Utopies du travail : trois défis

Michel Lallement[1]

L’urgence dont témoigne le présent ouvrage est probablement inédite. Non que l’optimisme ait été de rigueur auparavant, au motif que, après la Seconde Guerre mondiale, nous nous soyons collectivement persuadé·es que le cours du monde ne serait plus balisé que par la quiétude, la justice et la prospérité. Nous avons vite appris en réalité à tempérer notre enthousiasme. Les sciences sociales ont rapidement découvert par exemple que la croissance économique n’était en rien un gage de solidarité. Un taux d’enrichissement généreux n’a jamais empêché la machine à reproduire les inégalités de tourner à plein régime, ni même d’ailleurs de les amplifier (Darras, 1968). Mais, aujourd’hui, le désenchantement est autrement plus radical. Non seulement les injustices économiques profitent plus que jamais à la fraction la plus élevée de la hiérarchie des revenus et des patrimoines mais, sourds aux avertissements répétés sur notre destin climatique, nous continuons à courir après le moindre point de croissance, tel un aveugle pressé de se jeter dans le précipice qui s’ouvre sous ses pieds. Sur fond d’illibéralisme, de guerres récurrentes, de racisme et d’antisémitisme exacerbés, de débandade politique ou encore de dévalorisation massive des savoirs institués, des idées que l’on croyait à jamais enfouies dans les poubelles de l’histoire s’affichent à nouveau, sans complexe aucun, à coups de tweets haineux et de déclarations martiales. C’est peu dire, par conséquent, que le temps n’est pas au beau. Pas plus que d’autres compartiments de notre vie, le travail n’échappe à ce sombre diagnostic.

Sortir le travail de l’ornière

Les indicateurs ne manquent pas pour témoigner des pathologies dont le travail est le support. Qu’il s’agisse de la difficulté à remédier aux maux qui altèrent la santé des femmes et des hommes en situation d’activité, d’un chômage et d’une précarité qui empoisonnent la vie des plus démuni·es, de violences, d’inégalités et de stigmatisations qui tirent vers le bas de nombreux mondes professionnels…, tous ces fragments de mal-être ont fini par produire de l’engourdissement et de l’hébétude. Il suffit, pour s’en convaincre, de scruter l’horizon des possibles que nous proposent celles et ceux (groupements politiques, think tanks, néo-intellectuel·les…) qui, auparavant, se faisaient fort de dessiner les linéaments d’un avenir prometteur. Que voyons-nous venir ? Rien, ou si peu. Nous siégeons aujourd’hui aux portes du désert des Tartares. Faut-il le déplorer ? Oui, sans aucun doute. Faut-il se résigner pour autant ? Non, tant l’urgence de la réfection est grande. Cet ouvrage contribue au renouveau en prenant au sérieux l’exigence d’une nouvelle alliance entre travail, liberté et utopie. Sur les brisées d’une réflexion collective menée, déjà, sous l’égide d’ArtLib (Donaggio et al., 2022), il esquisse les linéaments d’une nouvelle politique de l’espoir social.

Celle-ci doit d’abord à la conscience d’une histoire sociale et politique dont, à lire les auteurs de ce livre, on comprend qu’elle a toujours été portée par des rêves éveillés. Souvent étouffées, parfois célébrées, ces projections dédoublent en quelque sorte le monde présent en lui associant la trame d’un destin différent de celui que lui assignent la plupart des protagonistes qui l’habitent. Expression d’un désir d’utopie continué, dont Miguel Abensour nous rappelle que, contrairement à bien des idées reçues, il ne s’est pas tari après 1848 (Abensour, 2024), de tels rêves véhiculent des représentations tissées tout à la fois d’insatisfactions et d’espérances. Les philosophes et les politistes ont inégalement pris au sérieux ces manifestations oniriques principalement cristallisées, depuis l’écrit séminal de Thomas More, sur des papiers de sulfure. Mais au moins certain·es d’entre eux/elles ont-iels consacré quelque énergie à voir là le symptôme d’une capacité collective à placer le cours de l’histoire ailleurs que sous le signe du fatum. Il est impossible d’en dire autant des autres disciplines dédiées à l’étude des sociétés, à commencer par la sociologie qui n’a toujours accordé qu’une distraite attention aux utopies et, plus encore, aux utopies du travail.

