Monique Simard, Présidente de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec

Adaptation à l’ère numérique des programmes de soutien aux industries culturelles du Québec

Québec, 15 mai 2015

 

Mesdames, messieurs,

J’aimerais d’abord, si vous me le permettez, vous présenter très rapidement la SODEC, la Société de développement des entreprises culturelles, qui a été fondée en 1995.

La SODEC est une société d’État gérée selon les différentes lois du Québec. Elle compte une équipe de 108 employés, un C.A., et des comités qui, constitués au total de plus de 60 personnes des différents secteurs culturels, la conseillent sur une base régulière.

La SODEC a pour mandat particulier de promouvoir et de soutenir, dans toutes les régions du Québec, l’implantation et le développement des entreprises culturelles, et de contribuer à accroître la qualité des produits et services et leur capacité à être concurrentiels, au Québec, dans le reste du Canada et à l’étranger. Cet énoncé de mission est très important et a tout son sens encore aujourd’hui.

Elle apporte une aide financière publique aux entreprises pour la création, la production, la diffusion, l’exportation et le rayonnement international dans ces domaines d’intervention :le cinéma et la production télévisuelle; le livre; les métiers d’art et le marché de l’art et des arts visuels; la musique et les variétés.

La SODEC gère un parc d’immeubles patrimoniaux répartis sur l’ensemble du territoire québécois, mais concentrés surtout à Place-Royale, Québec.

Les Outils d’intervention de la SODEC :

  • Programmes d’aide – subvention, investissement (cinéma) et aide remboursable;
  • Banque d’affaires – prêt à terme, garantie de prêt, crédit renouvelable, garantie de marge;
  • Programme de financement intérimaire des crédits d’impôt;
  • Mesures fiscales – évaluation de l’admissibilité des projets aux crédits d’impôt remboursables.

Les Interventions financières 2013-2014 de la SODEC :

  • Programmes d’aide : 58 M$
  • Banque d’affaires : 53 M$
  • Financement intérimaire : 4,3 M$
  • Mesures fiscales : 207,8 M$

De plus, la SODEC est partenaire du Fonds d’investissement de la culture et des communications (FICC), du Fonds Capital Culture Québec (FCCQ) et de la Financière des entreprises culturelles (FIDEC) pour environ 75 M$. Au total, la SODEC, c’est autour de 400 M$.

Bref, la SODEC intervient dans la plupart des grands domaines de production et de diffusion culturels au Québec et elle a également la responsabilité du rayonnement de la culture à l’international.

Je pourrais énumérer une série de succès québécois dans toutes les disciplines culturelles et entrepreneuriales, mais je préfère profiter de ce moment pour parler de l’évolution de l’univers culturel et des grands défis auxquels nous devons faire face.

Un marché culturel québécois et international complètement transformé

Je ne veux pas vous assommer de chiffres, ce n’est pas le moment dans ce type de conférence, mais je tiens à vous en donner quelques-uns pour vous démontrer en quoi le monde de la consommation culturelle s’est radicalement transformé depuis quelques années.

Musique

Une tendance est remarquée au Canada, qui est aussi une tendance mondiale : la transition de l’achat de contenu vers l’accès au contenu (hausse du streaming).

  • Au Québec, en 2014, nous observons un recul des téléchargements par rapport à 2013 : -3 % pour le nombre de téléchargements d’albums numériques et -13 % pour le nombre de téléchargements de pistes numériques[1].
  • Les revenus générés par les téléchargements à l’échelle mondiale ont chuté de 2,1 % en 2013. Ce marché demeure toutefois fort important puisqu’il représente 67 % des revenus numériques de l’industrie[2].

Livre

Au Québec, les ventes de livres numériques représentent entre 3 % et 4 % du total des ventes de livres[3].

La tendance quant au téléchargement se stabilise : en 2014, 14 % des adultes québécois ont téléchargé des livres numériques[4].

On note un nombre de lecteurs sur format numérique en hausse aux États-Unis, où la valeur du marché du livre numérique était estimée à 3 milliards $ US. Le marché semble se stabiliser avec une croissance d’à peine 5 % en 2013. Le taux d’adoption du livre numérique y est plus élevé : 23 % chez les hommes adultes et 33 % chez les femmes adultes[5].

