]. Par ailleurs, plusieurs acteurs privés souhaitent se détacher complètement du corpus juridique international, comme SpaceX, qui a annoncé ne pas vouloir reconnaître le droit international sur Mars[33] . Cette compagnie adhérera à un ensemble de principes d’autogouvernance et fera sa propre loi au moment de la colonisation martienne[34]. Pour le moment, le manque de spécificités de l’appareil juridique de l’espace permettrait aux acteurs privés de faire comme tel[35]. Précisons aussi que lors des vols commerciaux, les passagers privés signent généralement un document dans lequel ils renoncent à certains de leurs droits. La question à savoir si ces clauses de renonciation vont tenir devant une cour advenant des poursuites en cas de décès dans l’espace en raison d’une erreur d’une entreprise reste encore à déterminer[36].

1.2. Les enjeux environnementaux

Pour ce qui est des enjeux environnementaux, l’accumulation de débris spatiaux entraîne un risque grandissant de collisions aux conséquences potentiellement lourdes, comme le Syndrome de Kessler[37]. Ce syndrome est un scénario théorisé par l’astrophysicien Donald J. Kessler, selon lequel la collision de débris spatiaux pourrait entraîner une réaction en chaîne, et les déchets seraient ainsi fracassés en une myriade de morceaux[38]. Ces collisions créeraient une barrière, ce qui rendrait l’utilisation de l’orbite presque impossible. Par conséquent, l’humain serait prisonnier de ses déchets[39]. Pour le moment, des centaines de milliers de débris polluent l’espace extra-atmosphérique, et leur gestion est particulièrement complexe[40].

Il orbite actuellement plus de « 34 000 objets de plus de dix centimètres, 900 000 de plus d’un centimètre et 128 millions de plus d’un millimètre, sachant quun objet d’un millimètre, un éclat de peinture par exemple, à la vitesse [à laquelle] il se déplace dans l’espace, peut occasionner des dégâts importants sur un satellite en fonction »[41]. Des 34 000 grands objets, seulement 2 000 sont des satellites opérationnels[42]. En 2009, la collision entre le satellite de télécommunication Iridium-33 et un satellite militaire russe provoqua à elle seule environ 3000 débris, par exemple[43]. Plus récemment, un éclat de débris est entré en collision avec la SSI, donnant lieu à un trou dans le bras canadien[44]. Ce risque est croissant. En outre, Le Département of Defense’s global Space Surveillance Network surveille 27 000 débris spatiaux; le reste étant trop petit pour être suivi[45].

Graphique A : Nombre mensuel d’objets en orbite terrestre
selon le type d’objets

Chart showing number of objects >10 cm in LEO. Credit: NASA ODPO.

Source : NASA, « Legend : 3D-OD Evolutionary Model », en ligne : https://orbitaldebris.jsc.nasa.gov/modeling/legend.html (consulté le 17 avril 2023).

Les acteurs privés aggravent les enjeux entourant les débris spatiaux. En 2006, le programme de la NASA Commercial Orbital Transportation Services a permis d’octroyer pour la première fois du financement à des entreprises privées dans le but d’encourager le développement commercial de l’espace[46]. L’année 2015 note le lancement des projets de mégaconstellations par les opérateurs de satellites privés[47]. Par mégaconstellations, il est entendu les regroupements de quelques centaines à quelques milliers de satellites qui orbitent ensemble tel un système[48]. Les projets commerciaux de mégaconstellations, comme ceux de SpaceX qui compte envoyer 12 000 satellites, prévoient des lancements à une altitude déjà saturée[49]. De manière corrélative aux initiatives de développement de la commercialisation de l’espace, les années 2007 et 2015 sont marquées par une intensification des débris spatiaux comme l’illustre le graphique A[50].

Le développement de l’industrie minière extra-atmosphérique a débuté en 2017 et est donc à un stade encore embryonnaire[51]. Néanmoins, il convient de mentionner que le risque de pollution des corps célestes est aggravé par les projets de minage[52]. Les projets de minage visent à extraire l’eau, les hydrocarbures et les métaux d’astéroïdes; la ceinture d’astéroïdes étant riche en fer, nickel, aluminium, titanium, eau, oxygène, hydrogène, carbone, entre autres[53]. Dans l’ensemble, il n’existe pour le moment de régime de responsabilité pour interdire formellement la pollution extra-atmosphérique, « ce qui ouvre la voie à une exploitation totalement irresponsable »[54].

1.3. Les enjeux économiques

Au regard des enjeux économiques, soulignons d’emblée que l’industrie de l’espace comprend des activités des plus lucratives. Le budget annuel états-unien pour les affaires spatiales s’élève à 41 milliards de dollars[55], celui de la Chine à 6 milliards, les budgets russe, français et japonais se situent entre 3 et 4 milliards[56]. La Bank of America estime à 230% l’augmentation des revenus de l’industrie spatiale. Alors qu’ils s’élevaient à près de 424 milliards de dollars en 2019, ils seront d’environ 1 400 milliards de dollars en 2030. De plus, la valeur potentielle du commerce des ressources extra-atmosphériques est estimée dans les quintillions de dollars[57].

Au-delà des revenus potentiels, il s’agit d’un secteur présentant de nombreuses failles propices à la circulation de flux de capitaux illicites[58]. L’industrie de l’espace est vulnérable à l’intégration de fonds illicites et, par conséquent, elle pourrait être attrayante pour les acteurs de la criminalité financière. Ces fonds illicites, ou plus communément le blanchiment d’argent, profitent des multiples canaux qu’offrent la mondialisation économique et s’étendent donc jusqu’aux nouvelles frontières commerciales, c’est-à-dire celles extra-atmosphériques[59].