Le présent ouvrage en finit avec cette longue inadvertance. Il fait d’abord justice à la place importante, quoi qu’hélas souvent négligée, qu’occupent les activités productives dans les utopies d’hier et d’aujourd’hui. Il explore aussi diverses configurations organisationnelles au sein desquelles le lien entre travail et utopie est aussi solide que manifeste et il pointe ce faisant des enjeux (comme celui du genre du travail) trop peu mis à l’honneur par les spécialistes des non/bons lieux. Cette production collective inscrit également le devenir des utopies sur une trame historique. Dans l’élan, elle forge des catégories originales (comme celles de petite et de grande utopies) destinées à éclairer la complexité, la pluralité et la dynamique des articulations entre rêves en avant et engagement productif. Last but not least, ce volume propose des coups de sonde dans des mondes – le numérique, l’espace domestique, la santé, l’art, l’économie sociale et solidaire, la recherche – dans lesquels, sous le couvercle d’une contrainte plus pesante que jamais, bouillonnent des idées hétérodoxes et des pratiques à visée émancipatrice. Ce livre nous aide, en un mot, à ne pas (trop) désespérer du moment présent. Il persuade plus encore de l’urgence à repenser ce que travailler peut ou pourrait vouloir dire dès lors que l’attrait de l’activité, le goût du beau ou encore la joie de la coopération s’imposent au titre d’impératifs catégoriques capables d’informer l’ensemble des mondes professionnels.

Refaire critique

Pour, avec les auteurs/rices de cet ouvrage, continuer à s’orienter dans une telle direction, trois défis méritent d’être pris au sérieux, en plus de tous ceux dont il est abondamment question dans les chapitres précédents. Le premier consiste à redécouvrir l’importance et le sens d’une critique du travail. Disons, pour esquisser quelques hypothèses à ce sujet, qu’il s’agit d’abord de rester plus perméable que jamais aux indignations que l’époque ne manque pas de susciter en raison des pathologies individuelles et collectives dont les formes d’organisation contemporaine du travail sont les foyers privilégiés. S’indigner n’est pas que l’expression réflexe d’un affect négatif. Elle est, en sciences sociales du moins, le produit d’un patient travail de mise en perspective historique et comparative, d’esquive des ruses rhétoriques les plus variées, de déconstruction des discours, d’observation des pratiques, d’analyses situées… Il importe à ce titre de savoir faire la part des choses entre les promesses de certaines utopies gestionnaires (comme celles qui ne jurent que par la liberté en entreprise) et leurs implications concrètes. Le refus d’un simplisme ne doit pas pour autant en justifier un autre. Sur le terrain scientifique, l’indignation ne peut pas non plus se dire simplement à coup de concepts aussi généraux qu’abstraits, d’oppositions binaires et caricaturales et pas davantage en abusant d’une sociologie des effets pervers persuadée que la critique équivaut à la chasse aux faux-semblants et aux intentions rouées.

La déréification demeure un excellent moyen d’échapper à de tels biais et, plus généralement, aux généralisations abusives. Le capitalisme, par exemple, est devenu une réalité tellement ondoyante que l’on ne peut plus se satisfaire d’en invoquer un éternel esprit pour condamner a priori l’inefficacité, l’insignifiance, la « récupération » de toutes les saillances utopiques qui viennent le contrarier. Voilà pourquoi, ainsi que ce livre fait plus que le suggérer, les utopies du travail méritent mieux que le regard condescendant de quelques docteur·es en savoir absolu. S’indigner c’est donc aussi prendre au sérieux, au cas par cas, celles et ceux qui ébrèchent le monde pour en dénoncer les défauts et, tout en même temps, faire du refus sécession. Il n’en reste pas moins que, comme nous l’a appris Joseph Déjacque, infirmer ne suffit pas. « Une négation, pour être absolue, a besoin de se compléter d’une affirmation » (Dejacque, 1899, p. 14). Le père du mot « libertaire » entendait dire ainsi le primat de la liberté comme condition à toute formulation de nature critique et à toute institution de vie désirable. Celles et ceux qui, de nos jours, partent en quête d’utopies concrètes le savent bien : pour espérer apercevoir ce que l’émancipation du et par le travail peut incarner, rien ne remplace l’examen attentif des plis du tissu social, là où, in concreto, s’inventent de nouveaux tours et détours pour bien œuvrer, et donc vivre, en commun.