De façon plus générale, en Occident :

  • 87 % des 15 – 25 ans regardent des vidéos en ligne;
  • 98 % écoutent de la musique dématérialisée;
  • 46 % ont lu des livres électroniques;
  • 20 % des 15-18 ans dans les pays occidentaux n’utilisent jamais de média traditionnel pour regarder des vidéos, une proportion trois fois plus grande que chez leurs aînés[6].

Un dénominateur commun s’applique à tous ces secteurs culturels : c’est désormais le « consommateur de culture » qui mène le bal.

L’environnement technologique permet désormais au consommateur de choisir quand, où et comment il consomme. Il choisit sa plateforme de consommation, son format, le mode de paiement (s’il paie !) de ce qu’il consomme en culture : livre, musique, film, télé, jeux, etc.

D’une certaine façon, on peut affirmer que le consommateur a pris de l’avance, qu’il s’est approprié les nouvelles technologies plus rapidement que les créateurs, les producteurs, les distributeurs et les diffuseurs. Un changement de donne majeur !

Le produit, c’est le consommateur.

Gros changement de paradigme !

Le rapport entre producteurs, diffuseurs et consommateurs est profondément bouleversé

Vous êtes ces consommateurs ! Qui achète désormais sa musique sur Internet ? Qui ne l’écoute que par Internet ? Qui achète ses livres sur Internet ? Qui est abonné à Netflix ? Je ne vous demanderai pas de lever la main, mais si vous êtes comme la plupart des gens, vous le faites. C’est pratique, pas cher, quand ce n’est tout simplement pas gratuit, et l’offre ne cesse de grandir.

Parlons-en justement de ces Netflix et Spotify, qui font maintenant bien partie du décor et qu’on ne peut plus mettre de côté.

  • Selon le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), le taux d’adoption de Netflix au Québec est de 9 % contre 24 % pour l’ensemble du Canada.

Son taux d’adoption est nettement plus élevé chez les Canadiens anglophones que chez les Canadiens francophones : 29 % contre 7 % en 2013.

  • En 2014, Netflix compte plus de 53 millions d’abonnés dans environ 50 pays, alors qu’il en comptait environ 40 millions en 2013.
  • Spotify, pour sa part, est assez récent, le service est arrivé cet automne au Canada, et déjà, il fait beaucoup parler de lui. Toujours selon le CRTC, en 2014, il comptait déjà plus de 10 millions d’abonnés payants et plus de 40 millions d’abonnés « actifs » (payants + gratuits actifs dans les 30 derniers jours). L’an passé, il comptait 6 millions d’abonnés payants et 24 millions d’abonnés « actifs ». On constate donc que Spotify a fait un bond important !
  • Et n’oublions pas Amazon, où, pour seulement 9,99 $, vous avez accès à 600 000 titres ! Permettez-moi l’expression, mais c’est « all you can eat ! ».

Vous consommez votre culture selon vos goûts, qui vous sont personnels. Vous êtes aussi pleinement conscients de ce changement qui s’opère en culture, et qui est principalement dû à l’imposante présence du numérique dans toutes les sphères de nos vies, y compris la culture. Alors, comment faire pour que la culture québécoise, celle créée par nos artistes, produite et diffusée par nos entreprises culturelles, puisse, dans ses nouveaux environnements, toujours rejoindre son premier public, les Québécois, et plus encore, en rayonnant sur le plan international ?

Nous sommes très « riches » en culture ! Très, très riches ! Notre créativité est reconnue partout dans le monde, notre qualité de production aussi, mais encore faut-il se maintenir dans un univers littéralement inondé de propositions culturelles. Là repose le vrai défi.

Comment dans un univers en si grande transition, particulièrement depuis l’apparition de tant de plateformes (2008), pouvons-nous continuer à nous distinguer ? Comment pouvons-nous, pour répondre aux deux grands objectifs de la Politique culturelle du Québec, soit la diversité de la culture et son accessibilité à tous, nous adapter ?

Le fameux numérique !

Le gouvernement du Québec vient d’annoncer en septembre dernier le Plan culturel numérique du Québec. Importante annonce, mais ne nous détrompons pas, le numérique est déjà depuis longtemps dans notre vie. Certains prétendent être rendus dans le « POST numérique » !