En s’appuyant sur une démarche d’évaluation en trois étapes, basée sur le Guide dévaluation nationale des risques au blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme du Groupe d’action financière (GAFI), nos recherches ont permis d’évaluer partiellement la vulnérabilité de l’industrie spatiale à l’égard du blanchiment d’argent[60]. Des facteurs de risques au blanchiment d’argent ont été repérés suivant cette démarche : la croissance de l’industrie spatiale, le recours aux États à haut risque dans le cadre des activités spatiales et l’élaboration du commerce des ressources extra-atmosphériques[61].

Premièrement, les marchés en croissance sont généralement une cible des acteurs de la criminalité financière[62]. Cela s’explique en partie par le fait qu’ils sont assujettis à un cadre encore embryonnaire, étant plus facilement contournable[63]. L’industrie de l’espace est en croissance et son cadre est, quant à lui, embryonnaire[64].

Deuxièmement, l’industrie de lespace entretient des liens avec des États à haut risque, plus précisément avec le Luxembourg. Le Grand-Duché de Luxembourg est un intermédiaire de capitaux globaux et un centre financier de grande importance et dont certaines pratiques de lutte anti-blanchiment d’argent sont non conformes aux normes du GAFI[65]. De plus, il est reconnu pour privilégier certains types d’entreprises et d’opérations, comme les entreprises spatiales en vertu de son cadre juridique favorable[66]. Suivant son objectif d’être un facilitateur et un acteur important de la commercialisation de l’espace, le Luxembourg déploie des efforts considérables pour mettre en place un écosystème d’affaires attractif[67]. Un grand nombre d’entreprises spatiales ont donc choisi d’établir le siège social dans cet État[68]. De fait, 62 de la centaine d’entreprises spatiales sont répertoriées comme ayant des bureaux sur ce territoire[69].

Troisièmement, les blanchisseurs ont pour objectif de rentabiliser leurs activités criminelles[70]. Le secteur extractif est particulièrement profitable et généralement réputé comme un secteur à risque de blanchiment[71]. Or, l’industrie spatiale se développe en partie pour l’exploitation minière des ressources extra-atmosphériques, notamment parce que celles-ci répondront à des besoins sur Terre et parce qu’elles alimenteront financièrement et énergétiquement l’exploration de la galaxie[72]. Le fait qu’une industrie gravite autour de ce secteur opaque et complexe représente un facteur de risque[73]. Étant rares et lucratives, les ressources extra-atmosphériques possèdent plusieurs atouts pour attirer des flux illicites[74]. Dans l’ensemble, la commercialisation de l’espace engendre des enjeux économiques, entre autres en élargissant la voie à la criminalité financière.

2. Les perspectives d’atténuation des enjeux de la commercialisation

Considérant les enjeux et les lacunes du droit de l’espace, il convient de se pencher sur des pistes de solutions qui contribueraient à consolider le cadre actuel. Il ne s’agit pas, ici non plus, d’une étude exhaustive des pistes de solutions envisagées. Mentionnons quil existe au surplus d’autres initiatives, comme la Space Arbitration Association qui a pour objectif de créer un registre sur les procédures d’arbitrage liées à l’espace[75].

2.1. La charte extra-atmosphérique des droits de la personne

Différentes voies pourraient permettre de pallier les enjeux sociaux. D’abord, le DIDP pourrait être élargi. Il est effectivement possible de reconnaître de nouveaux droits fondamentaux par le biais de résolutions. Par exemple, le droit à l’eau n’est pas explicité dans la DUDH ni dans les deux pactes subséquents[76]. Étant indissociable de la santé, ce droit n’a été reconnu comme fondamental qu’au moment de l’adoption en 2010 de la résolution Le droit de lHomme à leau et à lassainissement par l’Assemblée générale des Nations Unies[77]. D’autres droits ont également été définis ultérieurement à la DUDH dans le processus de promulgation des droits humains. Ainsi, le processus d’élargissement des droits humains à l’espace extra-atmosphérique pourrait s’inspirer de ce qui a été fait pour le droit à l’eau. Parmi les droits qui pourraient être ajoutés, pensons d’abord au droit à l’oxygène et au droit de retour.

Ensuite, le droit de l’espace pourrait développer sa propre branche en matière de droits de la personne. Des juristes étudient présentement la possibilité d’élaborer une charte ou une constitution des droits de l’espace[78]. L’astrobiologiste Charles Cockell a développé, en 2014, le projet d’une constitution pour une colonie martienne[79]. Ses recherches suggéraient des droits adaptés aux conditions particulières de la planète rouge, comme le droit de quitter la colonie et de sapprovisionner en oxygène en tout temps[80]

De plus, Jus Ad Astra, un projet juridique lancé en 2020, vise à élaborer le corpus des droits de la personne dans l’espace en clarifiant les principes juridiques fondamentaux qui s’y appliquent[81]. Selon ce projet, une déclaration universelle des droits humains de l’espace devrait être adoptée afin de reconnaître le droit à une atmosphère respirable et le droit à un environnement habitable. Quant aux droits à l’oxygène, à la protection contre le rayonnement solaire, à la communication avec la Terre et de retour, ceux-ci pourraient être sous-jacents. Qui plus est, ce projet prend en compte que les humains sont naturellement aptes à vivre sur Terre, mais qu’ils ont la possibilité de développer des prothèses et des technologies pour s’adapter à des conditions inhumaines[82]. Dans ce contexte, les prothèses fournissant de l’oxygène et permettant ainsi la vie sur Mars pourraient être consacrées. Qu’il s’agisse d’une charte, d’une constitution ou d’une déclaration de l’espace extra-atmosphérique, cet instrument devrait répondre à plusieurs questions en plus des droits spatiaux fondamentaux, comme celles concernant la cohabitation entre les humains et l’intelligence artificielle, ainsi que le rapport avec le droit international terrestre[83].

