Annexes

Biographies de femmes[1]

1.- Smith Peñaranda Elena

Professeure prestigieuse, elle naquit à La Paz. Elle fut une des élèves boursières qui partit étudier à l’Ecole Normale Supérieure du Chili. Elle commença à enseigner à son retour en 1911 au « Colegio de Niñas » de La Paz, nommé « Liceo de Señoritas » en 1912. Elle y enseigna la Grammaire, la Littérature, l’Histoire et l’Éducation Civique. À partir de 1919 et jusqu’en 1938, elle devint Proviseur de ce lycée qui désormais était nommé « Liceo de Señoritas Venezuela », où elle réalisa un travail culturel et éducatif important pour les jeunes femmes étudiantes.

2.- María Gutierrez de Medinaceli

Poète et professeure normalienne, elle naquit à Sucre. Elle étudia à l’École Normale Supérieure de Sucre et obtint son diplôme en 1910. Elle fut une des promotrices de l’instauration du cycle d’éducation secondaire pour les filles à Sucre, Oruro et Potosí. Ainsi, elle fut une des fondatrices du « Liceo de Señoritas María Josefa Mujía ». En 1914, elle devint Proviseur de cet établissement. Elle créa également la première brigade de « Girls Scouts » à Oruro le 25 mai 1915. Le Ministère de l’Éducation honora son travail en lui attribuant un diplôme. En 1917, elle partit à Potosí où elle fonda le “Liceo de Señoritas”.

Son travail littéraire en tant que poétesse fut fécond à Potosí où elle était le seul membre féminin du groupe et de la revue littéraire Gesta Bárbara. Elle créa également les revues « Atenhea » et « Claridad » qui appartenaient au « Liceo de Señoritas ». Elle fut de la même manière une correspondante active à Potosí de l’Athénée Féminin de La Paz, et du « Círculo Hispano Americano » de femmes. Elle organisa des débats et des conférences sur la Loi du Divorce Absolu et les avantages qu’elle signifiait pour l’émancipation des femmes. Elle fonda à Potosí la “Fête des Mères”.

Elle fut membre du Comité d’Action Féministe à La Paz en 1934. Pendant la Guerre du Chaco, elle assura la fonction de Secrétaire ad honorem de l’Association Pro-Prisonniers de Guerre de 1934 à 1936.

En reconnaissance de son travail éducatif, la société de Potosí lui attribua le titre de “Maestra de la Juventud Femenina de Potosí” le 3 février 1936.

Le 10 novembre 1944, le Gouvernement lui remit la décoration « Orden del Mérito al Maestro » avec le grade d’Officier.

3.- Nelly López Rosse[2]

Née en 1900 à Oruro, elle suivit ses études au « Colegio Nacional Bolívar ». Elle fut la première bachelière femme de Oruro. Elle fit partie d’un groupe de jeunes femmes qui envoya une pétition signée au Recteur du « Colegio Nacional Bolívar » et au Ministère de l’Éducation pour qu’il leur soit permit d’assister en cours dans ce lycée avec les garçons, puisqu’il n’existait pas encore de lycée pour filles proposant des études secondaires. L’autorisation leur fut finalement accordée.

En compagnie de Laura Graciela de la Rosa Torres (voir annexe n°5) et de Betshabé Salmón Fariñas (voir annexe n°4), elle fonda le Centre Artistique et Intellectuel de Femmes d’Oruro. En 1921, elle fut chargée de l’administration de la revue « Feminiflor » publiée par ce Centre.

4. – Bethsabé Salmón Fariñas de Beltrán[3]

Née en 1899 dans la ville de La Paz, elle fit partie des premières générations de bachelières du « Liceo de Señoritas » de cette ville et par conséquent, du pays. Elle fut membre de la brigade de « Girls Scouts » et de la Croix Rouge Bolivienne. Partie à Oruro en 1919, elle fut l’une des premières femmes à travailler dans un bureau dans cette ville en tant que Secrétaire correspondante dans une entreprise (Isabel Barrenechea fut l’autre pionnière qui travailla dans un bureau au sein de la Banque Centrale). Elle s’inscrivit en tant qu’auditrice au lycée de garçons « Colegio Bolívar » pour soutenir les quelques femmes qui assistaient aux cours malgré les restrictions.

En 1920, elle fonda le Centre Artistique et Intellectuel de Femmes d’Oruro avec Laura Graciela de la Rosa Torres et Nelly López Rosse. Un an plus tard, en 1921, elles fondèrent la revue féminine du Centre, « Feminiflor », qui circula jusqu’en 1923. Betshabé était la rédactrice en chef, Laura Graciela de la Rosa Torres la directrice de la revue, et Nelly López était chargée de l’administration. Ce fut la première revue féminine/féministe à être fondée dans le pays.

Pendant la Guerre du Chaco elle travailla dans la Ligue Filiale d’Oruro avec Laura Graciela de La Rosa Torres, association vouée à offrir des services divers aux soldats et à leurs familles. Avant de partir au Front, son mari lui fit promettre que s’il mourait à la guerre, sa dépouille serait transportée à Oruro pour reposer près de ses proches. Avec beaucoup d’effort, Bethsabé parvint à tenir sa promesse en 1940 lorsqu’elle ramena du Paraguay jusqu’à Oruro la dépouille mortelle de son mari.

5.- Laura Graciela de La Rosa Torres[4]

Fondatrice du Centre Artistique et Intellectuel de Femmes d’Oruro avec Bethsabé Salmón Fariñas et Nelly López Rosse, elle fut également Directrice de la revue Feminiflor produite par ce Centre. Après avoir longuement séjourné au Chili en tant qu’adjointe culturelle de l’Ambassade de Bolivie à la fin des années 1920, elle retourna dans son pays lorsque la Guerre du Chaco éclata contre le Paraguay en 1932. Elle fonda la Ligue Filiale d’Oruro, association qui se chargeait de la rédaction de lettres (pour les familles qui ne savaient pas écrire) et de leur envoi aux soldats qui se trouvaient au Front. Cette association donnait aussi des vêtements et le petit-déjeuner aux enfants des combattants. De même, les membres de cette association étaient marraines de guerre des soldats. Elles créèrent la première bibliothèque militaire à Villamontes.

Partie au Front avec d’autres femmes membres de la Liga Filial pour apporter des aliments et des vêtements aux soldats, elle écrivit un livre sur son expérience au Front: « Mi visita a las trincheras y zanjas del velo », dont la plus grande partie du contenu fut censurée par le gouvernement.

Le 4 mars 1934 elle fonda l’école « Luis Llosa » dans son propre domicile pour les enfants des combattants qui n’allaient pas à l’école. Elle soutint cette école pendant plusieurs années, et en même temps elle était directrice ad honorem de la Ligue Filiale d’Oruro pendant dix ans.

En reconnaissance de son travail réalisé pendant la Guerre, les Premier et Second Corps de l’Armée de la Bolivie décidèrent de la nommer « Héraut de l’Armée » en juin 1934.

En 1938, elle réalisa avec Ricardo López Nosse (directeur à l’époque de la « Liga Filial » d’Oruro) un congrès anti régionaliste. Pour l’occasion et en symbole de l’union de la Bolivie, ils fondèrent le « Parc de l’Union » dans lequel chaque délégué présent versa un peu de terre rapporté du département d’où il venait.

6.- María Teresa Urquidi R.

Née à Cochabamba, elle était l’épouse d’un des fondateurs et principaux dirigeants du MNR, Walter Guevara Arze. Elle fut une des élèves d’Adela Zamudio (voir annexe n°28)

Elle étudia en Californie et devint ingénieure agronome. Elle fut d’ailleurs la première Bolivienne à exercer cette profession.

Elle fut l’une des fondatrices de la revue Iris et de l’association féministe qui la publiait à Cochabamba, organisation féministe créée en 1921 à l’instar du Centre Artistique et Intellectuel de Femmes d’Oruro.

Elle fut de la même manière, membre et correspondante de l’Athénée Féminin à Cochabamba.

Elle fut Secrétaire des relations et des liens continentaux de l’Union de Femmes Américaines en 1935.

De même, elle fut fondatrice et première Présidente du « Comité Cívico Femenino » de Cochabamba (1936).

7.- Ana Rosa Tornero

Née à La Paz, professeure et journaliste, elle voua plusieurs années de sa vie à tenter de réformer l’éducation du pays. Professeure de Philosophie et de Littérature, elle fut également Proviseure du Lycée « María Josefa Mujía » de Sucre, de l’Ecole Professionnelle de la même ville, de l’École Professionnelle « Uruguay » à La Paz et du Lycée « Zamudio » à Cochabamba. Elle fut directrice de l’association Centre Idéal Féminin de La Paz, et de sa revue Ideal Femenino. Elle fut l’un des membres fondateurs de l’Athénée Féminin; de même, elle fonda et dirigea la revue éditée par ce centre: Eco Femenino. Elle assista en tant que représentante de l’Athénée Féminin et de la Bolivie à la Seconde Conférence Panaméricaine de femmes à Lima en 1924 et à la « Liga Ibérica Hispanoamericana » au Mexique en 1925. Elle participa également à la Conférence Internationale de femmes réunie à Montevideo en 1933.

Lorsque la Guerre du Chaco fut déclarée, en tant que Proviseure de l’École Professionnelle « Uruguay », elle organisa une manifestation contre le Paraguay qui se rendit jusqu’à la Plaza Murillo (place principale de la ville de La Paz) où, depuis le balcon présidentiel, elle prononça de fervents discours patriotiques avec d’autres femmes. Pendant tout le conflit, elle travailla en tant que secouriste. Elle se rendit plusieurs fois sur la zone d’opérations pour secourir les blessés et leur apporter des aliments et des articles de première nécessité. Elle organisa des « Brigades Féminines » dans plusieurs villes du pays qui assuraient la fonction de secouristes sur le Front. Lorsqu’elle rentrait de ses voyages au Chaco, elle faisait part au public de ses expériences et de l’état des soldats à travers la radio, les journaux et des conférences qu’elle organisait au théâtre municipal. Elle prépara en outre, plusieurs conférences sur des thèmes patriotiques avec le but de collecter des fonds pour les familles pauvres des mobilisés. Pour honorer son travail, le gouvernement lui attribua la décoration du Mérite Militaire avec le grade de Chevalier. De même, l’État-Major lui octroya un diplôme.

