Introduction générale

Frédéric Rey et Claire Vivès[1]

En ce début de 21e siècle, le travail serait-il en passe de devenir une affaire uniquement individuelle ?

Au point de départ de cet ouvrage interdisciplinaire, il y a le projet d’interroger, à partir d’enquêtes de terrain, les nouvelles formes prises par les collectifs en matière de travail et d’emploi dans un contexte où l’individualisation croissante des carrières et des trajectoires professionnelles est particulièrement valorisée, voire encouragée, mais souvent au détriment des régulations collectives pour une large partie des travailleurs. Il n’est qu’à voir la diffusion des politiques de recrutement et de formation qui visent la « promotion des talents » et qui partent à la recherche des « hauts potentiels », ou encore les dispositifs d’évaluation du travailleur par ses compétences individuelles, qui prennent le pas sur les référents collectifs de la qualification. « Trajectoire », « parcours » et « carrière » sont autant de termes qui sont désormais utilisés pour décrire la vie au travail en ne renvoyant qu’à ses dimensions individuelles. L’autonomie, la responsabilité et même l’épanouissement personnel sont au cœur des pratiques managériales en vogue dans les entreprises. Hors de leurs murs, en matière de droits sociaux et de protection sociale par exemple, la tendance semble identique : que l’on parle de comptes « individuels », de comptes « personnels », des droits « attachés à la personne », de « neutralité actuarielle » ou de « contributivité stricte », l’individualisation est au centre des réformes. La référence à l’individu est d’ailleurs souvent présentée comme un principe de justice incontestable, quand l’évaluation collective ouvrirait la voie à l’iniquité. Ce sont finalement la mutualisation et la redistribution qui paraissent mises en cause. Ces évolutions majeures, relatives au travail, à l’emploi et aux droits sociaux qui en découlent, entreraient par ailleurs en résonnance avec des mutations similaires observées dans d’autres champs de la vie sociale comme la famille, la religion ou la consommation (Le Bart, 2008).

Pourtant, que ce soit dans les entreprises privées, les organisations à but non lucratif ou la fonction publique, les enquêtes de terrains réunies dans cet ouvrage montrent bien que le collectif, comme principe et comme valeur, et les collectifs, comme réalités et comme expériences vécues, n’ont pas disparu des mondes du travail. Leur persistance va plutôt de pair avec l’accroissement constaté de l’individualisation. Il n’y a donc pas d’incompatibilité radicale entre les deux dynamiques, ce qui donne à penser la question en termes de recompositions des liens, des formes et des logiques d’appartenances collectives, plutôt qu’en termes de concurrences et de remplacement progressif de l’un (le collectif), par l’autre (l’individu).

Avec les « gilets jaunes », l’année 2018 s’est achevée avec l’une des mobilisations populaires les plus originales de ces dernières décennies. Le mouvement s’est poursuivi, dans une dynamique là encore inédite, tout au long de l’année 2019. Court-circuitant les organisations syndicales traditionnelles et les corps intermédiaires, mobilisant directement sur les réseaux sociaux, prenant l’apparence de mouvements spontanés agrégeant des populations aux revendications et aux profils hétérogènes, formulant des mots d’ordre évolutifs – relatifs au « pouvoir d’achat », à l’expression démocratique, à la justice sociale et fiscale, plus rarement au travail et à l’emploi –, cette année de mobilisations hebdomadaires a semblé marquer un tournant dans les formes collectives de protestation. Parallèlement, des secteurs émergents dits des « plateformes » numériques de services (qui organisent les activités de livraison à vélo, de transport de passagers, d’hébergement de loisir, de petit artisanat, etc.) ont connu à leur tour des mobilisations et des revendications collectives de travailleurs qui produisent les biens et services qui y sont vendus. Ces secteurs sont pourtant souvent présentés comme les symboles les plus visibles d’une nouvelle économie, qui a combiné de façon spectaculaire les nouvelles technologies du numérique – applications, géolocalisation, smartphones –, l’inscription dans la globalisation (parfois associée à des pratiques élaborées d’optimisation fiscale), un principe libéral fort d’affiliations individuelles et volontaires aux plateformes (par l’acceptation de conditions générales d’utilisation, et non par la signature d’un contrat de travail), et l’absence ou la fragilité des régulations collectives. Les entreprises plus traditionnelles, qui intervenaient de longue date sur ces secteurs (artisanat du bâtiment, hôtellerie, taxis) ne s’y sont d’ailleurs pas trompées et se sont elles-mêmes mobilisées collectivement contre ce qu’elles considéraient comme une concurrence déloyale de la part des « plateformes ». Ainsi, de part et d’autre, des travailleurs indépendants aux statuts et cultures différentes sont mis en concurrence, et se mobilisent pour défendre leurs droits. La double dynamique d’individualisation et de recomposition des collectifs s’illustre également avec le développement du télétravail. Ainsi, le développement du télétravail et la multiplication des statuts et des régimes d’indépendance incitatifs ont donné lieu à d’avantage d’isolement chez les travailleurs, mais dans le même temps, il se sont accompagnés d’un développement d’espaces de coworking et de packages de services spécifiques incluant des mutuelles, des assurances, qui recréent des lieux partagés et des systèmes de solidarités.