2.2. Les lancements écoresponsables

Des mécanismes d’évitement des collisions sont déjà en place, comme les procédures Nasa Procedural Requirements for Limiting Orbital Debris de 2017.[84]. Toutefois, selon l’ampleur des risques, plusieurs recherches suggèrent qu’il faut aller plus loin dans la protection de l’environnement extra-atmosphérique[85]. Il faut amener les acteurs privés à changer leurs comportements[86]. Nous avons retenu deux pistes pour ce faire.

En premier lieu, l’implantation du concept de la Space Sustainability Rating (SSR) pourrait encourager les acteurs privés à se conformer à des normes environnementales[87]. Ce concept, développé par le Global Future Council on Space Technologies du Forum économique mondial, est un système de notation qui mesure les décisions prises par les acteurs à l’égard du développement durable. Plus les décisions sont écoresponsables, plus l’acteur reçoit un pointage élevé. Cela a pour but de sensibiliser l’industrie spatiale à réduire la prolifération des débris spatiaux[88].

En deuxième lieu, le leadership d’exemplarité est aussi une voie à considérer pour la protection de l’environnement. Comme son nom l’indique, ce type de leadership désigne un leader ou une entreprise qui dirige en montrant l’exemple[89]. En ce sens, des acteurs privés, des organisations internationales et des entités gouvernementales ont uni leurs forces pour créer la Space Safety Coaliation (SSC) qui consiste en une forme de régulation privée ayant pour but la gestion durable des activités spatiales[90]. En 2019, la SSC a publié un guide sur les meilleures pratiques quant à la durabilité à long terme des opérations spatiales mis à jour le 4 avril 2023 et approuvé par le Comité des Nations Unies pour l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique[91]. Ces pratiques comprennent par exemple l’évitement de la fragmentation intentionnelle des objets spatiaux, le partage d’information et la protection de l’environnement[92]. En s’appuyant sur ce guide, les participants de cette coalition souhaitent promouvoir ces pratiques durables en les incarnant[93].

2.3. Les assurances spatiales

Dans un espace extra-atmosphérique hautement privatisé, commercialisé et technocratisé, les contrats d’assurance pourraient être un outil employé par les États afin d’imposer des conditions – sociales, économiques, environnementales, etc. – aux entreprises souhaitant entreprendre des activités spatiales[94]. Un traité ne peut être ratifié que par un État. Un contrat privé, en revanche, peut convenir d’obligations entre des contractants, dont les entreprises privées[95]. Ce type de contrat permettrait d’imposer des conditions aux acteurs privés au-delà des limites terrestres, comme l’implantation de mesures d’atténuation des débris spatiaux, tout en couvrant une partie des risques. Ainsi, les contrats d’assurance semblent offrir une structure et des mécanismes de gouvernance efficaces, efficients et adaptés à la réalité de l’industrie spatiale, tout en maximisant le potentiel que l’espace peut offrir.

Un contrat d’assurance spatiale a pour objet de couvrir des risques auxquels sont confrontées les entreprises spatiales. Pour couvrir la perte d’un objet, comme un satellite, une entreprise peut souscrire à une assurance de biens. Pour couvrir les dommages causés à un tiers parti, advenant une collision entre deux objets par exemple, une entreprise peut souscrire à une assurance de responsabilité civile. Les produits d’assurance spatiale permettent d’assurer divers pans des activités extra-atmosphériques, telles qu’un satellite ou un voyage lunaire.

Mentionnons que des mesures législatives en matière dassurance spatiale sont déjà en place dans certains États comme en Australie et aux États-Unis. Par exemple, l’Australie a mis sur pied l’Australian Space Industry Centre of Commerce (ASICC), qui vise à soutenir le développement de l’industrie spatiale[96]. De plus, l’Australian Space Activities Act[97], entrée en vigueur en 1998, amendée par la Space (Launches and Returns) Act 2018[98], entrée en vigueur en 2019, a pour but d’intégrer les traités spatiaux sous la législation nationale, d’attirer des investisseurs, d’imputer une responsabilité aux gestionnaires de lancements privés et d’assurer des lancements sécuritaires[99]. Cette deuxième loi octroie la compétence à l’État de la supervision des activités privées par le biais de licences, de permis et d’exemptions[100]. Les conditions d’obtention de permis portent sur des questions de sécurité, comme les compétences de pilotage, la couverture d’assurance et la conformité du lancement avec les normes environnementales[101]. D’autres conditions portent plus spécifiquement sur des exigences financières[102]. Ces exigences attribuent la responsabilité de paiement en cas de dommage aux détenteurs de permis[103]. Quant à la couverture minimale d’assurance qu’un lanceur privé doit obtenir, elle est fixée à 70 millions de dollars, notamment pour couvrir les frais d’un accident avec une tierce partie[104].