Elle fut également une des fondatrices du « Centro Hispano Americano ».

En 1944, elle fut chargée de la Commission Civique de la Fédération de Sociétés Culturelles Féminines.

8.- Matilde Carmona Rodo

Née à Potosí, elle était mariée à Germán Busch, héros de la Guerre du Chaco et Président de la Bolivie de 1938 à 1939. Elle fit ses études secondaires à La Paz, et commença à étudier le Droit à l’Université Mayor de San Andrés. Au bout d’un an, elle arrêta ses études pour se marier. Membre du Centre Idéal Féminin, elle fut une des fondatrices des revues Ideal Femenino puis d’Aspiración, revue dont elle était la rédactrice en chef.

Elle fut également membre de l’Athénée Féminin.

Lorsque son mari était Président, elle réalisa plusieurs œuvres sociales dont la construction de la « Casa Cuna » (orphelinat à Cochabamba) qui porte son nom.

Une fois veuve, après le suicide de son mari alors qu’il était Président, elle partit habiter Washington aux Etats-Unis.

En 1947, elle fut candidate aux élections municipales pour « La Candidatura del Pueblo ».

Elle fut attachée culturelle ad honorem à l’Ambassade de Bolivie à Washington en 1963. Elle participa en tant que déléguée de la Bolivie au Congrès du Conseil International de la Femme à Washington en 1963.

9.- Ana Rosa Vázquez

Née à La Paz, elle fut membre du Centre Idéal Féminin, ainsi que fondatrice, administratrice et directrice de la revue Aspiración. De même, elle publiait des articles dans l’hebdomadaire La Paz.

Elle fut également membre actif de l’Athénée Féminin.

En 1925, elle fut déléguée de La Paz au Premier Congrès de « Protection de l’Enfance » à La Paz. Elle participa également au Premier Congrès des femmes à La Paz, organisé par l’Athénée Féminin.

Membre de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique en 1936, elle y assurait la charge de Secrétaire des Actes à La Paz. À ce titre, elle participa du Congrès de Femmes réalisée par cette organisation en novembre 1936 à Cochabamba.

De la même manière, elle fut membre de la Direction de la Conférence des dames de Saint Vicent de Paul, et membre fondatrice du Centre Hispano Américain de Dames.

10.- María Luisa Sánchez Bustamante de Urioste[5]

Née à Sucre, elle partit très jeune vivre à La Paz. Elle était la fille de Daniel Sánchez Bustamante, homme politique d’une très grande importance en Bolivie. Ce dernier contribua à la fondation de l’École Normale Supérieure de Sucre en 1909 sous le gouvernement d’Ismael Montes, et finança pour ce projet, l’arrivée de la mission éducative belge « Rouma » en Bolivie, avec la vente de l’une de ses maisons. Il fut Ministre des Relations Extérieures et Ministre de l’Éducation.

Il organisait tous les dimanches des « tertulias » avec les plus grands intellectuels du début du 20e siècle en Bolivie: Alcides Arguedas, Juan Francisco Bedregal, Armando Chirveches et Franz Tamayo. Avec ce dernier, il fonda le parti radical dans la deuxième décennie du 20e siècle. Lors de la « Révolution de 1930 » au cours de laquelle le président Hernando Siles fut renversé, il présida le Cabinet qui dirigea le pays de manière transitoire.

Il s’assura que ses enfants fréquentent les meilleurs lycées du pays à l’époque. Ainsi, María Luisa suivit ses études au « Liceo de Señoritas » de La Paz.

En mai 1923, elle fonda l’Athénée Féminin, l’organisation féministe la plus importante de la première moitié du 20e siècle en termes d’actions et de durée de vie. Elle fut directrice de cette organisation pendant plus de 28 ans, durant des périodes différentes. Elle fonda les deux revues féminines/féministes publiées par cette organisation: Eco Femenino et Indice. Elle organisa le Premier Congrès de Femmes en 1929 à La Paz.

De 1933 à 1936, elle fut nommée Directrice du Musée National d’Archéologie « Palacio Tiahuanacu », en raison de la vaste collection personnelle coloniale et archéologique qu’elle possédait.

Elle fut militante du « Partido Izquierdista Revolucionario » (PIR) dans les années 1940 en tant que Secrétaire Générale du parti. Un peu plus tard, à la dissolution du PIR, elle rejoignit le MNR.

En 1947, elle fut candidate aux élections municipales pour « La Candidatura del Pueblo ».

11.- Rosa Infante

Professeure normalienne, elle enseigna l’Histoire au « Liceo de Señoritas » de La Paz et participa à la fondation de la Croix Rouge Bolivienne.

Elle fut l’un des membres fondateurs de l’Athénée Féminin, ainsi que sa vice-présidente (1923-1925) et présidente (1925-1927).

12.- Elodia Ballivián de Ligerón

Professeure normalienne née à La Paz en 1892, elle travailla en tant que Proviseure dans un lycée à Oruro. Plus tard, son travail réalisé à l’école « Vicenta Juaristi Eguino » en tant que Proviseure fit sa renommée. Elle fut l’un des membres fondateurs de l’Athénée Féminin, ainsi que d’autres organisations telles que l’ « Unión Femenina de Educadoras », et le « Centro Hispano Americano ».

Le 27 mai 1928, en hommage aux héroïnes de la « Coronilla » (voir annexe n°35), elle présenta un projet à l’Assemblée à travers le député Corvera Zenteno, pour créer la « Fête des Mères ».

Elle fonda une « École Nocturne pour ouvriers », et y travailla pendant quatre ans.

Pendant la Guerre du Chaco, elle organisa le « Courrier au soldat » afin d’envoyer des lettres d’encouragement aux soldats qui étaient au Front.

Elle fonda deux revues féminines: Aclis et La Paz.

La médaille « Inca de Oro » lui fut attribuée par son travail « Devoirs de la Femme Bolivienne », ainsi que la médaille d’or de l’« Union Panaméricaine » à Lima, Pérou en raison de son travail américaniste.

Elle publia quelques livres de théâtre pour enfants.

Elle contribua également à la fondation de plusieurs bibliothèques.

Elle fut élue conseillère municipale en décembre 1947 à La Paz.

13.- Elvira Benguria de Knaudt

Née à La Paz, elle fut chroniqueuse de la revue Ideal Femenino en 1922. Elle étudia à l’Université Mayor de San Andrés, et obtint une licence en Pharmacologie.

Elle fut membre de l’Athénée Féminin.

14.- Carmen Sánchez Bustamante[6]

Sœur de María Luisa Sánchez Bustamante, elle fut l’un des membres fondateurs de l’Athénée Féminin. En juin 1924, elle voyagea en Europe, et devint par conséquent membre correspondant de l’organisation avec la mission de mettre en contact l’Athénée Féminin avec les féministes européennes. En septembre 1924, alors qu’elle se trouvait à Buenos Aires avant son départ en Europe, elle contacta les dirigeantes des sociétés féminines argentines qui réalisaient des œuvres de charité et les mit en contact avec l’Athénée Féminin.

15.- Eduviges Garaizabal v. De Hertzog[7]

Proviseure de l’École Normale Supérieure de Sucre, elle fut également professeure du « Liceo de Señoritas » de La Paz.

Membre fondateur et actif de l’Athénée Féminin, elle était un des membres les plus dynamiques de ce dernier. Elle participa avec Ana Rosa Tornero (voir annexe n°7) à la Seconde Conférence Panaméricaine des femmes à Lima en 1924 où elle présenta quatre projets: développement de l’éducation secondaire des femmes, le droit de vote des femmes, la création d’une Banque Protectrice des femmes travailleuses et l’alphabétisation des indigènes.

Elle était la mère d’Enrique Hertzog, Président de la Bolivie (1947-1949) pendant la période du « Sexenio » (dernier essai de l’oligarchie pour prendre le pouvoir avant la révolution de 1952).

16.- Leonor Díaz Romero

Poétesse née à La Paz. Elle laissa beaucoup de poèmes qui sont encore inédits, ainsi qu’un livre intitulé Los poemas de la espera.

Son poème le plus connu fut « Ambition » dont la dernière strophe finit ainsi:

« No hallaste tregua, ni hallaste límite.

Más que ambición, tu empuje te elevó tanto

Que para soñar de nuevo, juntas morirían

Fuerza, libertad, ambición y gloria.

Hasta allí corazón, llegaste al límite! »

Elle fut membre de l’Athénée Féminin et publia plusieurs de ses poèmes dans la revue de cette organisation: Eco Femenino.

Membre de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique en 1936, elle était, avec Alina Ballón (voir annexe n°23) Directrice d’Art et de Publicité de cette organisation à La Paz de 1936 à 1938.

17.- Quica Estenssoro

Poétesse et écrivaine née à La Paz, elle était mariée à Carlos Salinas Aramayo, homme politique qui fut assassiné dans des conditions tragiques à Chuspipata, le 20 novembre 1944, après avoir participé à une conspiration contre le gouvernement de Gualberto Villarroel.

En 1925, elle publia un livre de contes Violetas de Oro.

Elle édita plusieurs articles et poèmes dans divers journaux et revues du pays dont Eco Femenino, revue publiée par l’Athénée Féminin, organisation à laquelle elle appartenait.

18.- Amalia Villa de La Tapia

Première aviatrice bolivienne, elle naquit à Potosí et fut éduquée à Lima, au Pérou. Elle obtint sa licence de professeure normalienne en 1917. En 1921, elle accéda à l’école d’aviation civile dans un village près de Lima alors que dans la plupart des pays de l’Amérique, l’aviation se trouvait encore en pleine période d’essai. Après un an d’apprentissage, elle obtint son permis d’aviatrice, le 16 mars 1922. Pour cette occasion, les membres du Centro Artistique et Intellectuel de Femmes d’Oruro et rédactrices de Feminiflor lui dédièrent plusieurs articles pour la féliciter et valoriser son exploit, puisqu’elle était la première aviatrice femme de l’Amérique du Sud[8].

En 1923, elle retourna en Bolivie où elle réalisa une campagne de démonstration et d’enseignement sur l’aviation militaire, civile et sportive.

Elle fut membre de l’Athénée Féminin.