Enfin, l’année 2019 se termine avec un autre mouvement social d’ampleur en opposition à la réforme du régime de retraites voulue par le gouvernement Philippe. Cette fois et à la différence de 2018, les organisations syndicales traditionnelles sont au cœur de la dynamique de contestation et de contre-proposition.

Les transformations à l’œuvre sont ainsi trop complexes et plurivoques pour qu’on puisse les réduire à une tendance uniforme. Nous faisons l’hypothèse que c’est au niveau des modalités d’inscription collective de l’individu qu’il faut observer les changements. La nature des relations dialectiques qui unissent les individus et les groupes, et qui lient les groupes aux individus, rend l’étude de leurs transformations particulièrement exigeante et impose un détour par les enquêtes de terrain.

La tension individu / collectif : une dialectique ancienne en sciences sociales

Au fil de leur histoire, les sciences sociales ont fait de la dialectique entre identité individuelle et appartenance au groupe une question centrale. Qu’est-ce qui « fait société » ? Comment les individus sont-ils influencés ou déterminés par les structures sociales dans lesquelles ils vivent ? Comment expliquer les évolutions des groupes sociaux ? Ces interrogations sont, en sociologie notamment, aussi cruciales que récurrentes. Autrement dit, comment penser les relations entre l’individu le collectif ? Déjà, dans La division du travail, Durkheim cherchait à comprendre comment deux tendances contradictoires peuvent coexister à l’occasion du passage des sociétés traditionnelles aux sociétés modernes – « comment se fait-il que, tout en devenant plus autonome, l’individu dépende plus étroitement de la société ? » (Durkheim, 1986, p. XLIII). A l’opposé de l’idée que l’interdépendance entre individus et l’individualisation seraient contradictoires, Durkheim partageait avec Simmel la conviction que « l’interdépendance croissante entre les individus, tant en extension qu’en intensité, bien loin d’être contraire à l’individualisation, est au contraire la cause de celle-ci » (Colliot-Thélène, 2012 : 210). Cette tension entre autonomie et (in)dépendance reste d’une grande actualité particulièrement dans la sphère du travail. Elle est au cœur des analyses développées dans notre ouvrage.

Les analyses veillent à la fois à saisir les collectifs à différentes échelles mais aussi à différentes époques. Les approches socio-historiques – mobilisées dans plusieurs chapitres de cet ouvrage – permettent de disposer d’un recul historique pour identifier ce qui, dans les phénomènes étudiés, se perpétue ou change. L’article dans lequel Florence Hulak met en discussion les analyses d’Emile Durkheim, de Max Weber et de Marc Bloch sur l’avènement de la modernité nous rappelle que la figure de l’individu prend en effet des sens différents selon les périodes (Hulak, 2013). Le bourgeois et le citoyen sont des figures rendues possibles par l’apparition de nouvelles formes de droit et de justifications du pouvoir. Elles s’appuient sur des possibilités inédites d’appartenances individuelles librement consenties que ce soit « à un groupement politique et bientôt administratif – la commune – et à un groupement professionnel – la corporation » (ibid., p. 558). La libre affiliation à des collectifs « horizontaux » remplace ainsi l’affiliation auparavant imposée à des systèmes verticaux. Elle porte en elle une « nouvelle idée de liberté » (ibid., p.561). Ainsi, la relation entre individu et collectif s’analyse ici encore sous l’angle du type d’affiliation, de la nature de la solidarité et du lien social qui les unissent. Qu’en est-il aujourd’hui de cette liberté ? Et comment peut-on rendre compte des collectifs de travail au prisme de ces solidarités, liens sociaux et affiliations qui se trouvaient au cœur des transformations sociales des 19e et 20e siècles, du passage d’une société « mécanique » à une société « organique », dans un contexte post-moderne caractérisé par la globalisation, la pluralité des normes, la sophistication des stratégies d’entreprises dans la « gestion du personnel » et l’organisation du travail, les bouleversements dans le travail, les politiques publiques centrées sur les individus, etc.

Au final, comme souvent lorsque les repères antérieurs sont mis à l’épreuve des transformations à l’œuvre, la question même de la pertinence des termes et des mots utilisés pour les caractériser finit par se poser. L’éventail lexical l’illustre bien, que l’on pense à l’équipe (de jour, de nuit, de soin, administrative, pédagogique, commerciale…), au groupe (professionnel), au service, etc. La question du nom et des enjeux de la dénomination des collectifs (par les politiques publiques, par les professionnels eux-mêmes, par les usagers…) se retrouve ainsi dans plusieurs chapitres de cet ouvrage.