Aux États-Unis, les entreprises spatiales doivent obtenir une assurance responsabilité civile pour entreprendre leurs activités[105]. Le montant assurable pour les sinistres liés à un lancement ou à un retour est plafonné à 675 millions. Pour les dommages aux biens gouvernementaux, le plafond est fixé à 135 millions. Bien que des plafonds aient été fixés, les montants assurables demeurent flexibles afin de laisser suffisamment de souplesse pour encourager la croissance de l’industrie[106]. De plus, en légitimant le transfert des risques spatiaux à un assureur, cet État souhaitait se dégager d’une partie de sa responsabilité internationale[107]. Dans la plupart des autres pays qui autorisent des activités spatiales privées, les entreprises doivent être assurées pour couvrir les risques physiques et financiers. Au Royaume-Uni, la couverture minimale est de 165 millions de dollars, alors qu’en France, elle se situe entre 70 et 100 millions[108].

En s’inspirant de ces cadres législatifs, d’autres États, comme le Canada, pourraient ériger un régime juridique qui prévoit des obligations d’assurance comme prérequis pour entreprendre des activités extra-atmosphériques.

Conclusion

Le corpus juris spatialis est la branche du droit encadrant l’ensemble des activités extra-atmosphériques. Toutefois, ce corpus n’est pas adapté à la commercialisation de l’espace, ce qui laisse place à des enjeux. La protection des droits des civils qui prendront part à un voyage touristique ou à un projet de colonisation soulève plusieurs questions. Il est pour le moment ardu d’imputer la responsabilité aux acteurs privés advenant une violation des droits de la personne dans l’espace. En outre, la commercialisation de l’orbite terrestre, de la Lune et des corps célestes accentue le phénomène de la pollution extra-atmosphérique. Les projets de mégaconstellations impliquent des lancements de satellites dans un espace comble. Puis, la commercialisation de l’espace ouvre la porte de cette l’industrie à la criminalité financière. Étant un secteur embryonnaire, lucratif et dont le cadre juridique est lacunaire, le blanchiment d’argent pourrait y trouver un terreau fertile.

L’atténuation de ces enjeux est envisageable grâce à des mesures juridiques, incitatives et contractuelles. L’élargissement du corpus du DIDH par le biais de résolutions ou d’une charte extra-atmosphérique des droits de la personne pourrait permettre d’énoncer des droits adaptés aux enjeux sociaux, comme le droit à l’oxygène et le droit de retour. Ces mesures juridiques codifieraient des droits fondamentaux et contribueraient au maintien de l’État de droit. De surcroît, l’implantation d’un système de notation pour mesurer la durabilité des activités pourrait inciter les acteurs à développer leurs projets de manière écoresponsable. Promouvoir les entreprises dont les pratiques sont conformes aux normes environnementales pourrait encourager un plus grand nombre d’entre elles à avancer en ce sens. Enfin, les contrats d’assurance pourraient être un outil pour imposer aux acteurs privés un large éventail de conditions, qu’elles aient trait à la protection des droits des civils, de l’environnement ou des normes économiques. En bref, l’ensemble de ces normes sont complémentaires pour atténuer les enjeux.

Bibliographie

Traités

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Résolution

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Déclaration des principes juridiques régissant les activités des États en matière dexploration et dutilisation de lespace extra-atmosphérique de 1963 (RES 1962 (XVIII).

Déclaration sur la coopération internationale en matière dexploration et dutilisation de lespace au profit et dans lintérêt de tous les États, compte tenu en particulier des besoins des pays en développement de 1997 (A/RES/51/122).

Mesures de transparence et de confiance relatives aux activités spatiales de 2015 (A/RES/70/53).

Prévention dune course aux armements dans lespace de 2007 (A/RES/62/20).

Principes régissant lutilisation par les États de satellites artificiels de la Terre aux fins de la télévision directe internationale de 1982 (RES 37/92).

Principes relatifs à lutilisation de sources dénergie nucléaire dans lespace de 1993 (A/RES/47/68).

Principes sur la télédétection de 1986 (RES 41/65).

Programme des Nations Unies pour lexploitation de linformation dorigine spatiale aux fins de la gestion des catastrophes et des interventions durgence de 2006 (A/RES/61/110).

Recommandations sur les législations nationales relatives à lexploration et à lutilisation pacifiques de lespace extra-atmosphérique de 2013 (A/RES/68/74).

Recommandations visant à renforcer la pratique des États et des organisations internationales intergouvernementales concernant limmatriculation des objets spatiaux de 2007 (A/RES/62/101).