En 1927, elle perfectionna ses études d’aviation à Paris, à l’école « Le Crotoy ». De retour en Amérique, elle s’arrêta à Buenos Aires où elle fonda le premier Club de planeurs « Jorge Nuvery ».

Rentrée en Bolivie dès 1931, elle commença une campagne pour que l’aéromodélisme soit enseigné dans les écoles. Ainsi, au début des années 1940 elle présenta une première exposition d’aéromodélisme qui, le 16 juillet 1944, fut exposée dans tout le pays.

Elle fonda et finança avec ses propres moyens le premier Club d’aéromodélisme « Rafael Pabón ».

Le 18 juin 1958, elle fut incorporée à l’armée de l’air avec le grade de capitaine. En 1965, elle acquit le grade d’officier majeur.

En dehors de toutes ces activités, elle était professeure de langues, de musique et d’apiculture. Elle contribua à la fondation du premier musée d’aéronautique.

Elle publia ses ouvrages Aeromodelismo, Simón Bolívar y Bolivia, et Horas Cívicas.

19.- Emma Perez del Castillo de Carvajal

Journaliste née à La Paz en 1891, elle voyagea beaucoup. Elle fit des études de littérature et de sociologie à La Sorbonne.

Lorsqu’elle se trouvait en Bolivie, elle habitait à la campagne où elle fonda plusieurs écoles dans lesquelles elle donnait des cours aux paysans.

En 1911, elle fut la première femme admise à la Société Géographique de La Paz. En 1912, lorsqu’elle se trouvait à Buenos Aires, elle participa à un concours littéraire où elle présenta plusieurs contes pour lesquels elle gagna le premier prix. En 1923, elle obtint dans cette même ville, la distinction honorifique « La Flor Natural ». En 1920, elle eut à sa charge la section féminine de la revue argentine Atlántida.

Membre fondateur de l’Athénée Féminin, elle en fut la Présidente pendant plusieurs périodes. Elle fut également une des fondatrices et directrices de la revue Eco Femenino. Elle écrivit dans plusieurs revues boliviennes telles que Campanas y campanadas, Bohemia et dans les revues argentines Lea, Charlas Femeninas, Monde Argentin et Vida Nueva.

En 1924, elle participa en tant que déléguée de la Bolivie à la Seconde Conférence Panaméricaine de femmes à Lima.

Pendant la Guerre du Chaco, elle organisa des cours de secourisme.

Elle était membre de la « Société de Bienfaisance des dames ». Elle fonda la Société Saint Vincent de Paul de Cochabamba et une société littéraire nommée « El puñado de rosas » (« La poignée de roses »).

En 1944, elle fut élue Présidente de la Federation de Sociétés Culturelles Féminines.

20.- Isabel B. v. de Haillot

Professeure née à La Paz, elle fut organisatrice et proviseure de l’école « Lindaura Campero ». Un des membres fondateurs de l’Athénée Féminin, elle en fut la secrétaire de 1925 à 1927 et la collaboratrice de la revue Eco Femenino. Elle assista en tant que déléguée au Premier Congrès de femmes à La Paz en 1929.

En 1944, elle fut élue vice-présidente de la Fédération de Sociétés Culturelles Féminines.

21.- Cristina Iturralde de Zalles

Intellectuelle et écrivaine née à La Paz, elle était membre actif de l’Athénée Féminin. Elle collabora également avec la revue Aspiración.

Elle assista au Premier Congrès de « Protection de l’Enfance » à La Paz en 1925.

Elle fut chargée de la commission Presse et Propagande de la Fédération de Sociétés Culturelles Féminines en 1944.

22.- Fidelia Corral Zambrana de Sánchez

Éducatrice et écrivaine, née à Cochabamba, elle fut fondatrice et Proviseure de plusieurs écoles: « Sucre » et « Heroínas » à Quillacollo (province du département de Cochabamba), « Sara Ugarte », « Mariano Baptista » et « San Alberto » à Cochabamba.

Elle fut membre de l’Athénée Féminin dont elle fut la représentante au Premier Congrès de Protection de l’Enfance en 1925. En tant que journaliste, elle collabora avec plusieurs journaux de La Paz et de Cochabamba.

Elle fut Directrice de la revue Por la Raza, organe de diffusion de la Croix Rouge départementale de Cochabamba, dont elle était membre. Elle fut également présidente des « Legiones Juveniles » et directrice du journal Opinión Nacional fondé en 1929.

Membre de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique, elle était la secrétaire de cette organisation à Cochabamba. Elle participa au Premier Congrès de cette institution en novembre 1936. À l’occasion de cet événement elle se retira du Congrès ainsi que de l’institution en raison des désaccords qui avaient surgi par rapport aux orientations anti-cléricales que le Congrès avait prises. En effet, la Présidente de la Légion de Sucre s’était plaint des attaques qu’avait reçues l’institution dans cette ville de la part des prêtres dans le journal catholique El Lábaro. L’ensemble du Congrès vota pour la condamnation de ces attaques. Fidelia Corral se montra en désaccord avec cette condamnation et défendit la religion catholique et le clergé. Des conflits surgirent au sein Congrès, d’où finalement elle se retira en condamnant l’orientation soi-disant « communiste » prise par le Congrès, en faisant référence à la présence de la dirigeante ouvrière, Angélica Azcui (voir annexe n°24)[9].

En 1949, elle fut Présidente du « Control Femenino » du « Partido Unión Republicana Socialista » (PURS).

23.- Alina Ballón

Artiste née à La Paz, elle étudia au Conservatoire National de Musique de La Paz et obtint le titre de professeure de piano et de violon. Elle continua ses études à Buenos Aires où elle reçit le titre de concertiste.

Poétesse, écrivaine et critique d’art, elle obtint plusieurs prix de poésie dans des concours nationaux et internationaux.

Elle fut membre de l’Athénée Féminin, du « Conseil National de Femmes » de Bolivie, membre honoraire de la Société d’Artistes et Écrivains du Pérou, membre fondateur de la « Peña de Artistas y Escritores » de La Paz, membre fondateur du Centre Culture bolivien-égyptien.

Sportive, elle obtint le titre de championne de tennis pendant 10 années consécutives de 1932 à 1942.

En 1934, elle faisait partie intégrante du Comité d’Action Féministe.

Membre de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique en 1936, elle était, avec Leonor Díaz Romero (voir annexe n° 16) Directrice d’Art et de Publicité de cette organisation à La Paz de 1936 à 1938.

Elle publia deux livres de poèmes: Adolescencia et Vestigios de sombra.

24.- Angélica Azcui

Artiste et intellectuelle, elle fut l’une des premières dirigeantes ouvrières femme. Elle commença sa carrière artistique en 1922 avec la déclamation et plus tard, en 1930 elle continua avec le théâtre. En 1941, elle travailla dans la compagnie « Tiahuanacu » de Francisco Alvarez García y Gandelman, qui réalisa une tournée dans tous les pays sud-américains

En 1929, elle participa en tant que déléguée de la Fédération du Travail au Premier Congrès de Femmes à La Paz. A cette occasion, elle présenta un travail sur les organisations ouvrières.

Elle fut membre de l’Athénée Féminin et de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique de La Paz.

Elle défendit vaillamment les droits ouvriers et les droits des femmes en général.

25.- Laura Córdova

Membre correspondant de l’Athénée Féminin à Potosí, elle fut également Directrice de la revue féminine/féministe Venas de Plata en 1924.

26.- Modesta Sanjinés

Née à La Paz en 1832, elle étudia dès son plus jeune âge la musique et les lettres, et se consacra au piano. Elle publia deux ouvrages littéraires Las dos caras et El Hijo del Cóndor. Elle composa de même plus de 50 pièces musicales: des compositions pour piano et des chansons dont la plus célèbre est « La brisa de Uchumachi ».

Elle fut professeure de langues ; elle maîtrisait l’anglais et l’italien.

Elle dirigea la revue pour femmes El Jardincito de María de 1874 à 1876.

Elle voua une grande partie de son temps à des œuvres de bienfaisance: elle s’occupait des malades dans les hôpitaux, les hospices, et les asiles. Elle finança une section de l’hôpital « Loayza ». Elle visitait également les prisonniers.

Elle mourut à Pau en France en 1887. Sa dépouille fut transportée à Paris. Le Ministre Plénipotentiaire de l’époque, Aniceto Arce et la colonie bolivienne de la France honorèrent ses obsèques.

27.- Carolina Jaimes Freyre

Écrivaine et poétesse péruvienne, née en 1849, elle devint Bolivienne par son mariage avec Julio Lucas Jaimes. Elle fut la mère des poètes boliviens Ricardo et Raúl Jaimes Freyre.

Elle publia plusieurs ouvrages dont: Pizarro et Carmen Silva. Elle obtint un premier prix littéraire à Lima pour le premier. Elle collabora avec le journal publié par son père El Tacora, et dans la revue féminine argentine La Mujer.

Elle dirigea la revue féminine El Album à Sucre à partir de 1889.

28.- Adela Zamudio[10]

Née en 1854, elle est une des poétesses les plus célèbres du pays. Autodidacte, elle fut professeure dans plusieurs écoles et lycées du pays.

Son poème le plus connu s’intitule « Nacer Hombre» (« Naître Homme ») et dénonce l’injustice des différences de conditions entre les hommes et les femmes. Une des strophes les plus célèbres dénonce le fait que les femmes cultivées ne pouvaient pas participer à la vie politique du pays, alors que les hommes analphabètes le pouvaient:

« Una mujer superior

en elecciones no vota,

y vota el pillo peor

(permitidme que me asombre)

Con tal que aprenda a firmar

puede votar un idiota,

porque es hombre. »

Elle signait tous ses poèmes et ouvrages avec le pseudonyme de « Soledad ».

En 1887 fut publié à Buenos Aires un tome de ses premiers poèmes Ensayos Poéticos. Ensuite sa collection de poèmes Ráfagas fut publiée à Paris.

Elle écrivit et publia également des livres de contes et de nouvelles dont on peut citer, entre d’autres: Intima, Noche de Fiesta, Inundación, El vértigo, El Diablo Químico, etc.

Elle se voua également au domaine de la peinture en tant que peintre.

En 1926, elle fut couronnée publiquement par le gouvernement de Hernando Siles en qualité de grande intellectuelle et illustre poétesse de la Bolivie et des Amériques.