Gilles Deleuze le confirme autrement, et à sa manière. Toute philosophie (mais l’on pourrait aussi bien dire sociologie)

invoquant le concret a toujours revendiqué de ‘faire le mouvement’, plutôt que de le penser dans l’abstraction de l’universel. L’universel n’a jamais couru ni nagé, mais fait les mouvements de la nage sur le sable sec, et ceux de la course sur place, parce qu’il ne s’occupe que des fins. Tout autre est l’acte de la raison singulière qui saute dans l’immanence de la vie, parce qu’elle se donne des mobiles. (Deleuze, 1988, p. 21-22)

Les mobiles qui animent les rêves collectifs devenus réalités sont aujourd’hui de natures multiples. Certains groupes d’utopistes donnent la priorité à l’égalité entre tous les êtres, humains ou non ; d’autres font du partage intégral des ressources le ressort d’un socialisme pratique à taille humaine ; d’autres encore ambitionnent de révolutionner entièrement les façons de travailler et de collaborer. Dans tous les cas, on le voit, la critique n’a rien de cette rumination intellectuelle, aussi fantomatique, abstraite que stérile dont Bruno Bauer et les siens étaient coutumiers (Marx, Engels, 1845). La critique utopique, elle, est vivante, immanente et concrète. Elle seule peut nous aider à faire du travail liberté.

Travail et temporalités utopiques

Pour faire des préceptes précédents des adjuvants pertinents au processus d’enquête que l’on peut souhaiter mener sur les utopies concrètes de travail, il faut aussi prendre acte, deuxième défi, du caractère évolutif du geste qui, pour parler comme Nicolas Guedeville, consiste à utopier. La référence la plus utile pour ce faire demeure l’œuvre de Reinhart Koselleck. En forgeant les catégories de champ d’expérience (Erfahrungsraum) et d’horizon d’attente (Erwartungshorizont) (Koselleck, 1990), l’historien allemand nous donne en effet les moyens d’historiciser une catégorie qui, dans bien des esprits aujourd’hui encore, demeure associée à un rêve de papier, un embrun métaphysique, une terre idéale et si lointaine que personne ne pourra jamais en fouler la moindre parcelle. Lorsque l’on reste prisonnier d’une telle représentation, il est impossible de prendre au sérieux les petites révolutions que, de Thomas More à William Morris en passant par Charles Fourier, les utopistes d’hier n’ont jamais cessé de préconiser pour bonifier le travail : la réduction du temps d’ouvrage journalier (6 heures sur l’île d’Utopie) ; l’élimination des tâches socialement inutiles ; la polyvalence, la rotation et la variété des travaux ; l’exigence d’efficience et d’esthétique dans l’engagement productif ; la socialisation des moyens de production, etc.

Si, au temps de Raphaël Hythtloday, de telles suggestions pouvaient paraître effectivement bien saugrenues, elles n’en avaient pas moins pour vertu première de dire de façon oblique et symétrique ce qu’étaient les conditions de travail de la masse laborieuse de l’Angleterre d’alors. En inversant les caractéristiques de ce que, au temps d’Henry VIII, travailler signifiait, T. More touche du doigt les multiples plaies qui affectent le corps productif : journées de travail sans fin, travail agricole éprouvant, revenus de misère, domination sociale, vagabondage et précarité économique, etc. À cette période encore, celle des sociétés prémodernes, l’espoir est tout entier encastré dans l’expérience. Parce que le futur ne peut être que répétition de l’existant, l’utopie n’est jamais susceptible d’advenir. Avec la modernité, il n’en va plus du tout de même. Demain devient le siège de tous les possibles. L’histoire prend plus précisément la forme de flux. En dépit des crises et des révolutions qui le ponctue, elle se confond avec ce que l’on dénommera désormais le progrès. Les utopies du xviiieme siècle, celle de Louis-Sébastien Mercier au premier chef (Mercier, 2009), incarnent à merveille cette nouvelle phase de temporalisation des utopies.