Documents internationaux

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Jurisprudence

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  1. Arnaud De Nanteuil, « Les entreprises et le droit international de l’espace », dans Clémentine Bories et Lucien, dir, Lespace extra-atmosphérique et le droit international : colloque de Toulouse de Rapp (dir.), Paris, France, Éditions Pedone, 2021, 185.
  2. Ram S. Jakhu, Joseph N. Pelton et Yaw Out Mankata Nyampong, Space Mining and its regulation, Suisse, Springer, 2016, à la p 67; Salomé Paradis, Le blanchiment dargent extra-atmosphérique: évaluation de la vulnérabilité aux flux de capitaux illicites de lindustrie spatiale, Québec, Canada Éditions Yvon Blais, 202, à la p 3.
  3. Alexander Salter, William et Peter T. Leeson. « Celestial Anarchy: A Threat to Outer Space Commerce? » (2014) 34 : 3 Cato Journal, 581, à la p 581; Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, p. 3.
  4. Jeff Foust, « Space Investors head to the exits, at last », The Space Review (16 septembre 2021), en ligne : <https://www.thespacereview.com/article/4125/1> (consulté le 17 avril 2023).
  5. Hannah Devlin, « Life on Mars: Elon Musk reveals details of his colonisation vision », The guardian (16 juin 2017), en ligne : <https://www.theguardian.com/science/2017/jun/16> (consulté le 13 avril 2023).
  6. Ram S. Jakhu, Joseph N. Pelton et Yaw Out Mankata Nyampong, supra note 2, à la p 64; Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, à la p 4.
  7. Matthew Weinzierl, et Mehak Sarang, « The Commerciale Space Age is here », Harvard Business Review (12 février 2021), en ligne : <https://hbr.org/2021/02/the-commercial-space-age-is-here%20> (consulté le 17 avril 2023).
  8. H.R.2262 – U.S. Commercial Space Launch Competitiveness Act, 114th Congress (2015-2016).
  9. Loi du 20 juillet 2017 sur lExploration et lutilisation des ressources de lespace, A674, 20 juillet 2017, Grand-Duché du Luxembourg; La Loi du 14 décembre 2020 portant sur les activités spatiales et modifiant : 1o la loi modifiée du 9 juillet 1937 sur limpôt sur les assurances dites « Versicherungssteuergesetz »; 2o la loi modifiée du 4 décembre 1967 concernant limpôt sur le revenu en est le complément.
  10. Article 3, Loi du 20 juillet 2017 sur lExploration et lutilisation des ressources de lespace, supra note 9; Hobe, Stephan et Phillip de Man, « National Appropriation of Outer Space and State Jurisdiction to Regulate the Exploitation, Exploration and Utilization of Space Resources » (2017) 55 : 3 Zeitschrift fur Luft- und Weltraumrecht German Journal of Air and Space Law, 460, à la p 471.
  11. Émirats arabes unis, Federal Law No. (12) on the Regulation of the Space Sector, 22 Rabi’ Al-Akhar 1441H, 19 décembre 2019.
  12. Act on Promotion of Business Activities Related to the Exploration and Development of Space Resources du Japon (Act No. 83 of 2021) (Space Resources Act), entrée en vigueur le 23 décembre 2023; Laura Yvonne Zielinski, « Space Mining Disputes on the Horizon?», Space Arbitration (2022), en ligne : <https://space-arbitration.com/space-mining-disputes-on-the-horizon/> (consulté le 12 avril 2023).
  13. Laura Yvonne Zielinski, supra note 12.
  14. Space Activities Act 1998, No. 123, 1998, Australia (entrée en vigueur : 21 décembre 1998); Space (Launches and Returns) Act 2018, No. 123, 1998, Australia (entrée en vigueur : 31 août 2019); Annette Froehlich et Vincent Seffinga, éd, National Space Legislation: A Comparative and Evaluative Analysis, Cham, Suisse, Springer, 188, à la p 31.
  15. Au sujet de l’armement de l’espace, voir notamment Kari A. Bingen, Kaitlyn Johnson et Makena Young, « Space Threat assessment 2023 », center or strategic international studies (avril 2023), en ligne : <https://www.csis.org/analysis/space-threat-assessment-2023> (consulté le 17 avril 2023).
  16. Anél Ferreira-Snyman et Gerrit Ferreira, « The Application of International Human Rights Instruments in Outer Space Settlements: Today’s Science-Fiction, Tomorrow’s Reality » (2019) 22:1 Potchefstroom Electronic Law Journal. Voir également : James A. Dator, Social Foundations of Human Space Exploration, New York, NY, Springer New York, 2012, à la p 45.
  17. James A Dator, supra note 16, à la p 61.
  18. Ibid., à la p. 45.
  19. Ibid., aux p 22 et 45.
  20. Emma C. Nunn, « Closing the Blast Doors: Constructing Comprehensive Space Safety Standards in a Galaxy Not So Far Away », North Carolina Journal of International Law, 44:4 (2019), p. 2, en ligne : <https://scholarship.law.unc.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=2062&context=ncilj> (consulté le 13 avril 2023).
  21. Déclaration universelle des droits de lhomme, Rés AG 217A (III), Doc off AG NU, 3e sess, supp no 13, Doc NU A/810 (1948) 71.
  22. Article 13, Déclaration universelle des droits de lhomme.
  23. SpaceX, « mission », en ligne : <https://www.spacex.com/mission> (consulté le 13 avril 2023).
  24. Frans G. Von der dunk, « Outer Space Law Principles and Privacy », dans Denise Leung et Ray Purdy éd, Evidence from Earth Observation Satellites: Emerging Legal Issues Leiden, Pays Bas, Brill, 2013, 241, à la p 243.
  25. Ibid., à la p 244.
  26. Anél Ferreira-Snyman et Gerrit Ferreira, supra note 16, à la p 4.
  27. Traité sur les principes régissant les activités des États en matière dexploration et dutilisation de lespace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, 19 décembre 1966, RTNU I-8843 (entrée en vigueur : le 10 octobre 1967).