L’actualité de l’ouvrage / du questionnement

Les collectifs de travail sont en pleines recompositions sous l’effet des nombreuses transformations du travail et de l’emploi. Les régulations du travail et de l’emploi connaissent des évolutions profondes qui tiennent à la fois aux réformes du cadre juridique (Didry, 2016) et des politiques publiques d’emploi et de protection sociale (Dares, 1996 ; Freyssinet, 2010 ; Friot, 2012). La représentation des salariés se modifie (Bevort et Jobert, 2011 ; Rey, 2016) et les formes prises par les conflits se transforment également, que ce soit dans les entreprises ou au niveau interprofessionnel (Béroud et al., 2008 ; Amossé, 2008).

Les modes de production se transforment également : les distances entre lieux de production et de consommation s’accroissent donnant lieu à de nouvelles activités (Benvegnù et al., 2017), les services et les produits sont toujours plus personnalisés, les délais réduits ce qui a des effets notamment sur l’organisation du travail (Pardi, 2015).

Du développement des open spaces (Cihuelo,2016) à l’explosion de l’usage des messageries électroniques (Bretesché et al., 2012), les temporalités et les lieux du travail se recomposent. Ils s’imbriquent et s’hybrident avec des temps personnels, domestiques, remettant en question les séparations et les divisions antérieures et laissant à chacun le soin de trouver le bon équilibre (Tremblay et al., 2006 ; Cléach et al., 2004 ; Goussard et al., 2016).

L’investissement personnel est également au cœur de la plupart des politiques managériales qui demandent un engagement complet dans le projet de l’entreprise. La contribution et la performance individuelles sont valorisées, évaluées et comparées pour encourager au dépassement de soi (Alter, 2011). Ces évolutions peuvent également bousculer les mécanismes antérieurs de reconnaissance dans le travail (Osty, 2003 ; Bigi et al., 2015, Lhuilier, 2009) et entrainer de nouveaux risques pour les personnes (Clot, 2010). L’autonomisation croissante s’accompagnerait d’une responsabilisation individuelle grandissante, permettant d’isoler les succès comme les échecs (Boisard, 2010).

Cet ouvrage ouvre un dialogue avec ces travaux, avec comme originalité de prendre la question de l’existence du collectif comme point d’entrée sur des terrains variés et de partir de cette question pour appréhender les transformations du travail et de l’emploi.

Présentation générale de l’ouvrage

La démarche a consisté à s’affranchir de toute définition a priori des collectifs, afin de privilégier une approche plus ouverte, plus inductive, reposant sur une pluralité de points de vue et d’éclairages permise par des enquêtes de terrain qui s’inscrivent dans des cadres disciplinaires variés. A l’arrivée, vingt-cinq auteur.e.s, sociologues, juristes, ergonomes, économistes ou politistes, toutes et tous spécialistes du travail et de l’emploi, se trouvent réunis dans cet ouvrage pour une réflexion collective sur les transformations, variétés et redéfinitions des collectifs de travail. Ils apportent leurs analyses sur les mutations contemporaines en s’appuyant sur leurs enquêtes de terrain, dans des secteurs aussi variés que la production cinématographique, l’aviation et l’aéronautique, les tiers lieux et les fablabs, l’hôpital, les services informatiques aux entreprises, et auprès de travailleurs et de travailleuses d’un service social en entreprise, de pilotes d’hélicoptères, de travailleurs sociaux en Mission Locale, de managers, de secrétaires et assistantes de direction dans les entreprises, de salariés privés d’emploi et en transition professionnelle… Des éclairages brésiliens et grecs ouvrent le propos sur l’international et illustrent le fait que les mutations à l’œuvre dépassent très largement nos frontières hexagonales. Avec cette pluralité d’approches, nous avons cherché à saisir les particularités mais aussi et surtout, les traits communs pris par les recompositions des collectifs dans un contexte de diffusion du paradigme et des politiques libérales.

Les chapitres réunis ici s’appuient sur des enquêtes empiriques riches, impliquant des rencontres et des entretiens approfondis avec, au total, plusieurs centaines d’acteurs de terrains qui ont témoigné de leur quotidien, de leurs aspirations, de leurs rapports aux métiers et aux collectifs avec lesquels ils doivent composer dans l’exercice de leur travail. Ainsi, les analyses partent des expériences vécues, rendent compte de la pluralité des modes d’affiliations sociales, de sociabilités et d’appartenances. Chaque chapitre interroge par une approche qui lui est propre la pluralité des liens qui se développent dans et autour du travail. Pour saisir les recompositions des collectifs, les auteurs s’intéressent aux formes de solidarités, de soutien et d’émancipation, ou au contraire aux mécanismes de contrôle et aux pratiques d’encadrement du travail.

