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Précarité[1]

Patrick Cingolani

Précaire, précarité, précariat. Ces mots ont toute une histoire, en France et en Italie notamment, et relèvent de points de vue parfois distincts, parfois convergents. Divers travaux ont rendu compte de cette histoire et de la pluralité des acceptions (Bresson, 2020 ; Barbier, 2022 ; Cingolani, 2023). Dans le cadre de ce dictionnaire des zones grises on insistera 1) sur les manières dont les mots précaire, précarité et précariat s’inscrivent dans une histoire complexe dans laquelle l’ouvrage de Robert Castel Les Métamorphoses de la question sociale tranche, dessinant une perspective forte, non exclusive de points de vue dont on ne peut parler exhaustivement ici. La précarité naît du rapport entre les stratégies des entreprises en matière d’emploi et leurs conséquences sur la dissémination de dispositifs juridiques entretenant l’insécurité sociale. On envisagera 2) l’espace socio-économique relatif à la multiplication et à la dissémination des atypismes en ce qu’ils constituent une zone grise de sous-emploi et de dégradation de la protection sociale et 3) le continuum entre formes précaires d’emploi et précarité. Enfin, 4) dans le contexte du déploiement de la révolution numérique (→ Travail numérique) et des bouleversements qu’elle opère, on insistera sur le floutage des frontières entre sphère privée et sphère professionnelle, entre sphère de production et sphère de reproduction.

Précaire, précarité, précariat – entre le trouble des expériences et la cristallisation d’une définition

Le mot précaire et ses désinences ont de multiples histoires depuis l’apparition de ces « nouvelles formes d’emploi » dans les années 1960, qui deviennent progressivement le « travail précaire ». Autour des années 1990, les définitions se cristallisent dans le contexte sociétal de la nouvelle pauvreté et à l’occasion de la publication de l’ouvrage décisif de Robert Castel sur Les Métamorphoses de la question sociale (Castel, 1995). L’ambivalence des mots précaire et précarité dans le livre de Patrick Cingolani sur L’Exil du précaire (Cingolani, 1986) ou dans l’article de Chantal Nicole-Drancourt, « L’idée de précarité revisitée » (Nicole-Drancourt, 1992), ont été symptomatiques d’une tentative d’approcher la précarité moins comme un état que comme une constellation d’expériences irréductibles à une détermination économique ou objective et associées à des conduites de contestation ou d’ajustement dans un contexte de transformations sociétales. De fait, le retour d’une pauvreté visible, différente de celle de l’après-guerre marquée par la spécificité urbaine du bidonville, et cette fois caractérisée par l’individualisation des parcours (« grand célibataire » ou famille monoparentale) va opérer une coupure face à ce diagnostic sociologique caractérisé par l’idée d’ambivalence. La précarité va s’identifier avec la pauvreté (Wresinsky, 1987) et elle va pouvoir aussi s’interpréter suivant le paradigme durkheimien de la perte d’intégration sociale, comme dans Le Salarié de la précarité, de Serge Paugam (Paugam, 2000). Dans cet ensemble de travaux et de recherches, dont on ne saurait résumer la diversité et la richesse en quelques pages (Cingolani, 2023), le livre de Robert Castel, Les Métamorphoses de la question sociale, apparaît comme plus particulièrement important en construisant une unité conceptuelle entre centre et périphérie et entre travail précaire et précarité. Castel, en substance, construit conceptuellement ce qui pourrait sembler une situation limite (la pauvreté, l’homme à la rue) comme étroitement dépendant du processus de dérégulation du travail. La précarité est ainsi en continuité avec le travail précaire. Le social (l’« exclusion », la question urbaine, etc.) tire sa causalité efficiente des orientations sociétales données par l’entreprise, le travail et les politiques de l’emploi. Castel donne finalement au mot de précariat la réalité endémique de cette précarité d’emploi et de cette insécurité sociale générées par la dérégulation du travail (Castel, 2007).