  28. Anél Ferreira-Snyman, « Challenges to the Prohibition on Sovereignty in Outer Space – A New Frontier for Space Governance » (2021) 24 : 1, Potchefstroom Electronic Law Journal, 1; Peter Stubbe, State Accountability for Space Debris, Leiden, Boston, Brill Nijhoff, 2017.
  29. Ibid., à la p 5.
  30. Abeyrathne Ruwantissa, Space Security Law, Montreal, Springer, 2011, à la p 120; Steven Freeland et Ram Jakhu, « What’s human rights got to do with outer space? : Everything! », Dans R. Moro-Aguilar, P. J. Blount, & T. Masson-Zwaan (Eds.), Proceedings of the International Institute of Space Law, Chicago, Eleven International Publishing, 2014, 365; AJ Link et Jonathan Lim, « The Future of Space Rights – Fundamental Human Rights in Outer Space », American Institute of Aeronautics and Astronautics, 2 novembre 2020, en ligne : <https://arc.aiaa.org/doi/10.2514/6.2020-4265> (Consulté le 17 avril 2013); Charles Cockell, dir., Human Governance Beyond Earth: Implications for freedom, Cham, Suisse, Springer International Publishing, 2015, à la p 43; Konrad Szocik éd, The Human Factor in a Mission to Mars: An Interdisciplinary Approach, Cham, Suisse, Springer Nature Switzerland AG, 2019, à la p 6.
  31. Christina Isnardi, « Problems with Enforcing International Space Law on Private Actors » (2020) 58 : 2 Columbia Journal of Transnational Law, 490, à la p 513
  32. Steven Freeland et Danielle Ireland-Piper, « Space Law, Human Rights and Corporate Accountability » (2022) 26:1 UCLA Journal of International Law and Foreign Affairs, 35, à la p 30. Voir aussi : Laura Delgado-Lopez, « Beyond the Moon Agreement: Norms of responsible behavior for private sector activities on the moon and celestial bodies» (2015) 31 : 1 Space Policy 6.
  33. Anthony Cuthbertson, « Elon Musk’s SpaceX Will Make Its Own Laws On Mars », Independent (28 octobre 2020), en ligne : <https://www.independent.co.uk/life-style/> (consulté le 16 septembre 2021); Salomé Paradis, supra note à la p 88
  34. Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, p. 22.
  35. Samuel Stockwell, « Legal “Black Holes” in Outer Space: The Regulation of Private Space Compagnies », E-International Relations, 20 juillet 2020, 8 pages, en ligne : <https://www.e-ir.info/pdf/86284> à la p 5; Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, p. 22.
  36. Andrea Harrington, « Legal & Policy Issues in the New Orbital Economy », Global Space Law Center Symposium, présentée virtuellement à Cleveland State University, 12 avril 2023; Steven Freeland et Danielle Ireland-Piper, supra note 32 à la p 30. L’expression « débris spatiaux » fait référence aux objets en orbite de la Terre qui ne remplissent aucune fonction. Cela peut être un satellite non fonctionnel, une brosse à dents égarée par un astronaute ou un éclat de peinture, par exemple. Nasa, « Space Debris and Human Spacecraft », 26 mai 2021, en ligne : <https://www.nasa.gov/mission_pages/station/news/orbital_debris.html> (consulté le 17 avril 2023).
  37. Nations Unies, Assemblée générale, Recherche sur les débris spatiaux, la sûreté des objets spatiaux équipés de sources dénergie nucléaires et les problèmes relatifs à leur collision avec des débris spatiaux, A/AC.105/C.1/118, 23 novembre 2020, à la p 10.
  38. Donald J. Kessler, « Collision frequency of artificial satellites: The creation of a debris belt » (1978) 86 : A6 Journal of Geophysical Research: Space Physics, 2637.
  39. Ibid.
  40. Paul B. Larsen, « Solving the Space Debris Crisis » (2018) 83 : 3 Journal of Air Law and Commerce, 475. Voir également : Joseph Kurt, « Triumph of the Space Commons: Addressing the Impending Space Debris Crisis without an International Treaty » (2015) 40 : 1 William & Mary Environmental Law & Policy Review, 305; Alexander William Salter, « Space Debris: A Law and Economics Analysis of the Orbital Commons » (2016) 19 : 2 Stanford Technology Law Review, 221.
  41. Camille Toussaint et Hervé Dumez, « Gérer un méta-problème : le cas des débris spatiaux » (2020) 141 :3 Annales des mines- – Gérer et comprendre, 3
  42. Helen Knight» A sustainability rating for space debris: Teams from the MIT Media Lab, European Space Agency and World Economic Forum will create a rating system and global standards for space waste mitigation » (2019) Massachusetts Institute of Technology New, en ligne : <https://news.mit.edu/2019/space-sustainability-rating-system-mitigate-debris-0506> (consulté le 12 avril 2023); Douglas Broom, « As private satellites increase in number, what are the risks of the commercialization of space? », World Economic Forum (12 janvier 2022), en ligne : <https://www.weforum.org/agenda/2022/01/> (consulté le 13 avril 2023).
  43. Camille Toussaint et Hervé Dumez, supra note 41, p. 3.
  44. Ashley Strickland, « Space junk hit the International Space Station damaging a robotic arm », CNN (1er juin 2021), en ligne : <https://edition.cnn.com/2021/06/01/world/> (consulté le 13 avril 2023).
  45. Nasa, « Space Debris and Human Spacecraft », supra note 36.
  46. Stella Tkatchova, Emerging Space Market, Berlin, Allemagne, Springer Nature, 2018, à la p 9.
  47. Camille Toussaint et Hervé Dumez, supra note 41, à la p 6.
  48. Agence spatiale européenne, « Managing mega-constellations », ESA, 30 mai 2017, en ligne : <https://www.esa.int/Enabling_Support/> (consulté le 17 avril 2023).