Elle mourut le 2 juin 1928. Le premier numéro de juillet 1929 de la revue Anhelos lui rendit hommage.

Elle rédigea son propre épitaphe dans lequel on peut lire: « Vuelvo a morar en ignorancia estrella libre ya del suplicio de la vida, allá os espero; hasta seguir mi huella, lloradme ausente pero no perdida. »

29.- María Teresa Solari Ormachea

Professeure et poétesse née à La Paz, elle se voua à la littérature dès sa plus tendre enfance en publiant ses travaux dans la presse.

Elle fut membre de l’Athénée Féminin et Directrice de la revue Eco Femenino pendant quelques mois en 1925.

En 1946, elle fut conseillère civique, puis présidente de l’Union Civique Féminine Bolivienne. En tant que telle, elle organisa en juillet 1946, des manifestations d’agitation dans les rues, avec d’autres femmes réunies dans le Front Démocratique Antifasciste contre le gouvernement de Gualberto Villarroel (1943-1946).

Lorsque le MNR était au pouvoir, elle l’attaqua souvent dans la presse, ce qui lui valut la persécution politique et la ruine économique. Elle évita la prison en se cachant dans l’asile San Ramón qui lui offrit refuge.

30.- María Quiroga Vargas de Montenegro

Poétesse et écrivaine, elle naquit à Cochabamba en 1905. Elle était l’élève d’Adela Zamudio (voir annexe n°28). Elle travailla pendant longtemps en tant que professeure de Littérature et de Philosophie.

Elle remporta un des premiers prix dans les Jeux Floraux de 1923 à Cochabamba, le deuxième prix du concours de contes de la revue Vanguardia en 1930, le premier prix du concours poétique organisé par l’association féminine « Pro-Madre » avec le poème « Hymne à la mère », et le prix « Jasmin d’argent » fut attribué à son poème « Séparation » par la Société des Écrivains et des Artistes de Cochabamba.

Elle fonda et dirigea la revue Anhelos avec Mercedes Anaya de Urquidi (voir annexe n°31).

Elle fut membre du Comité d’Action Féministe à Cochabamba en 1934 et Directrice de Culture de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique de Cochabamba en 1935.

Elle collabora de même dans la presse nationale et dans des revues culturelles à l’étranger. Elle publia le livre Transverberación, dont le prologue fut rédigé par Gregorio Reynolds, ainsi que l’ouvrage Véspero.

Elle appartenait à la Société des Écrivains et des Artistes de Cochabamba et à la Société Géographique de cette ville.

31.- Mercedes Anaya de Urquidi

Écrivaine et spécialiste de folklore, elle naquit à Cochabamba en 1888. Elle était mariée avec José Macedonio Urquidi, avocat, intellectuel et écrivain, auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages dont on peut citer Bolivianas Ilustres (1919). En 1932, il devint membre titulaire de l’Institut Américain de Droit International. Cette institution et la Commission Internationale de Femmes[11] lui demandèrent de répondre à une enquête sur la condition juridique des femmes en Bolivie. Ce travail fut publié en Bolivie en 1937: MACEDONIO Urquidi José Antonio, La Condición Jurídica o Situación legal de la mujer en Bolivia, 3e Édition, Cochabamba, 1937.

Mercedes Anaya fut fondatrice et directrice de la revue Anhelos avec María Quiroga de Montenegro (voir annexe n°30).

Elle fut membre du Comité d’Action Féministe à Cochabamba en 1934 et Directrice d’Action Littéraire de la Légion Féminine d’Éducation Populaire de Cochabamba en 1935.

Elle collabora également avec le journal La Prensa de Buenos Aires, et écrivit dans certaines revues culturelles d’Espagne et du Pérou. Elle est l’auteure des ouvrages suivants: Poemas de Hogar, Evocaciones (1936), Tradiciones y Leyendas del Folklore Boliviano (1937) et Indianismo (1947) qui fut adopté par le Gouvernement comme texte officiel pour les écoles.

Le village de Sipe-Sipe dans le département de Cochabamba, qu’elle décrit dans ses ouvrages, la nomma sa « Hija Predilecta » (« Fille préférée ») et demanda que le nom du village prît le nom de Mercedes en son honneur. L’école principale du village porte son nom.

Elle remporta un des premiers prix dans le huitième Salon du Livre réalisée au Mexique.

Elle fut membre de la Société Géographique et de la Société d’Histoire de la ville de Cochabamba.

32.- Sara Ugarte de Salamanca

Poétesse née à Cochabamba en 1866, elle était mariée avec Daniel Salamanca, qui fut Président du pays de 1931 à 1934 et qui mena la Bolivie à la Guerre du Chaco (1932-1935) contre le Paraguay.

Elle écrivait sous le pseudonyme de « Clora ».

Elle fonda et dirigea le journal féminin Nueva Aurora à Cochabamba.

33.- Leticia Antezana de Alberdi

Née à Cochabamba, elle fut membre fondateur de l’Athénée Féminin, et Présidente de la Conférence de Dames de Saint Vincent de Paul à partir de 1923, ayant été réélue à cette charge de manière périodique pendant 42 ans. Elle participa au Congrès sur la Protection de l’Enfance en 1925. Elle fut fondatrice de la « Liga de la Defensa de la Moral » en 1940, fondatrice et Présidente Honoraire à vie de la « Fédération de femmes de ménage Catholiques », Présidente de l’Action Catholique Bolivienne de 1948 à 1950. Elle fut également la deuxième vice-présidente de la Confédération Nationale d’Institutions Féminines de 1958 à 1960, et sa présidente de 1960 à 1961. Elle fut également membre actif de la Croix Rouge bolivienne.

34.- Martha Mendoza

Journaliste, poétesse et professeure, née à Llallagua près de Potosí, elle était la fille du poète Jaime Mendoza. Elle passa la plus grande partie de son enfance à Sucre. Elle suivit des cours à l’École Normale Supérieure de Sucre, où elle obtint le titre de professeure normalienne. Elle fut la fondatrice de la première école à Villamontes, et fut également Proviseure de plusieurs écoles à Vallegrande, Santa Cruz, Potosí et La Paz, où elle fonda l’école “Natalia Palacios”. Elle fut également Directrice du District Scolaire.

Elle fut une journaliste très active. Ses articles furent publiés dans les journaux de Sucre La Industria et La Capital, et dans plusieurs journaux de La Paz.

35.- « Héroïnes de la Coronilla »

Les « héroïnes de la Coronilla » étaient un groupe de femmes de Cochabamba qui sacrifièrent leur vie pour défendre leur ville contre les troupes royalistes dirigées par Goyeneche, le 12 mai 1812, lorsque celui-ci et ses troupes décidèrent de réprimer le soulèvement qui avait eu lieu dans cette ville. Des négociations furent tentées avant l’arrivée de Goyeneche, qui réclama les principaux dirigeants de la rébellion. La ville et surtout les femmes refusèrent cette offre et s’organisèrent pour la résistance. Elles se réunirent dans la colline de San Sebastián et attendirent l’arrivée de troupes qu’elles affrontèrent. Toutes périrent au combat.

Un monument fut érigé sur colline à l’initative de Sara Ugarte de Salamanca (voir annexe n°32). En hommage à ces femmes, la Fête des Mères en Bolivie a été fixée le 27 mai à l’initiative de Elodia Ballivián de Ligerón (voir annexe n°12).

36.- Juana Azurduy de Padilla

Née à Chuquisaca le 8 mars 1781, elle fut admise au Monastère « Santa Teresa » de Sucre en 1797, à l’âge de 16 ans, contrainte par sa mère. Cependant, elle quitta le Monastère assez vite. Elle se maria avec Manuel Ascencio Padilla en 1805. Elle participa à des guerres d’Indépendance en luttant dans les combats comme n’importe quel homme. Elle combattit dans les batailles, accompagnée de 25 autres femmes.

Le 13 août 1816, le gouvernement de Buenos Aires lui attribua le grade de « Teniente Coronel ».

37.- Simona Josefa Manzaneda

Femme issue des classes populaires, elle naquit à La Paz en 1770. Elle participa au soulèvement produit dans cette ville le 16 juillet 1909 et au soulèvement parti du Cuzco à La Paz en 1814. À la fin de l’année 1816, elle fut condamnée à mort par le Commandant espagnol Mariano Ricaforte, envoyé par le nouveau vice-roi Enrique Pezuela pour réprimer le peuple de La Paz en raison des soulèvements. Ses cheveux furent coupés et elle fut obligée de monter sur un âne qui fit le tour de la place où elle fut flagellée par 50 coups de fouets aux quatre coins de la place. Ensuite, elle fut attachée à un poteau où elle mourut d’un coup de feu dans le dos.

38.- Olga Bruzzone de Bloch[12]

Écrivaine et poétesse née en 1909, elle gagna plusieurs prix littéraires. Elle fut la directrice de la revue féminine Superación, porte-parole de la « Confederación Nacional de Instituciones Femeninas » (« CONIF »), fondée le 11 juillet 1958.

39.- Esther Villalobos Vidal de Carrasco

Née à La Paz, elle était la sœur du poète bolivien Rosendo Villalobos. Elle se maria avec le journaliste et homme de lettres, José Carrasco Jiménez.

Elle entama ses études d’abord à Tacna (Pérou) et les acheva au « Colegio Inglés Católico » de La Paz.

Elle fut Présidente de la Société Protectrice de l’Enfance dans laquelle elle réalisa un travail important au bénéfice des enfants abandonnés. Aux côtés d’Antonia Zalles de Careaga (voir annexe n°40) et en tant que vice-présidente de la Croix Rouge bolivienne, elle déploya une activité permanente pendant la Guerre du Chaco. Elle fit partie de l‘« Asociación Femenina Pro Defensores de la Patria » (« ASFEDEPA ») avec d’autres femmes.

Elle fut également membre de l’Athénée Féminin, occupant la fonction de chef de la section de la Protection au Travail de la femme en 1935 et celle de Trésorière en 1948.

Elle travailla pour le développement de son ancien lycée à travers la réalisation de conférences et des discussions instructives.

40.- Antonia Zalles de Careaga

Née à La Paz, elle fut Présidente en 1927 de la « Sociedad Protectora de la Infancia ».