Tout le monde, ou presque, a un téléphone cellulaire, des tablettes, des liseuses (quoique cela se répande moins vite) et tout le monde, tout le monde est branché sur Internet. Concernant plus précisément la tablette, on sait qu’au Québec, la proportion des ménages disposant d’une tablette a augmenté considérablement, passant de 27 % à 45 % entre 2013 et 2014. La tablette est plus présente dans les foyers des ménages avec au moins un enfant (64 % contre 35 % des foyers sans enfants)[7].

Le public du futur !

Le numérique a envahi nos vies depuis longtemps. Certains carburent aux réseaux sociaux, et de plus en plus de personnes sont des « joueurs, et des joueuses ». Pour toute une génération, le mode de connaissance des œuvres a aussi changé : un article paru dans La Presse mentionnait que, dans les pays occidentaux, plus des deux tiers des 15 à 25 ans choisissent leurs vidéos, musiques et livres grâce aux recommandations qu’ils trouvent sur les réseaux sociaux. Moins de la moitié des plus de 35 ans sont dans ce cas[8].

Au Québec, 85 % des foyers sont branchés à Internet et plus d’un ménage sur deux (53 %) possède un téléphone intelligent. Il s’agit d’une tendance toujours en hausse, car 42 % des ménages en possédaient un en 2013[9].

  • À une échelle plus grande, 70 % des consommateurs en Occident ont un téléphone intelligent, soit 84 % des 15-18 ans.
  • Au Brésil et en Russie, 58 % des consommateurs ont un téléphone intelligent.
  • En Chine, 36 % des consommateurs urbains ont un téléphone intelligent[10].

Ces tendances ne nous sont pas exclusives, le monde entier, ou à peu près, évolue de la même façon, l’Europe, l’Asie, bref la planète entière et, par conséquent, la commercialisation et le commerce de la culture et des produits culturels. Rien ne sert d’ignorer ces phénomènes, mais il ne faut surtout pas baisser les bras devant ce qui peut nous apparaître irréversible et trop grand à conquérir. Au contraire, cela peut constituer un défi exaltant.

Deux valeurs doivent nous guider à mon avis : la lucidité et l’ambition. Ce sont les deux valeurs que nous devons partager dans le milieu culturel, que nous soyons du milieu des institutions publiques ou de l’entreprise privée. Pour moi, la discussion ou même l’opposition entre art et commerce est futile.

Partager une même lecture et se fixer des ambitions.

Vous remarquerez que j’utilise le mot « ambition » et non pas « objectif » tout simplement, car, pour moi, l’ambition est un terme qui mobilise et qui doit nous inspirer à nous dépasser.

J’ose espérer que nous faisons toujours consensus sur la nécessité d’une politique culturelle qui repose sur :

  • L’affirmation de l’identité culturelle;
  • Le soutien aux créateurs et aux arts et l’accès aux œuvres;
  • La participation des citoyens à la vie culturelle.

Et, bien sûr, j’ose espérer que nous faisons consensus sur : une nécessaire intervention et un soutien de l’État pour la culture; une nécessaire orchestration de moyens pour soutenir créateurs, producteurs et exploitants; et une nécessaire et vibrante communauté d’entreprises culturelles pour arriver à ces fins.

Je suis convaincue de cela, c’est-à-dire du rôle essentiel de l’État à déterminer une politique culturelle et à s’assurer de la mise en place des mesures pour l’appliquer. La mission d’une politique culturelle est une chose, les moyens en sont une autre.

Les moyens peuvent, et doivent, changer et s’adapter aux nouveaux environnements technologiques et économiques, comme ils doivent s’adapter aux nouveaux langages (interactivité) et à l’existence de nouveaux réseaux sociaux.

Dans la période de grandes transformations que nous vivons, je crois que l’on a tendance à confondre la mission et les moyens ou les activités pour l’accomplir. Parfois, on a tendance à prendre le « moyen » pour une finalité en soi. À titre d’exemple : l’important est-il de LIRE, ou le FORMAT sur lequel on lit ? Même chose pour les films ou la musique.

