Diversité linguistique et Convention sur la diversité des expressions culturelles

La mise en œuvre de la Convention dans l’environnement numérique et sa contribution à la préservation de la diversité linguistique

Charlotte Tessier

book-cover
LIRE


Résumé

Sur les sept mille langues documentées aujourd’hui, presque la moitié sont considérées comme en danger. Alors qu’il n’existe présentement aucun instrument juridique international contraignant dédié spécifiquement aux langues et que la nécessité d’un tel instrument fait toujours débat, il convient de s’intéresser à un autre instrument juridique, dont l’objet même n’est certes pas de protéger les langues, mais qui peut tout de même contribuer à leur protection : la Convention de 2005 de l’UNESCO. Cette dernière permet en effet de s’intéresser aux langues dès lors que celles-ci sont le vecteur des expressions culturelles, elles-mêmes au cœur du champ d’application de la Convention. Face aux défis et enjeux que posent les nouvelles technologies numériques pour la diversité des expressions culturelles, et notamment pour les expressions culturelles en langues locales, minoritaires et autochtones, mais aussi les opportunités qu’elles apportent pour la protection et la promotion de celles-ci, la Convention de 2005 peut s’avérer être un soutien pour la diversité linguistique dans l’environnement numérique, notamment depuis l’adoption des Directives opérationnelles sur la mise en œuvre de la Convention dans l’environnement numérique. La malléabilité de cet instrument permet d’envisager une pluralité de mesures possibles, ce qui se confirme en pratique par les mesures mises en place par les parties à la Convention.



Citation suggérée:

Tessier, C. (2022) Diversité linguistique et Convention sur la diversité des expressions culturelles, Buenos Aires. URL:
https://www.teseopress.com/conventionexpressionsculturellesdiversitelinguistique

À propos de l'auteur

Charlotte Tessier est titulaire d’une Licence en droit Common Law and Legal English de l’Université du Maine (Le Mans, France) ainsi que d’une Maîtrise en droit international et transnational de l’Université Laval (Québec, Canada). Elle exerce à la Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles (Faculté de droit, Université Laval) où elle a l’occasion de participer à divers projets en lien avec la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005.

Contacter l'auteur