Ainsi que nous en a convaincu l’historien français François Hartog qui a posé ses pas dans ceux de R. Koselleck, depuis la seconde moitié du xxème siècle, nous expérimentons un nouveau régime d’historicité. Le présent dicte désormais sa loi.

Dans ce progressif envahissement de l’horizon par un présent de plus en plus gonflé, hypertrophié, Il est bien clair que le rôle moteur a été joué par l’extension rapide et les exigences toujours plus grandes d’une société de consommation où les innovations technologiques et la recherche de profits de plus en plus rapides frappent d’obsolescence les choses et les hommes de plus en plus vite. Productivité, flexibilité, mobilité deviennent les maîtres mots des nouveaux managers. (Hartog, 2003, p. 156)

Appliqué au travail, le diagnostic est tout à fait juste. Aussi pourrait-on penser que, comme certains théoriciens de l’accélération qui regardent la Terre depuis la lune, la bonne solution pour en finir avec de telles pathologies consiste à prôner la patience et la résonance. Les recherches sur les utopies concrètes du travail contemporaines ne concluent pas exactement de la même façon. Si elles se défient elles aussi du rythme effréné qu’impose la course à la rentabilité, ces utopies sont toutes aussi présentistes que le reste du monde économique, mais d’une toute autre manière. Il n’est plus question maintenant de se sacrifier pour paver le chemin vers des lendemains dont rien n’indique qu’un jour ils chanteront. Le changement doit s’opérer hic et nunc, sans plus attendre et avec résolution. Le travail ne fait pas exception qui, dans les fronces d’un social alternatif, fait l’objet de recompositions plus originales les unes que les autres, au risque parfois, et paradoxalement, de reproduire les symptômes (fatigue, stress, burn-out…) des excès d’une gestion libérale et productiviste des énergies vitales.

Le défi de l’anthropocène

Ces mêmes utopies concrètes du travail ont pour autre singularité, à la différence des rêves éveillés d’antan, de se soucier plus et autrement des multiples non-humains avec lesquels nous cohabitons. Au xviiieme siècle, la nature avait été érigée au rang de parangon pour penser des terres aussi lointaines que désirables (Lallement, 2025a). L’opération était conforme alors au mode de distribution des ressemblances (continuité physique) et des dissemblances (discontinuité des intériorités) entre humains et non-humain caractéristiques de l’ontologie des Modernes (Descola, 2005). En fabriquant des possibles destinés à bonifier la vie sociale, il s’agissait d’indiquer la voie en direction d’une société réconciliée avec tous les êtres qui la composent, mais sans jamais pour autant placer les humains et les non-humains sur un même pied d’égalité. À l’heure de l’anthropocène, le doute gagne. Nous commençons à prendre conscience que le travail est une pratique qui n’a jamais cessé d’accompagner l’exploitation des ressources naturelles et de configurer, sur un mode souvent très discutable, nos relations avec le monde des non-humains. La fabrique des utopies ne peut plus se satisfaire d’une telle ontologie.

De nombreuses communautés intentionnelles l’ont bien compris. Implantées en milieu rural le plus souvent, elles œuvrent en faveur de façons de travailler étrangères à la subordination et à la hiérarchie, elles se disent aussi respectueuses de la santé et perméables aux désirs d’organisation des un·es et des autres. Elles sont en phase, enfin, avec les enjeux climatiques du moment. La permaculture et la biodynamique y sont fréquemment pratiquées. Les solutions adoptées pour les bâtis (constructions bois-paille, habitats légers, récupération de l’eau de pluie, chauffage au poêle, électricité solaire…) relèvent d’une même préoccupation écologique. De manière à agir aussi très concrètement sur le devenir de la planète, le mode de vie est souvent frugal. Le travail, enfin, est volontiers teinté de vert, comme au Mallouestan, une petite communauté du Calvados qui aime à fabriquer ses propres outils, pratiquer une agriculture régénératrice, s’activer très régulièrement en faveur de la récupération et du recyclage alimentaire, ou encore se préoccuper quotidiennement du bien-être des non-humains (porcs, poules, chiens, vaches…) avec lesquels iels vivent. Last but not least, même si la fatigue ne les épargne pas, les communautaires du cru se font volontiers ergonomes pour éviter une usure précoce de leurs corps (Lallement, 2025b).