  49. Félix Bélanger et Jean-Frédéric Morin, « SpaceX et la pollution de l’espace », Le devoir (7 juillet 2020), en ligne : <https://www.ledevoir.com/opinion/idees/581990/la-pollution-de-l-espace-et-spacex> (consulté le 12 avril 2023).
  50. NASA, « Legend : 3D-OD Evolutionary Model », en ligne : <https://orbitaldebris.jsc.nasa.gov/modeling/legend.html> (consulté le 17 avril 2023).
  51. Stella Tkatchova, supra note 46, p. 65.
  52. Lotta Viikari, The Environmental Element in Space Law: Assessing the Present and Charting the Future, Leiden, Boston Martinus Nijhoff Publishers, 2008, à la p 311; Ram S. Jakhu, Joseph N. Pelton et Yaw Out Mankata Nyampong, Space Mining and its regulation, Suisse, Springer, 2016, à la p 99.
  53. Stella Tkatchova, supra note 46, p. 66.
  54. Giulia Pavesi, « Legal Consequences of Environmental Pollution in Outer Space », dans A fresh View on the Outer Space Treaty de Annette Froehlich (Éd), Cham, Suisse, Springer, 2018, 15.
  55. Dans cette communication, les montants d’argent sont exprimés en devise canadienne.
  56. John Koetsier, « Space Inc: 10,000 Companies, $4T Value… And 52% American », Forbes (22 mai 2021), en ligne : <https://www.forbes.com/sites/johnkoetsier/2021/05/22/> (consulté le 3 octobre 2022). Voir également : Salomé Paradis, supra note 2.
  57. Brittany Wojciechowski, et al, « The Need for Strict Regulation of Asteroid Mining » (2018) 82 Voices from the Space Community, 1, à la p 2.
  58. Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, à la p 20.
  59. Célestin Foumdjem, Blanchiment de capitaux et fraude fiscal, Paris, France, Éditions L’Harmattan, 2011, à la p 15; Salomé Paradis, supra note 2, partie 1, p. 2.
  60. Groupe d’Action Financière, « National Money Laundering and Terrorist Financing Risk Assessment », GAFI, février 2013, en ligne : <https://www.fatf-gafi.org/media/fatf/content/images/National_ML_TF_Risk_Assessment.pdf>; Salomé Paradis, supra note 2.
  61. Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, à la p 2.
  62. Brigitte Pereira, « Blanchiment, soupçon et sécurité financière » (2011) 1 : XXV Revue internationale de droit économique, 43, à la p 45; Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, à la p 2.
  63. William Dross, « L’encadrement des technologies par le droit : nécessité et source de changements » (2004) 106 : 3 Revue du notariat, 341, à la p 345; Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, à la p 4.
  64. En 2020, 7 500 000 000 $ ont été investis dans les entreprises naissantes du secteur spatial selon le graphique, dont près de 5 000 000 000 provenaient d’investisseurs privés. Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, à la p 4.
  65. Fonds Monétaire International, Luxembourg: Financial System Stability Assessment, Washington: International Monetary Fund, 2017, à la p 10; Groupe d’action financière, « Mutual Evaluation of Luxembourg, 6th Follow-up Report », GAFI, à la p 5, en ligne : <http://www.fatf-gafi.org/media/fatf/documents/reports/mer/FUR-Luxembourg-2014.pdf> (consulté le 11 novembre 2021); Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, à la p 6.
  66. Le Luxembourg peut être considéré comme un paradis juridique pour les entreprises spatiales. Loi du 20 juillet 2017 sur lExploration et lutilisation des ressources de lespace, supra note 6; Loi du 14 décembre 2020 portant sur les activités spatiales et modifiant, supra note 6. Le terme « Versicherungssteuergesetz » se traduit par : Loi sur la taxation des assurances. Voir aussi : Viorica Puscaciu et Rose-Marie Puscaciu, « Tax Havens – A Compromise between Legality and Morality » (2018) 14 : 1 Acta Universitatis Danubius: Oeconomica, 179, à la p 180; Stephan Hobe et Phillip de Man, supra note 289, à la p 471; Stephan Hobe et Phillip de Man, « The National Appropriation of Outer Space and its Resources », IISL/ESCL Symposium, 27 mars 2017, à la p 10, en ligne : <https://www.unoosa.org/documents/pdf/copuos/lsc/2017/symp-08.pdf>.
  67. Mahulena Hoffman» Entered into Force: The 2020 Space Law of Luxembourg » (2021) 46 : 4/5 Air and Space Law, 587; Bob Calmes, Laurent Schummer et Blazej Gladysz-Lehmann, « The Space Law Review: Luxembourg » (2021) The Law Review; Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, à la p 7.
  68. Article 6, Loi du 14 décembre 2020 portant sur les activités spatiales et modifiant : 1o la loi modifiée du 9 juillet 1937 sur limpôt sur les assurances dites « Versicherungssteuergesetz »; 2o la loi modifiée du 4 décembre 1967 concernant limpôt sur le revenu, supra note 304; Mahulena Hoffman, supra note 67, à la p 590; « The Other Space Race: Some Law and Economics of Celestial Resource Appropriation » (2018) 47 : 1 Georgia Journal of International and Comparative Law, 2018, 1 +a la page 5; Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, à la p 8.
  69. Thierry Bovier et David Osville, « Luxembourg Space Initiatives », Deloitte, <https://www2.deloitte.com/lu/en/pages/technology/articles/luxembourg-space-initiatives.html> (consulté le 25 mars 2022); Salomé Paradis, partie 2, à la p 8.
  70. Navin Beekarry, supra note 124, à la p 151; Salomé Paradis, supra note 2, à la p 59.