Présentation des trois parties de l’ouvrage

Cet ouvrage se donne pour ambition de saisir la variété des recompositions des collectifs au travail dans leur actualité, à travers quatorze contributions regroupées dans trois parties. Chaque partie interroge une dimension différente des collectifs autour d’une problématisation spécifique exposée en introduction : la première analyse les collectifs à partir de l’évolution des régulations dans lesquelles ils se déploient, à différentes échelles – nationales (ordonnances « Macron », « réformes » du marché du travail), et locales. La seconde partie étudie ce que les évolutions de l’organisation du travail font aux collectifs. La dernière s’intéresse aux identités et cultures au sein des collectifs.

La première partie regroupe trois chapitres consacrés aux effets des régulations collectives, nationales et territoriales, sur les affiliations collectives dans et autour du travail. Qu’il s’agisse du droit du travail, de la protection sociale ou des politiques d’emploi, les régulations et les politiques publiques constituent des cadres structurants dans lesquels les collectifs se déploient. Les réformes successives et répétées qu’elles connaissent ne sont donc pas sans effets sur les collectifs au travail. Cependant, dans les organisations, les enquêtes permettent de constater que les évolutions législatives, sectorielles ou politiques ne sont pas à sens unique. Si dans certains cas, les nouvelles règles et régulations favorisent l’individualisation, avec des dispositifs publics pensés pour et à partir des personnes et de leur singularité, dans d’autres cas, elles permettent au contraire l’émergence de nouvelles mobilisations collectives, qui s’organisent pour la défense des régulations antérieures, menacées. Enfin, les récentes évolutions de la législation du travail (ordonnances « Macron » de 2017), illustrent un autre effet, qui porte le risque d’un retournement des collectifs contre les travailleurs.

La seconde partie de l’ouvrage regroupe les chapitres qui analysent les liens sociaux des collectifs du point de vue de l’activité de travail et de son organisation. Activités comme organisations du travail se sont profondément modifiées ces dernières années. Si l’injonction à l’autonomie et les évaluations individuelles sont devenues centrales, le collectif est, dans ce contexte, resté une ressource. Les liens autour du travail sont soumis à des transformations régulières – parfois, irréversibles – qui passent par des restructurations, des réorganisations de services, la diffusion de nouveaux process et procédures de travail… Au cœur de ces évolutions, les collectifs se composent et se recomposent, changent de forme et parfois de nature, voire de nom. Leur existence fait sens dans des écosystèmes professionnels aux enjeux multiples, liés aux nombreuses inégalités qui produisent la division du travail : inégalités des bénéfices symboliques, du prestige et de la reconnaissance, des rémunérations et des conditions de travail, de l’intérêt et de la difficulté du travail… Les solidarités concrètes nécessitent aussi des conditions particulières, qui permettent leur apparition et leur consolidation et qui sont explorées dans les différents chapitres de cette seconde partie. Enfin, ces expériences du travail et au travail, dans leur variété, font naître des liens entre travailleurs de nature différente, qui peuvent conduire à l’émergence de communautés elles-mêmes nouvelles du point de vue de leurs formes, références et rapports au marché. Les influences réciproques entre les activités et les relations entre les personnes sont au cœur de cette seconde partie, qui explore les collectifs « en actes ».

La troisième et dernière partie déplace le regard pour interroger les identités et les cultures de métier. Les auteur.e.s analysent les mutations identitaires et culturelles du travail qui se déploient dans ce contexte de fragmentation et de recomposition des collectifs de métier. Ces collectifs évoluent sous l’effet des départs et des arrivées, des concurrences et des coopérations avec d’autres collectifs de leur environnement, et de logiques professionnelles plus ou moins reconnues par l’entreprise et les institutions. Certaines professions se caractérisent notamment par une hétérogénéité intra-professionnelle inscrite dans une hiérarchisation des emplois et des statuts sur le marché du travail. L’intégration des individus dans les collectifs est une opération toujours complexe et sensible, notamment du point de vue des identités. Des cultures professionnelles s’affirment, d’autres s’imposent ou sont menacées. Elles sont toujours en reconstruction et les réponses (collectives) apportées peuvent prendre des formes là encore différentes. Ce sont des variations autour du collectif comme lien social et espace d’identification professionnel qui sont analysées dans les six chapitres de cette dernière partie.

Bibliographie

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  1. Frédéric Rey est maître de conférences en sociologie, Lise-Cnam-CNRS. Claire Vivès est sociologue, chercheuse au Lise-Cnam-CNRS, Ceet.


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