En 1933, elle fonda l ‘« Asociación Femenina Pro Defensores de la Patria » (« ASFEDEPA »). Un comité de cette institution se rendit sur la ligne des opérations et des combats pour aider moralement et matériellement les soldats. Ce comité était formé de Raquel Goytia de Sanjinés, Sara de Gutiérrez, Raquel Ichazo de Adriázola, Laura Iturralde, parmi d’autres. De même, elle travailla intensément au sein de la Croix Rouge bolivienne. En 1935, dans une Convention réalisée à Oruro par l’« ASFEDEPA », la réorganisation de la Croix Rouge fut décidée car elle avait été dissoute sans justifications. Elle fut élue présidente du Comité Inter-départemental de la Croix Rouge à La Paz, mais suite à des malentendus elle renonça en laissant la charge au Dr. Juan Manuel Balcázar.

En 1937, elle fut élue Présidente du Conseil National de la Croix Rouge bolivienne, fonction qu’elle occupa jusqu’en 1952, date à laquelle le MNR décida de réorganiser la Croix Rouge en accord avec les Ministères de l’Hygiène et de la Salubrité, du Travail et de la Prévision Sociale tout juste créés.

41.- Jael Oropeza de Perez

Poétesse née à Potosí, elle publia de nombreux poèmes dans des journaux et des revues culturelles. Professeure d’anglais, elle fut aussi la représentante en Bolivie de la revue Mujeres de América fondée et dirigée par Nelly Merino Carvalho à Buenos Aires de 1930 à 1935.

42.- Zoila Viganó Castañón[13]

Née à La Paz, elle obtint sa Licence de Droit et de Sciences Politiques à l’Université Mayor de San Andrés à La Paz en 1933. Elle participa en tant qu’étudiante à la « Révolution de 1930 » qui renversa le président Hernando Siles. Elle fut décorée de la médaille « Défenseur de la Constitution » par le Centre Hispano Américain de Femmes en tant que dirigeante du mouvement universitaire qui contribua à ce renversement. En qualité de déléguée universitaire au début des années 1930, elle réalisa plusieurs communications sur la situation des femmes à Sucre et Potosí. Elle participa également au mouvement universitaire qui conquit la réforme universitaire en 1930.

En 1931, elle organisa un mouvement de jeunesse universitaire à La Paz, pour demander au pouvoir législatif que les droits civils et politiques soient octroyés aux femmes.

Elle devint membre de l’Athénée Féminin en 1932, et devint déléguée de cette organisation devant la Fédération d’étudiants universitaires pour demander au Parlement l’approbation de la Loi de Réintégration des Droits de la Femme.

En 1933, elle devint directrice de la section féminine du journal La Semana Gráfica, ainsi que des sections “Crónicas heroicas”, “Problemas nacionales” et “Cuestiones Sociales”. Elle écrivit également des articles dans d’autres revues et journaux du pays tels que La Gaceta de Bolivia, Apuntes à La Paz, Arte y Trabajo à Cochabamba, la revue Nosotras de Santiago – Chili (1935), la revue Mujeres de América de Buenos Aires (1935). Elle signait souvent ses articles sous les pseudonymes de « Kora » et « Zetavece ».

Pendant la Guerre du Chaco, elle publia l’ouvrage Conflicto Boliviano – Paraguayo à La Paz en 1935, dans lequel elle présenta les droits historiques de la Bolivie sur le territoire du Chaco, ainsi qu’une réclamation pour la libération des prisonniers de guerre boliviens. La vente de cette publication était destinée à l’école des orphelins de guerre. Invitée par le Ministère des Affaires Étrangères, elle donna également des conférences sur les droits de la Bolivie sur le Chaco. De même, pendant le conflit avec le Paraguay, elle fut secouriste dans les hôpitaux d’arrière-garde.

Pendant la guerre, elle forma avec d’autres femmes telles qu’Etelvina Villanueva (voir annexe n°43), María Gutierrez de Medinaceli (voir annexe n°2), le Comité d’Action Féministe, organisation qui réalisa une campagne pour l’obtention des droits civils et politiques des femmes vers la fin de l’année 1934.

Elle réalisa un travail important à Buenos Aires pour la libération des prisonniers de guerre à travers la Confédération de la Paix Américaine et du Congrès Pro Paix.

En 1935 elle fonda l’Union de Femmes Américaines (« UMA ») en Bolivie, dans les villes de La Paz, de Cochabamba et Santa Cruz.

De 1952 à 1955 elle fut présidente de l’Athénée Féminin, organisation dont elle avait assuré la fonction de Secrétaire d’Affaires Juridiques pendant plusieurs périodes.

Lorsque le droit de vote fut octroyé aux femmes le 21 juillet 1952 elle organisa une première manifestation féministe honorée par l’épouse du président.

Elle participa à la réalisation d’un Dictionnaire sur les femmes avec la collaboration de la Suisse.

Elle participa au « Congreso Femenino Hispano-Americano » à Madrid en 1951, où elle présenta une communication sur la situation juridique des femmes boliviennes.

Elle fut élue députée nationale du département de La Paz en 1961 pour le MNR.

En 1963, elle réorganisa l’Union de Femmes Américaines. Elle y fut nommée présidente honoraire à vie.

En 1966, elle fut nommée membre honoraire du Conseil Interaméricain par l’UMA à New York en reconnaissance de son travail en tant que représentante et fondatrice de l’organisation en Bolivie.

En 1971, elle fut invitée à la Première Convention de l’Union de Femmes Américaines à Porto Rico, où elle présenta une communication sur la situation légale des femmes en Bolivie.

En 1972 elle fut proclamée « Femme bolivienne américaniste », et l’Athénée Féminin lui attribua un diplôme d’honneur en reconnaissance de son travail pour le progrès des femmes et l’union des pays d’Amérique.

En 1983, elle fut nommée « Femme des Amériques » par l’UMA à New York.

43.- Etelvina Villanueva[14]

Bolivienne de mère et par alliance, elle habita en Bolivie pendant plus de 49 ans. Née à Lima en 1897, elle fit ses études à l’École Normale Supérieure de cette ville et arriva en Bolivie en 1916. Elle devint professeure et proviseure de plusieurs écoles et lycées, à Potosí et Oruro.

Elle fit partie du Comité d’Action Féministe en 1934 avec María Gutierrez de Medinaceli (voir annexe n°2) et Zoila Viganó Castañón (voir annexe n°42), entre autres.

En 1935, elle fonda et dirigea la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique en Bolivie. Elle présida le premier Congrès de cette institution à Cochabamba le 12 novembre 1936. Elle fut directrice de la revue de cette organisation: Despertar.

Elle fut membre de l’Athénée Féminin et de plusieurs autres organisations féminines.

En 1943 elle fonda le Service Auxiliaire Féminin, dépendant du Ministère de la Défense. En 1946, elle fut nommée Chef National du Service Auxiliaire Féminin (SAF), et réalisa un travail technique et éducatif de formation dans les lycées secondaires et professionnels de jeunes femmes. Il s’agissait de former des « Brigades Féminines » en cas de guerre: elles devaient conduire les voitures, assurer les services de communication, porter secours et assistance, et offrir leurs services auxiliaires d’aviation. Des cours de pilotage pour femmes furent organisés dans cet objectif.

En 1945 elle fonda l’Association Interaméricaine de Femmes.

En 1945, son travail en faveur des femmes fut reconnu par l’attribution du titre de « Custodia de los Derechos de la Mujer Americana » par l’institution « Custodia de América » du Panamá.

En 1953, elle publia une anthologie de poésies féminines intitulée Ronda Femenina de América. Elle publia également un recueil de poèmes, Siembra, en 1939.

44.- Aida Ballón Sanjinés

Poétesse née à La Paz, elle était très célèbre dans le pays pour ses déclamations.

45.- Yolanda Bedregal de Conitzer

Née à La Paz, elle fut une des poétesses les plus célèbres de la Bolivie. Elle était la fille de l’écrivain Juan Francisco Bedregal et de Carmen Iturry.

Durant sa jeunesse, elle se consacra à la sculpture.

Elle fut professeure d’histoire de musique à l’université et au Conservatoire National de Musique.

Plusieurs de ses poèmes furent traduits en anglais, en allemand, en portugais en bengali, en hongrois, en suédois et en norvégien.

Yolanda était également une spécialiste du folklore bolivien et publia plusieurs articles dans des revues culturelles sur les coutumes typiques de la Bolivie. Elle publia plusieurs ouvrages: Naufragio, Poemar, Ecos, Almadia, Del mar y la ceniza, Alegatos y Antología et Nadir. Deux d’entre eux furent traduits en allemand par son époux.

46.- Margarita Nuñez del Prado

Née à La Paz, ses déclamations poétiques la rendirent célèbre. Le gouvernement lui offrit une bourse pour qu’elle approfondisse ses études de déclamation en Europe alors qu’elle était très jeune.

Elle étudia à l’École des Services Sociaux de La Paz et obtint le diplôme de travailleuse sociale.

Elle laissa de côté la déclamation pour se consacrer entièrement à son travail.

En 1944, elle fut chargée de la Commission d’Assistance Sociale de la Fédération des Sociétés Culturelles Féminines.

47.- Aida Carvajal

Poétesse, née à Cochabamba, elle étudia à l’Institut de Commerce de sa ville et devint secrétaire commerciale. Elle devint présentatrice de radio, mais elle était surtout célèbre pour ses déclamations.

Elle milita au sein du MNR.

En 1964, elle fut la première femme à faire partie de la direction de la Banque Centrale.

48.- Yolanda Pando Zalles

Concertiste et professeure de piano, elle naquit à La Paz.

Elle suivit ses premiers cours de piano sous la direction de Pietro Burno. En 1924 elle se spécialisa à New York dans l’enseignement du piano aux enfants. En 1926, elle partit étudier en France, à l’Ecole Normale Supérieure de Musique, et obtint le titre de professeure de piano. Elle retourna en Bolivie en 1930, où elle créa une école. En 1942 elle obtint une bourse de l’« Institute of International Education » pour dispenser des cours de spécialisation au « Teacher’s College » de l’Université de Columbia et à la « Juilliard School of Music » de New York.