Un programme de la SODEC ou du CALQ n’est pas une fin en soi, nos missions le sont par contre.

À la tête de la SODEC depuis près d’un an, ce qui est un grand privilège, mais aussi une lourde responsabilité, j’ai un devoir de lucidité, mais aussi un devoir de VISION. Je vous rappelle que la mission de la SODEC est le développement et le soutien des entreprises culturelles au Québec.

J’étudie les modèles d’affaires, j’analyse les chaînes économiques liées à chacun des secteurs, et force est de constater 1) qu’il faut changer et 2) que la peur du changement est très répandue. C’est normal et je comprends cette peur lorsque les modèles de remplacement ou alternatifs ne sont pas encore aux rendez-vous. Je comprends, et j’ai, croyez-moi, énormément d’empathie pour les entrepreneurs qui ne savent pas où donner de la tête pour maintenir leurs entreprises à flot, tout comme je comprends les artistes et artisans qui ont des conditions de travail difficiles. Je comprends aussi les diffuseurs et les exploitants qui voient leurs clientèles diminuer d’année en année.

Mais je comprends aussi qu’on ne peut pas retourner en arrière, que rien ne sert d’être nostalgique.

On doit, c’est une quasi-obligation, se transformer si on veut survivre. Il est impératif de :

  • Trouver de nouvelles sources de financement. Pas facile à faire, mais essentiel ! J’aimerais en profiter pour rappeler trois objectifs qui vont en ce sens et que l’on retrouve dans le Rapport GTEC – Groupe de travail des enjeux du cinéma, coordonné par mon prédécesseur François Macerola.
    • Objectif 1 : Assujettir les produits électroniques vendus au Québec, qui servent à la réception de contenu culturel numérisé, à un frais de type écofrais (frais de gestion environnemental) ou à une taxe.
    • Objectif 2 : Intervenir auprès du gouvernement fédéral afin qu’il prenne les dispositions nécessaires pour exiger des fournisseurs d’accès Internet (FAI) qu’ils contribuent au financement des produits culturels canadiens, comme le font les entreprises de distribution de radiodiffusion (EDR).
    • Objectif 3 : Intervenir auprès du CRTC afin qu’il exige des services de programmation par contournement une contribution obligatoire au financement des produits culturels d’ici.
  • Trouver de nouveaux modes de financement (p. ex. : interactive crowd funding).
  • Modifier notre conception de ce qu’est une entreprise culturelle (revoir des statuts).
  • Créer une synergie réelle dans le monde culturel québécois.

À la SODEC, il va sans dire qu’on fait face à des choix. Nos clientèles — je n’aime pas vraiment ce terme, mais enfin… — tiennent à leurs programmes, aux méthodes connues. Plusieurs pensent que la solution repose dans une simple addition de fonds, même s’il est vrai, croyez-moi, que plus de sommes seraient les bienvenues ! Mais je ne rêve pas en couleur et je ne crois pas que les enveloppes gouvernementales seront substantiellement augmentées. Cela réglerait possiblement pour un temps certains problèmes, mais à moyen terme, nous serions à nouveau confrontés au défi de l’accessibilité de nos produits, à leur commercialisation, et à leurs ventes.

J’ose avancer que nous devons, dans nos actions culturelles futures, trouver un meilleur équilibre entre la création, la production et l’exploitation. Par exploitation, j’entends : promotion, marketing, commercialisation, diffusion, distribution nationale et internationale. On le sait, notre marché est petit, nous avons besoin d’élargir nos horizons. Le numérique nous permet de faire de grandes percées sur ce plan.

« Rien ne sert de produire, si le produit n’est pas consommé. »

Assez simple comme raisonnement, mais c’est celui que font ceux qui s’opposent au soutien public à la culture. Déjouons cela en innovant et en créant des outils d’exploitation qui permettront à nos produits de rejoindre les publics. Et quand je dis nos produits, je pense à des produits dont la propriété intellectuelle est québécoise, et dont l’exploitation ici et ailleurs dans le monde enrichit le Québec.