  71. Groupe daction financière, « Specific Risk Factors in Laundering the Proceeds of Corruption », à la p 15, 2012, en ligne : <https://www.fatf-gafi.org/publications/methodsandtrends/documents/ml-tf-through-trade-in-diamonds.html> (consulté le 17 avril 2023); Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, à la p 9; Groupe d’action financière, « Money laundering and terrorist financing through trade in diamonds », 2013, en ligne : <https://www.fatf-gafi.org/publications/methodsandtrends/documents/ml-tf-through-trade-in-diamonds.html> (consulté le 17 avril 2023); Flip Stander et Stacey Toder Feldman, « Economic crime in the extractive sector », Deloitte (2020), en ligne : <https://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/> (consulté le 17 avril 2023); David Mühlemann et Stefan Mbiyavanga, « Natural Resources and Money Laundering: Commodity and precious metals deals from the perspective of Swiss money laundering law », OECD Global Anti-Corruption and Integrity Forum, 2018, à la p 2, en ligne : <https://www.oecd.org/corruption/integrity-forum/academic-papers/Muhlemann-Mbiyavanga.pdf> (consulté le 17 avril 2023); Sophie Lemaître, Corruption, évitement fiscal, blanchiment dans le secteur extractif : de lart de jouer avec le droit, Rennes, France, Presses universitaires de Rennes, 2019.
  72. Brittany Wojciechowski, supra note 57, à la p 1.
  73. Groupe d’action financière, « National Money Laundering and Terrorist Financing Risk Assessment », supra note 60.
  74. Salomé Paradis, supra note 2, partie 2, p. 10.
  75. Space Arbitration, « About us », en ligne : <https://space-arbitration.com/about-us> (consulté le 13 avril 2023).
  76. Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, 16 décembre 1966, 993 R.T.N.U. 3 (entrée en vigueur : 3 janvier 1976, accession du Canada 19 août 1976) [PIDESC]; Pacte international relatif aux droits civils et politiques, 16 décembre 1966, 999 R.T.N.U. 171 (entrée en vigueur : 23 mars 1976, accession du Canada 19 mai 1976) [PIDCP].
  77. Sylvie Paquerot, « Le processus de reconnaissance du droit à l’eau à l’échelle internationale et l’enjeu de la légitimité dans la gouvernance mondiale : quelle place pour le droit? » (2013) 43 :2 Revue générale de droit, 279.
  78. Jus Ad Astra, « About Us », en ligne : <http://www.jusadastra.org/About-Us.html> (consulté le 17 avril 2023).
  79. Charles Cockell, dir., Human Governance Beyond Earth: Implications for freedom, Cham, Suisse, Springer International Publishing, 2015, à la p 43.
  80. Anél Ferreira-Snyman et Gerrit Ferreira, supra note 16.
  81. Jus Ad Astra, supra note 78.
  82. James A. Dator, supra note 2 à la p. 56.
  83. Anél Ferreira-Snyman et Gerrit Ferreira, supra note 16.
  84. Nasa Orbital Debris Program Office, « Debris Mitigation », Nasa, 2023, en ligne : <https://www.orbitaldebris.jsc.nasa.gov/mitigation/> (consulté le 17 avril 2023).
  85. Fengna Xu, « The approach to sustainable space mining: issues, challenges, and solutions » (2020) 738 IOP Conference Series: Materials Sciences and Enginneering, 2020, 6.
  86. Camille Toussaint et Hervé Dumez, supra note 41, à la p 9.
  87. Helen Knight, supra note 42.
  88. Ibid.
  89. Jason Wingard» Do The Right Thing? 3 Companies Showing Exemplary Leadership During The Pandemic », Forbes (27 mai 2020), en ligne : <https://www.forbes.com/sites/jasonwingard> (consulté le 17 avril 2020).
  90. Camille Toussaint et Hervé Dumez, supra note 41, à la p 10.
  91. Space Safety Coalition, « Best Practices for the Sustainability of Space Operations », avril 2023, en ligne : <https://spacesafety.org/best-practices/> (consulté le 17 avril 2023).
  92. Ibid., art. 1-3.
  93. Ibid., à la p 8.
  94. Maria A Pozza et Joel A. Dennerley, Risk Management in Outer Space Activites: An Australian and New Zealand Perspective, Singapour, Springer Nature Singapour, 2022, à la p 239; Andrea J. Harrington, Space Insurance and the Law: Maximizing Private Activities in Outer Space, Northampton, Massachussetts, Edward Elgar Publishing Limited, 2021, à la p 256; Denis Bensoussan, « Space tourism risks: A space insurance perspective » (2010) 66 : 11 Acta Astronautica, la page 1633.
  95. Ibid.
  96. Thomas Jones et Tom Macken, « The Space Law Review: Australia », The Law Review (9 décembre 2021), en ligne : <https://thelawreviews.co.uk/title/the-space-law-review/> (consulté le 17 avril 2023).
  97. Space Activities Act 1998, supra note 14.
  98. Space (Launches and Returns) Act 2018, supra note 14.
  99. Ibid., à l’art. 3.
  100. Francis Lyall et Paul B. Larsen, Space Law: À Treatise, London, UK, Routledge, 2018, 2e édition, 2018, à la p 420.
  101. Ibid., à la p 421.
  102. Thomas Jones et Tom Macken, supra note 96.
  103. Article 47 et 48, Space (Launches and Returns) Act 2018, supra note 34; Francis Lyall et Paul B. Larsen, supra note 100 à la p 421; Thomas Jones et Tom Macken, supra note 96.
  104. Francis Lyall et Paul B. Larsen, supra note 14, à la p 421.
  105. US Code, Title 51 – Transportation; Subtitle IX – Commercial Space Transportation; Chapter 701 – Commercial Space Launch Activities. See: www.faa.gov/licenses_certifi cates/commercial_space_ transportation.
  106. Francis Lyall et Paul B. Larsen, supra note 100, à la p 105.
  107. Ibid., à la p 105.
  108. Ibid., à la p 421.


1 commentaire

  1. ouzeifa on 24/12/2025 at 20:58

    Bonjour QUELS SONT LES DEFIS JURIDIQUES CONTEMPORAINS LIES A LA GESTION DES PLATEFORMES SPATIALES ET LEURS DÉBRIS ?

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