49.- Julia Reyes Ortiz de Canedo

Professeure et journaliste, elle naquit à La Paz en 1881. Elle était la fille de l’écrivain Félix Rosa Reyes Ortiz et de Adela Cabrera, sœur du docteur Ladislao Cabrera, un des principaux défenseurs de la ville de Calama pendant la Guerre du Pacifique (1879 – 1883).

Elle commença sa carrière de journaliste dans le journal de La Paz, El Siglo Industrial. Elle fonda et dirigea la section féminine du journal La República, et fut chargée de la section « Inquietudes Femeninas » du journal La Razón en 1925. Elle rédigea des articles dans les journaux El País et Los Tiempos de Cochabamba.

Elle fut professeure de Philosophie à l’université de Cochabamba.

Elle fonda également le Lycée « La Paz » avec Lola Ruck.

Elle fut un des membres fondateurs de l’Athénée Féminin.

À Cochabamba elle fut la première femme à être élue membre du conseil de la Société d’Écrivains et d’Artistes. Elle fut la fondatrice de l’Académie « Man Césped » dans cette ville.

En 1926 elle fonda la revue culturelle Ilustración Artística et plus tard, en 1930, la revue Las Horas.

Elle fut invitée à plusieurs congrès internationaux dont on peut citer entre autres: le Congrès International de journalistes qu’eut lieu à Génève en 1959, au Congrès « Pro Paix Universelle » réalisé à Lausanne, et au Congrès de Paris qui traita du problème de la destruction de la bombe atomique.

50.- Gloria Serrano (Rosenda Caballero de Crespo Gastelú)

Rosenda Caballero de Crespo Gastelú, plus connue par son pseudonyme “Gloria Serrano”, était une journaliste et écrivaine née à La Paz. Elle avait fait ses études à l’Ecole Normale Supérieure de Sucre et obtint le titre de professeure normalienne.

Elle collabora depuis 1929 dans la section littéraire du journal La Razón, dans les revues Mujeres de América, La Gaceta de Bolivia, Variedades, Mundo Uruguayo de Montevideo et dans les journaux El Comercio et El Sol de Cuzco.

Elle publia plusieurs livres dont: Jirones Kollavinos, Tierras del Kosko.

Elle réalisa plusieurs conférences et discussions culturelles.

51.- Cira Aguayo[15]

Membre du Comité d’Action Féministe de Cochabamba en 1934. Elle fut également la présidente de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique de Cochabamba en 1935, et la Directrice des « Droits féminins » de l’Union de Femmes Américaines de Cochabamba.

52.- Elvira Delgado Mantilla de Bedregal

Professeure normalienne et écrivaine née à La Paz, elle fut Proviseure de plusieurs écoles. Elle fut la fondatrice et Proviseure de l’école « Víctor Muños Reyes » en 1944.

Elle participa en 1929 au premier Congrès National de femmes organisé par l’Athénée Féminin, en présentant un communiqué sur le « Sentimentalisme ».

Elle fut membre de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique et rédactrice en chef du journal de cette organisation Despertar.

En 1948, elle fut déléguée de l’Athénée Féminin devant l’Assemblée des Sociétés Culturelles, présentant un travail d’études sur les « Droits Politiques de la Femme ».

Elle appartint et collabora dans plusieurs institutions civiques et culturelles. Elle fut présidente du Comité Féminin « Pro Cultura » ; vice-présidente de l’« Ateneo Pedagógico Boliviano » ; ancienne présidente de l’Athénée Féminin ; membre actif de la « Agrupación Interamericana de Mujeres » ; ancienne Secrétaire de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique et directrice de l’Action Sociale de cette organisation ; membre de la « Unión Sindical de Maestros », promotrice de la « Oficina de la Mujer », membre de la « Peña de Escritores y Artistas de Bolivia », et fondatrice de la « Unión Femenina de Educacionistas » en 1933.

Elle publia plusieurs livres d’éducation et de Droit International, ainsi que des ouvrages littéraires tels que Mi Verdad (1945) et Huellas (1950).

53.- Rebeca Brito Salazar

Écrivaine née à Sucre. En 1930 elle publia des articles sur les droits des femmes.

Elle fut membre de la Société Géographique de Sucre. Elle fut Directrice de la Bibliothèque Nationale, du Musée de Sucre, et membre de l’Association de journalistes de cette ville.

54.- Isabel Mendoza

Poétesse née à Sucre, elle était la sœur du poète Jaime Mendoza. À la mort de ses parents il habita avec lui en se consacrant à la littérature et à l’éducation de sa nièce Martha Mendoza (voir annexe n°34).

Elle mourut en 1944.

55.- Mercedes Rodríguez[16]

Membre du « Comité de Acción Feminista de Cochabamba » en 1934, elle fut également la Directrice de l’Action Mutualiste de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique de Cochabamba en 1935.

56.- Amelia Chopitea

Née à Colquechaca dans la province de Potosí, elle s’éduqua à Sucre. Elle réalisa des études de médecine à l’Université San Francisco Xavier de Sucre. Elle fut la première femme en Bolivie à obtenir le titre de médecin chirurgien en 1925. Le gouvernement bolivien lui octroya une bourse pour qu’elle réalise sa spécialisation à Paris.

Elle participa à la Convention organisée par l‘« Asociación Femenina Pro Defensores de la Patria » (« ASFEDEPA ») réunie à Oruro en octobre 1934.

En tant que présidente de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique à Oruro en 1935, elle fit construire le Pavillon pour Enfants dans l’Hôpital Municipal d’Oruro en 1936.

57.- Paz Nery Nava Bohorquez

Poétesse, spécialiste de l’éducation, et travailleuse sociale, née à Uncía dans la province de Potosí. Elle réalisa ses études primaires et secondaires à Oruro. Elle étudia à l’Institut des Sciences de l’Éducation dépendant de l’Université San Francisco Xavier de Sucre et devint professeure normalienne en 1934. Elle étudia également à l’Ecole Nationale de Service Social en étant une des premières élèves de cet établissement et obtenant le titre de travailleuse sociale en 1948.

Elle prit des cours de spécialisation en Psychologie, Sociologie et Diététique.

En 1960 elle reçut une bourse de Nations Unies pour étudier à Santiago, Chili dans le « Centro de Formación de Especialistas de la Educación ».

Elle fut présidente de l’« Unión Femenina de Educadoras », présidente conseillère de l’Athénée Féminin, membre fondateur du groupe « Fuego de Poesía », présidente de la « Asociación Nacional de Asistentes Sociales » en 1963. Elle fut membre de la direction de la « Asociación de Autores de Textos Didácticos ». Elle fut également la fondatrice du « Círculo Femenino de Cultura » en 1963, et des « Centros de Intercambio Cultural Boliviano-Uruguayo » et « Boliviano-Guatemalteco ».

Elle publia plusieurs livres dont on peut citer: Silabario de Sueños (1957), Lenguaje funcional en la escuela primaria (1959). Elle fut correspondante de la revue Lírica Hispánica de Caracas, Venezuela.

Elle reçut des diplômes en reconnaissance de son travail par l’Athénée Féminin, la « Unión Femenina de Educadoras », et de l’école « Guatemala » où elle était Proviseure.

58.- Raquel Carmona[17]

Membre fondateur de l’Athénée Féminin, elle fut fut la pro secrétaire de cette organisation en 1924, et la trésorière en 1925.

Elle fut également la directrice de culture de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique de Potosí en 1935.

Elle fut chargée de la commission de professeurs de secondaire dans la Fédération de Sociétés Culturelles Féminines en 1944.

59.- Elvira Ortiz de Chávez[18]

Poétesse, professeure de musique et femme d’une vaste culture, née à Trinidad, elle vécut toute sa vie à Santa Cruz.

Elle était la mère de Ñuflo Chávez, un des principaux dirigeants du MNR et vice-président de la Bolivie en 1956.

“Santa Cruz” est l’un de ses poèmes les plus célèbres pour lequel elle remporta un prix dans un concours littéraire.

Elle est l’auteure de plusieurs écrits en prose et de pièces de théâtre dont El Orgullo y la Humildad, pièce en vers qui fut représentée dans les théâtres.

Elle fut également Proviseure de la « Escuela Profesional de Señoritas » de Santa Cruz, et professeure de piano au Conservatoire de Musique.

Elle fut également la fondatrice et directrice pendant plusieurs années, de l’école de Beaux Arts de l’Université « Gabriel René Moreno » de Santa Cruz.

Elle publia le livre Poesías y canciones escolares. Elle dirigea également la section féminine du Diario Popular (1936).

Membre de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique de Santa Cruz, elle était la directrice de Presse et de Propagande de cette organisation en 1935.

Elle fut co-fondatrice de la « Liga Femenina Internacional » avec Blanca Catera de Herrera.

60.- Luisa Mendoza[19]

Membre de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique de Cochabamba en 1935, elle était la Directrice d’Action Juridique de l’organisation.

Elle fut également membre de l’UMA de Cochabamba en 1935, où elle était chargée de la section « Pro législation sociale de la femme ».

61.- Rosa Morales Guillén[20]

Membre de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique de Cochabamba en 1935, elle était la Directrice de la Bibliothèque de l’organisation.

Elle fut également membre de l’UMA de Cochabamba en 1935, où elle était chargée de la section « Liens avec les ouvriers ».

En tant que membre des Commandos Féminins du MNR, elle se présenta candidate du parti aux élections municipales de la ville de Cochabamba en 1947.

62.- María Josefa Saavedra[21]

Professionnelle Bolivienne née à La Paz. Nièce de Bautista Saavedra, président de la Bolivie de 1920 à 1925. Elle réalisa ses études supérieures à l’Université Mayor de San Andrés de La Paz, obtenant la licence de Droit en 1925.

Elle fut professeure de Droit Romain à cette même Université et publia un Manuel de Droit Romain, ainsi que plusieurs articles dans la presse.

Elle appartint à plusieurs institutions culturelles féminines, dont l’« Asociación de Mujeres Universitarias ».

63.- María Tubert de Estebán[22]

Présidente de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique de La Paz en 1935, elle fut présidente du « Comité Femenino Pro Cultura » et représentante de celui-ci dans la Fédération de Sociétés Culturelles Féminines en 1944.