De l’autre côté de l’Atlantique, Constance Rimlinger (2024) a pu observer des groupements de femmes qui, par la voie communautaire également, ont décidé de se tenir aussi loin que possible du monde industriel et marchand. Le travail y est considéré comme une pratique principalement dédiée à la satisfaction de leurs besoins vivriers et à la sculpture de leur environnement naturel immédiat. Pour être digne de ce nom, le travail doit être soutenable pour soi et pour les autres, humains et non-humains. C. Rimlinger évoque à ce sujet une double exigence « holistique » et « relationnelle ». La première invite à en finir avec la vielle tentation cartésienne qui, depuis tant de temps, pousse les femmes et les hommes à s’instituer maîtres/sses et possesseur·es de la nature. Le travail doit être regardé désormais comme un geste dont les implications demandent à être rapportées à un vaste ensemble écosystémique dont les éléments sont hétérogènes, mais tous dignes d’un égal respect. Le travail est relationnel, ensuite, au sens où, dans les communautés utopiques enquêtées par C. Rimlinger, il est effectué en érigeant les non-humains (sols, plantes, animaux, planètes…) au rang de partenaires à part entière, et non plus comme des ressources à exploiter. Dans certains cas, exceptionnels il est vrai, les communautaires font même le choix de donner la priorité dans leurs dépenses aux animaux plutôt qu’aux bénévoles humains de passage afin de prêter main forte.

Conclusion

Les quelques commentaires et remarques qui m’ont servi ici à donner un peu de chair à cette postface avaient pour principal objectif de suivre la piste tracée par ArtLib afin de dire l’urgence et la nécessité des utopies du travail. Au terme de la lecture, l’ouvrage m’apparaît précieux pour une première raison : il atteint son but. Je ne doute pas de ce fait que les lecteurs et les lectrices qui s’empareront du volume sauront faire leur miel des multiples interrogations et considérations originales sur le travail, la liberté et les utopies qui en constituent la trame. Mais ce livre est précieux pour une autre raison encore. Fruit d’un collectif qui allie la créativité et la rigueur, l’interdisciplinarité et de multiples ancrages situés, la quête d’un but commun et le vagabondage intellectuel, il incarne une autre façon de travailler, qui pourrait bien être elle aussi une utopie concrète à part entière.

Bibliographie

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Donaggio, E., Rose, J., Cairo Crocco, M. (dir.) (2022) Travail e(s)t liberté ? Toulouse, Erès.

Hartog, F. (2003) Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Paris, Seuil.

Koselleck, R. (1990 [1979]), Le Futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques, Paris, Éditions de l’EHESS.

Koselleck, R. (2006) « Zur Begriff der Zeitutopie », in R. Koselleck, Begriffsgeschichten. Studien zur Semantik und Pragmatik der politischen und sozialen Sprache, Frankfurt am Main, Suhrkamp Verlag, p. 252-273.

Lallement, M. (2025a) Utopie et critique, Paris, Classiques Garnier.

Lallement, M. (2025b) « Communautés : les savoirs en partage », Sciences Humaines, n° 381, septembre, p. 63-65.

Marx, K., Engels, F. (1982) La Sainte Famille ou critique de la critique critique (1845), in K. Marx, Œuvres. III. Philosophie, Paris, Gallimard, p. 419-661.

Mercier, L.S. (2009 [1771]) L’an 2440. Rêve s’il en fut jamais, Paris, Burozoïque.

Rimlinger, C. (2024) Féministes des champs. Du retour à la terre à l’écoféminisme queer, Paris, PUF.


  1. Cnam-Lise-CNRS, Paris.↵


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