Le Québec regorge de talents, et pas seulement en musique, en écriture, et dans les autres disciplines culturelles plus « traditionnelles ». Nous avons également d’immenses talents dans l’innovation de la programmation, nous avons des développeurs de jeux, des ingénieurs, des concepteurs de plateformes, des designers, bref, les talents nécessaires pour créer des outils de promotion et d’exploitation de la culture. Nous avons l’obligation de faire de la place à ces nouveaux talents, à ces nouvelles entreprises. Pour être clair, il faut oser revoir la répartition de nos mesures de soutien, s’ouvrir à de nouveaux secteurs de création et de production et, oui, se poser cette question : comment allons-nous redécouper la tarte des aides ? Et surtout, comment générer de nouveaux revenus ?

Ce qui m’amène, en terminant, à parler succinctement de la transformation qu’entraîne un univers de plus en plus interactif.

Nous ne vivons plus dans un monde linéaire (un début, un milieu et une fin). Notre monde est plus complexe, interconnecté. Nous ne vivons plus dans un univers fermé, dans des territoires bloqués. Par conséquent, il faut modifier nos façons de faire et, OUI, c’est compliqué.

Les modèles d’affaires changent, les chaînes de droits se complexifient et les notions de territoires s’estompent.

Regardez les « gamers » qui jouent et interagissent avec leurs amis installés aux quatre coins de la planète. Les « vieux » joueurs de Scrabble qui font de même.

Faire l’autruche serait la pire chose à faire. Prenons cela de front, et vous me permettrez cette vieille expression militante, en solidarité.

Tous les acteurs des chaînes de production culturelles sont actuellement fragilisés, c’est donc maintenant le temps de se serrer les coudes pour se donner des ambitions communes. J’aimerais demander, au risque de passer pour naïve, que chaque maillon d’une chaîne économique de la culture se solidarise aux autres pour renforcer la chaîne au lieu de l’affaiblir. C’est très concret ce que je demande et cela exige, oui, une forme de « détachement », de recul, qui permet de ne pas s’arrêter à ne voir que son arbre, mais au contraire voir la forêt en son entier.

J’aime donner l’exemple du cirque pour illustrer une ambition qui a été perçue comme farfelue à une certaine époque. Mais le défi a été relevé et nous sommes désormais le leader mondial en cirque.

Pourquoi ne pas se donner les mêmes ambitions ? Je crois sincèrement que le Québec, d’ailleurs le français, gagne du terrain : 3e langue sur le Web, le français peut devenir une référence mondiale en culture du numérique si nous mettons tous l’épaule à la roue.

Pour une culture en changement, adoptons une culture du changement !

Merci !


  1. Observatoire de la culture et des communications. Nombre d’enregistrements sonores vendus selon le type de produit, données de la semaine allant du 29 septembre au 5 octobre 2014.
  2. IFPI (2014). « Digital Music Report 2014 », [En ligne], http://www.ifpi.org/digital-music-report.php, consulté le 14 octobre 2015.
  3. Système d’information sur les ventes de livres Gaspard, développé par la Banque de titres de langue française (BTLF) [En ligne], https://www.gaspardlivres.com/, consulté le 12 juin 2018.
  4. Voir la page 13 de CEFRIO (2014). Divertissement en ligne : le téléviseur branché, un incontournable. Enquête NETendances 2014, Volume 5, Numéro 3.
  5. McCarthy, Niall (2014). « Do Readers Really Prefer Their Dusty Old Paperbacks to e-Books ? The e-Book Industry by the Numbers », Forbes. (À partir des données de l’Association of American Publishers).
  6. Voir la page 3 de Colombani, Laurent, David Sanderson et François Videlaine (2014). « Generation #hashtag : a new wave of content in the age of digital natives », Bain & Company inc.
  7. CEFRIO (2014). Équipement et branchement Internet des foyers québécois. Enquête NETendances 2014, Volume 5, Numéro 2.
  8. Agence France-Presse (2014). « La génération hashtag fait naître de nouvelles industries culturelles », La Presse.
  9. CEFRIO (2014). Équipement et branchement Internet des foyers québécois. Enquête NETendances 2014, Volume 5, Numéro 2.
  10. Voir la page 3 de Colombani, Laurent, David Sanderson et François Videlaine (2014). « Generation #hashtag : a new wave of content in the age of digital natives », Bain & Company inc.


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