64.- Marina Lijerón Baldivia

Née à La Paz, elle étudia le Droit à l’Université Mayor de San Andrés, et obtint la licence de Droit en 1943.

Elle fut secrétaire générale de l’Athénée Féminin en 1936.

Elle fut déléguée universitaire au IV Congrès Universitaire réuni à Sucre en 1938. Elle collabora à la radio « Illimani » de La Paz pendant les années 1930 et 1940 en créant le programme « Paroles à la Femme ». Elle fut de même présidente du Comité Permanent « Pro Derechos Políticos de la Mujer » à La Paz en 1938. Elle fut également fondatrice de la revue Nosotras en 1939.

Elle participa en tant que représentante de la Bolivie à la Commission Interaméricaine de Femmes réunie à Buenos Aires en 1949.

65.- Antonieta Suarez Dupleich de Taechsler

Née à Oruro, elle fut la fondatrice de la première école d’aveugles dans le pays.

Depuis son adolescence elle montra une inquiétude envers les aveugles. Elle étudia le système Braille pour apprendre à lire et à écrire aux aveugles. Elle apprit à jouer au piano, à la guitare et à d’autres instruments à travers le tact.

Avec l’aide de la société d’Oruro elle fonda la première école pour aveugles en Bolivie en avril 1932 où se donnaient des cours gratuitement. Plus tard, la Préfecture du Département et la Municipalité lui accordèrent des subsides pour soulager la mauvaise situation économique de l’école.

66.- María Angélica Panozo de Videa[23]

Secrétaire de la Légion Féminine d’Éducation Populaire Amérique de La Paz en 1935. En 1944, elle était chargée de la commission de Prévision Sociale dans la Fédération de Sociétés Culturelles Féminines.

67.- María Frontaura Argandoña de Illanes

Née à Potosí, elle fut éduquée à Sucre. Elle était mariée avec l’artiste Mario Alejandro Illanes. Elle étudia à l’École Normale Supérieure de Sucre devenant professeure normalienne en 1917.

Éducatrice, journaliste et écrivaine elle fut professeure dans plusieurs écoles et se consacra également au folklore bolivien.

Elle fut membre de l’Athénée Féminin à partir de 1935.

Elle réalisa plusieurs conférences sur l’importance des indigènes pour le progrès de la Nation.

68.- Natty Peñaranda de Guillén Pinto

Écrivaine, professeure normalienne et spécialiste du folklore née à La Paz. Elle était mariée avec Alfredo Guillén Pinto, professeur et écrivain.

Elle fut Proviseure de plusieurs écoles et lycées, dont les écoles pour indigènes « Núcleo Indigenal de La Paz », « Núcleo Indigenal de Caquiaviri Alfredo Guillén Pinto ». Elle fut également la fondatrice et proviseure de l’école « 1° de Mayo ». Elle partit vivre à Buenos Aires, où elle fut professeure de psychopédagogie à l’école « Jesús María ».

Elle publia plusieurs ouvrages dont Utama qui reçut le prix de meilleur roman de l’année, Mina roman social, Pacha Ajayu roman folklorique, et El Cerebro Instrumento Creador, ouvrage didactique.

Elle collabora dans plusieurs journaux de La Paz, et dans El Universal de Caracas, Venezuela. Elle collabora également aux revues féminines Superación et Nuestra Revista.

Elle fut membre de plusieurs institutions féminines culturelles dont l’Athénée Féminin, la « Unión Femenina de Educadoras », le « Círculo Femenino de Cultura Hispánica », « Mesa Redonda Panamericana », « Círculo Cultural Boliviano Americano de Damas ». Elle fut également membre d’organisations féminines à l’étranger telles que l’« Ateneo Paula Albarracín de Sarmiento » et l’ « Asociación Democrática Latino-Americana » de Buenos Aires.

69.- Leticia Fajardo de Perelman

Écrivaine et poétesse née à Oruro, elle étudia à l’Université Technique où elle obtint la licence de Droit. Elle travailla comme conseillère juridique dans la Fédération Nationale d’Avocats de Bolivie.

Elle publia plusieurs livres dont l’ouvrage Pampa, metal y sangre où elle décrit la vie des femmes dans les mines.

70.- Isabel Ugarte de Morató[24]

Conseillère municipale de 1948 à 1949 à Cochabamba. Elle fut candidate du Parti Libéral et du PURS qui avaient formé une coalition.

Elle était liée à la vie culturelle et civique de sa ville.

Elle étudia en France et postérieurement elle travailla dans les activités de l’Alliance Française de Cochabamba.

71.- Alicia D’Arlach de Blanco Galindo[25]

Élue conseillère municipale à Cochabamba en 1947 pour la « Candidatura Cívico-Cristiana » composée par l’« Asociación Femenina Boliviana », « Falange Socialista Boliviana » et la « Liga Electoral Femenina Cristiana ».

Pendant la Guerre du Chaco elle fonda le « Comité Pro Huérfanos de Guerra » et sous sa présidence avec la collaboration des sœurs de la « Cruzada Pontificia » et les mères de « Santa Ana » furent fondés deux orphelinats en 1935 pour filles et garçons respectivement.

En 1947, elle fut déclarée « Fille Prédilecte » du Beni par l’aide qu’elle avait apporté aux sinistrés des inondations que subit le département cette année.

Elle reçut un diplôme par la Municipalité de Cochabamba par son travail humanitaire.

72.- Lindaura Sainz de Ferrufino[26]

Militante du parti d’extrême droite « Falange Socialista Boliviana », elle fut élue conseillère municipale à Cochabamba en 1949. Elle avait été l’une des fondatrices de la Croix Rouge de Santa Cruz.

En tant que conseillère municipale elle travailla pour l’amélioration des prisons et l’alimentation dans les orphelinats.

Elle fut fondatrice de l’« Unión Cristiana Femenina » et du « Comité Pro Cochabamba Femenino ».

Elle reçut en 1985 le prix « Orden del Sol de Septiembre » en reconnaissance de son travail en tant que conseillère municipale.

73.- Clotilde Urioste de Villa

Conseillère municipale élue en 1947 à Sucre, elle appartenait à une des familles les plus aisées de Sucre. Elle consacra sa vie et son argent à des œuvres sociales: elle fit don des terrains pour la construction de la maison d’aliénés de Sucre, et d’autres à l’Église Catholique. Sa participation dans la vie civique, culturelle et d’assistance sociale dans la ville fut très intense.

74.- María Barzola

María Barzola était une femme des classes populaires qui travaillait en tant que « palliri »[27]dans les mines de Catavi. Lors de la grève pour l’augmentation des salaires dans le complexe minier Catavi-Siglo 20 en décembre 1942, elle se mit à la tête des ouvriers pendant la grève et mourut sous les coups des mitrailleuses. Elle devint un symbole de la lutte pour les droits du prolétariat. Les commandos féminins du MNR formés pendant la période du « Sexenio » (1946-1952) étaient appelés « Barzolas ». Le décret de Nationalisation de Mines après la révolution de 1952 fut signé dans le champ où María Barzola mourut qui porte son nom.

75.- Rosa Lema Dolz

Professionnelle et femme politique, née à Tarija elle réalisa des études de Droit. Membre du MNR depuis la fin des années 1940, elle fut élue député nationale en 1962.

76.- Lydia Gueiler Tejada[28]

Née à Cochabamba, elle réalisa des études de Commerce. Pendant la guerre du Chaco elle rencontra son premier époux, un officier paraguayen qui avait été fait prisonnier. Elle partit vivre au Paraguay pendant quelques années, et retourna ensuite en Bolivie. Elle commença à travailler à la Banque Centrale où elle rencontra quelques membres du MNR. Luis Peñaloza, collègue de travail l’invita à se joindre aux rangs du MNR en 1948. Elle commença ainsi sa militance au sein de MNR et fut désignée chef des « Grupos de Honor », groupes secrets d’action dans les conspirations et soulèvements. Elle participa dans une grève de faim réalisée par 27 femmes du MNR le 20 avril 1951 afin que les prisonniers politiques soient libérés. Cette grève eut beaucoup de succès car elle provoqua la mobilisation de plusieurs secteurs de la population et le gouvernement fut obligé à libérer les prisonniers.

Lydia Gueiler participa également de la Révolution du 9 avril 1952 avec d’autres femmes du MNR en secourant les blessés, transportant des armes, etc. En 1953, elle partit à Hambourg en Allemagne comme secrétaire du Consulat de la Bolivie. Elle retourna en Bolivie quelques années plus tard, et devint député suppléante entre 1956 et 1960. En 1960 elle fut Officier Majeur du Ministère d’Affaires Paysannes, et fut député titulaire entre 1960 et 1964.

Elle fut nommée déléguée permanente de la Bolivie à la Commission Interaméricaine de femmes dont le siège se trouve à Washington.

Lorsque le MNR se divisa en 1964 elle devint membre du « Partido Revolucionario de la Izquierda Nacionalista » (« PRIN ») dirigé par Juan Lechín. Elle milita dans ce parti jusqu’aux années 1970 où elle se sépara et forma une fraction propre avec laquelle elle s’allia à nouveau avec le MNR. Député de l’alliance avec le MNR, elle fut élue présidente de la Chambre de députés et en tant que telle elle fut élue Présidente intérimaire du pays en 1979. Elle fut la première et unique femme présidente de la Bolivie. Cependant, son gouvernement dura peu de temps car en 1980 elle fut renversée par García Mesa, et dut s’exiler.


  1. La plupart de ces biographies ont été réalisées sur la base d’informations extraites de PAREDES de Salazar Elssa, Diccionario biográfico de la Mujer Boliviana, Ediciones « Isla », La Paz, 1965.
  2. Les informations sur Nelly López Rosse proviennent de ALEXANDER de Alvéstegui Bertha « Memoria de la administradora Nelly López de Fernández » in BELTRAN Luis Ramiro (comp.), “Feminiflor” Un hito en el periodismo femenino de Bolivia”, CIMCA, Círculo de Mujeres Periodistas, CIDEM, (n.d.).
  3. Les informations sur la vie de Bethsabé Salmón proviennent d’un entretien réalisé avec son fils Luis Ramiro Beltrán à La Paz en août 2010, et des documents fournis et produits par celui-ci: “Resumen biográfico de Betshabe Salmón viuda de Beltrán”; “Mujer y prensa en Bolivia: la experiencia precursora de “Feminiflor” de Oruro en 1921-1923”, conférence réalisée le 10 avril 1995 au Musée d’Ethnologie et de Folklore; “Palabras de Luis Ramiro Beltrán Salmón en memoria de sus padres en la presentación del libro Testimonio: Memoria Fotográfica en Homenaje a los Beneméritos de la Guerra del Chaco en La Paz en septiembre de 2008”; “Doña Becha y la Revista “Feminiflor” de Oruro”; BELTRAN Luis Ramiro (comp.), “Feminiflor” Un hito en el periodismo femenino de Bolivia”, CIMCA, Círculo de Mujeres Periodistas, CIDEM, (n.d.). Les photographies de Bethsabé Salmón sont issues de ce dernier ouvrage.
  4. Les informations sur Laura Graciela de la Rosa Torres sont extraites de l’entretien réalisé avec Laura Graciela de la Rosa Torres à Cochabamba (Bolivie) en 1987, réalisé par Sandra Aliaga Bruch, et apparaissant sous le titre de « “Eramos audaces” Testimonio de la Directora Laura G. de La Rosa Torres » dans l’ouvrage de BELTRAN Luis Ramiro (comp.), “Feminiflor” Un hito en el periodismo femenino de Bolivia”, CIMCA, Círculo de Mujeres Periodistas, CIDEM, (n.d.).
  5. Les informations sur la vie de María Luisa Sánchez Bustamante de Urioste proviennent de PAREDES de Salazar Elssa, Diccionario biográfico de la Mujer Boliviana, Ediciones « Isla », La Paz, 1965, ainsi que de HUBER ABENDROTH Hans, Pequeña biografía de María Luisa Sánchez Bustamante (Malú), Editores: Ministerio de Desarrollo Humano, Secretaría de Asunto Étnicos, de Género y Generacionales, Subsecretaría de Asuntos de Género, La Paz, Bolivie, 1997.
  6. Les informations sur la vie de Carmen Sánchez Bustamante proviennent des revues Eco Femenino (1923-1925) et Indice (1927-1928). Hemeroteca de la Universidad Mayor de San Andrés, Centro de Informaciôn y Desarrollo de la Mujer (CIDEM), La Paz, Bolivie, collection personnelle de Martha Nardín Rivas.
  7. Les informations sur la vie d’Eduviges Garaizabal v. De Hertzog sont issues des revues Eco Femenino (1923-1925) et Indice (1927-1928). Hemeroteca de la Universidad Mayor de San Andrés, Centro de Informaciôn y Desarrollo de la Mujer (CIDEM), La Paz, Bolivie, collection personnelle de Martha Nardín Rivas et d’OPORTO ORDOÑEZ, Luis, Las mujeres en la Historia de Bolivia. Imágenes y realidades del siglo 20 (1900-1950), Antología, Anthropos, La Paz, Bolivie, 2001.
  8. Feminiflor n°18, décembre 1922, Oruro. Hemeroteca de la Universidad Mayor de San Andres, La Paz, Bolivie.
  9. VILLANUEVA Y Saavedra Etelvina, Acción socialista de la mujer en Bolivia, Cooperativa de Artes Gráficas E. Burillo Ltda., La Paz, Bolivia, 1970.
  10. Les informations sur la vie de Adela Zamudio ont été tirées de CAJÍAS de Villa Gómez Dora, Adela Zamudio. Transgresora de su tiempo, Serie “Protagonistas de la Historia”, Editores: Ministerio de Desarrollo Humano, Secretaría de Asunto Étnicos, de Género y Generacionales, Subsecretaría de Asuntos de Género, La Paz – Bolivia, 1997; et PAREDES de Salazar Elssa, Diccionario biográfico de la Mujer Boliviana, Ediciones « Isla », La Paz, 1965.
  11. Organisme spécialisé de l’OEA (Organisation des États Américains) elle fut établie par la Sixième Conférence Panaméricaine à La Havane (Cuba), en 1928. Ce fut le premier organe intergouvernemental à avoir été créé pour la reconnaissance des droits civils et politiques des femmes.
  12. Les informations sur la vie d’Olga Bruzzone de Bloch sont extraites du Diccionario cultural Boliviano, de l’éditorial « El Aparapita », publié en ligne par le directeur de cet établissement, Elías Blanco Mamani, sur le site http://elias-blanco.blogspot.com/2011/04/olga-bruzzone-de-bloch.html.
  13. Les informations sur la vie de Zoila Viganó Castañón proviennent de PAREDES de Salazar Elssa, Diccionario biográfico de la Mujer Boliviana, Ediciones « Isla », La Paz, (1965) ; de Zoila Viganó de Antezana. Mujer de las Américas 1983 1986, MINISTERIO de Educación y Cultura, n.d., ainsi que d’un entretien réalisé en janvier 2010 avec l’un de ses fils, Guido Antezana, qui nous a procuré les photographies utilisées.
  14. Les informations sur la vie d’Etelvina Villanueva proviennent de PAREDES de Salazar Elssa, Diccionario biográfico de la Mujer Boliviana, Ediciones « Isla », La Paz, 1965, et de
  15. Les informations sur Cira Aguayo ont été tirées de VILLANUEVA Etelvina, Acción Socialista de la mujer en Bolivia, Cooperativa de Artes Gráficas E. Burillo Ltda., La Paz –Bolivie, 1970; et de El Diario, 26 octobre 1934, La Paz. Collection personnelle d’extraits de journaux de Zoila Viganó Castañón.
  16. Les informations sur Mercedes Rodríguez ont été tirées de VILLANUEVA Etelvina, Acción Socialista de la mujer en Bolivia, Cooperativa de Artes Gráficas E. Burillo Ltda., La Paz –Bolivie, 1970; et de El Diario, 26 octobre 1934, La Paz. Collection personnelle d’extraits de journaux de Zoila Viganó Castañón.
  17. Les informations sur la vie de Raquel Carmona ont été tirées de Feminiflor n° 25, novembre 1923, Oruro, et de VILLANUEVA Etelvina, Acción Socialista de la mujer en Bolivia, Cooperativa de Artes Gráficas E. Burillo Ltda., La Paz –Bolivie, 1970.
  18. Les informations sur la vie de Elvira Ortiz de Chávez ont été tirées de PAREDES de Salazar Elssa, Diccionario biográfico de la Mujer Boliviana, Ediciones « Isla », La Paz, 1965 et d’un entretien réalisé avec le petit-fils de celle-ci, Gonzalo Alvarez Chávez, en mai 2011.
  19. Les informations sur Luisa Mendoza ont été tirées de La Patria (supplément pour Cochabamba), 14 mars 1936, Cochabamba ; et de VILLANUEVA Etelvina, Acción Socialista de la mujer en Bolivia, Cooperativa de Artes Gráficas E. Burillo Ltda., La Paz –Bolivie, 1970.
  20. Les informations sur Rosa Morales ont été tirées de La Patria (supplément pour Cochabamba), 14 mars 1936, Cochabamba ; de VILLANUEVA Etelvina, Acción Socialista de la mujer en Bolivia, Cooperativa de Artes Gráficas E. Burillo Ltda., La Paz –Bolivie, 1970; et de REVOLLO QUIROGA, Marcela, Mujeres bajo prueba. La participación electoral de las mujeres antes del voto universal (1939 – 1949), Eureka Ediciones, La Paz – Bolivia, 2001.
  21. Les informations sur María Josefa Saavedra ont été tirées de PAREDES Oviedo Martha, María Josefa Saavedra, Serie “Protagonistas de la Historia”, Editores: Ministerio de Desarrollo Humano, Secretaría de Asunto Étnicos, de Género y Generacionales, Subsecretaría de Asuntos de Género, La Paz – Bolivia, 1997 et de PAREDES de Salazar Elssa, Diccionario biográfico de la Mujer Boliviana, Ediciones « Isla », La Paz, 1965.
  22. Les informations sur María Tubert de Estebán ont été tirées de El Diario, 2 septembre 1944, La Paz ; et de VILLANUEVA Etelvina, Acción Socialista de la mujer en Bolivia, Cooperativa de Artes Gráficas E. Burillo Ltda., La Paz –Bolivie, 1970.
  23. Les informations sur María Angélica Panozo de Videa ont été tirées de El Diario, 2 septembre 1944, La Paz ; et de VILLANUEVA Etelvina, Acción Socialista de la mujer en Bolivia, Cooperativa de Artes Gráficas E. Burillo Ltda., La Paz –Bolivie, 1970.
  24. Les informations sur la vie de Isabel Ugarte de Morató ont été tirées de REVOLLO QUIROGA, Marcela, Mujeres bajo prueba. La participación electoral de las mujeres antes del voto universal (1939 – 1949), Eureka Ediciones, La Paz – Bolivia, 2001.
  25. Les informations sur la vie de Alicia D’Arlach de Blanco Galindo ont été tirées de REVOLLO QUIROGA, Marcela, Mujeres bajo prueba. La participación electoral de las mujeres antes del voto universal (1939 – 1949), Eureka Ediciones, La Paz – Bolivia, 2001.
  26. Les informations sur la vie de Lindaura Sainz de Ferrufino ont été tirées de REVOLLO QUIROGA, Marcela, Mujeres bajo prueba. La participación electoral de las mujeres antes del voto universal (1939 – 1949), Eureka Ediciones, La Paz – Bolivia, 2001.
  27. Les « palliris » sont les femmes qui sélectionnent les minéraux extraits des mines.
  28. Les informations sur la vie de Lydia Gueiler ont été tirées de PAREDES de Salazar Elssa, Diccionario biográfico de la Mujer Boliviana, Ediciones « Isla », La Paz, 1965 ; MESA (de) José, GISBERT Teresa, MESA Gisbert Carlos D., Manual de Historia de Bolivia, Editorial Gisbert, La Paz, 2008 ; CRESPO Alfonso, Lydia, Una Mujer en la Historia, Plural Editores, La Paz, 1998 ; Entretien réalisé par Maria René Duchén avec Lydia Guiler, dans la série Mujeres Políticas en la Tierra Prohibida. Testimonios de mujeres protagonistas de la política boliviana, Nuestra Esperanza, Konrad Adenauer Stiftung, La Paz, Décembre 2008.


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