Travail précaire et dissémination des atypismes dans un contexte de dérégulation

Si le code du travail, en France, a depuis longtemps donné un caractère d’exception aux emplois atypiques, l’évolution du marché de l’emploi montre que leur usage, depuis quarante ans, s’est banalisé dans les nouvelles formes de gestion de la main-d’œuvre, tandis que les transformations mondiales de l’emploi concourent à la dérégulation des mondes du travail. En France, le CDI reste la forme dominante de contrat de travail, et 73,7 % des personnes en emploi sont soit en CDI soit fonctionnaires, mais la norme d’emploi tend à se dégrader et les divers dispositifs mis en œuvre depuis quarante ans pour faciliter l’embauche, ces contrats et stages exonérant de charges les employeurs, ont eux-mêmes contribué à cette dégradation. Depuis quelques années, le besoin en flexibilité s’est manifesté par l’augmentation des CDD pour les premières embauches, des contrats de plus en plus courts et une accélération de la rotation dans l’emploi. Tandis que l’évolution du travail intérimaire restait soumise aux fluctuations du marché et de ses crises, la création de l’auto-entrepreneuriat par la loi du 9 août 2008 est venue contribuer à la dissémination de nouvelles situations d’emploi ambivalentes (→ Autoentrepreneur.e.s). L’autoentrepreneur s’inscrit dans un contexte mouvant entre autonomie, pluriactivité (→ Pluriactivité) et précarité en ne générant que de très faibles revenus mensuels (90 % des autoentrepreneurs ont des revenus mensuels inférieurs au smic) et en hésitant entre des petits boulots complémentaires du salaire et la création d’emplois ne permettant que très rarement la création effective d’une entreprise. Si la pandémie de Covid-19 en 2020 a sensiblement modifié le recours au travail atypique, elle en a simultanément confirmé les conséquences en matière d’insécurité de l’emploi puisque, en raison de leur baisse d’activité, les entreprises n’ont pas renouvelé certains CDD, ont supprimé des emplois en intérim ou encore ont suspendu l’embauche de jeunes apprentis. De précarité de l’emploi, la situation de ces travailleurs est devenue précarité « tout court ». Près de 185 000 emplois intérimaires en équivalent temps plein, soit 24 %, ont disparu en 2020, montrant la modularité et la fragilité de cette main-d’œuvre. En 2022, le travail temporaire a recouvré ses effectifs d’avant la pandémie avec 817 200 intérimaires. Le nombre des autoentrepreneurs n’a augmenté durant la période de Covid-19 qu’en raison d’un effet de déversement de la main-d’œuvre précaire et de certains chômeurs vers des travaux à la tâche, voire vers le tâcheronnat des plates-formes de travail. De fait, cette hausse a été provoquée par les immatriculations au régime du micro-entrepreneur, alors que les créations d’entreprises individuelles classiques ont, elles, diminué. Que ce soit en Italie, en Allemagne ou en Angleterre, la situation a pour ainsi dire été identique à celle de la France. En Italie, avec les contrats à durée déterminée qui ont largement été dérégulés, les contrats de parasubordination, le « job on call », le « job sharing » et une multiplicité d’autres contrats tout autant atypiques, les travailleurs les plus touchés par la baisse d’activité et ses conséquences ont été les indépendants, les femmes et les jeunes (15-34 ans), qui sont aussi celles et ceux qui ont le plus souvent un emploi précaire. Le nombre de ménages pauvres a augmenté ainsi de 335 000 par rapport à 2019, pour atteindre environ 2 millions en 2020, et les mesures du gouvernement pour le gel des licenciements ont d’abord protégé les plus stables. En Allemagne, le nombre des « mini-jobs », qui correspondent à un type de contrat de travail dont la rémunération mensuelle est limitée quelle que soit la forme du contrat, avait explosé en 2018, mais la crise sanitaire a provoqué la disparition de 870 000 d’entre eux, démontrant là encore la relation entre emplois flexibles, précaires et pauvreté. Comme pour les précédents pays, leur nombre est depuis en hausse et le montant de leur rémunération est, lui, limité à 520 € par mois (1/10/2022). En Angleterre, le nombre des auto-entrepreneurs (self-employment), qui était à son sommet avec 5 millions de personnes en 2019, a chuté avec la pandémie. Ces travailleurs qui gagnent souvent moins que les autres et sont moins protégés que les autres en cas d’accident ou de maladie ont dû soit se reconvertir comme salariés (employees), s’ils étaient suffisamment qualifiés, soit réduire leur niveau d’activité, soit entrer au chômage. Si le chômage reste bas aujourd’hui au Royaume-Uni, le travail précaire a crû, que ce soit à travers le travail intérimaire, les emplois occasionnels ou saisonniers, ou ces « contrats zéro heures » (« zero-hour contracts ») qui ne garantissent aucune heure de travail au salarié, mais l’obligent à être disponible quand il est convoqué. Selon le Trades Union Congress (TUC), le nombre de personnes en insécurité d’emploi était de 3,7 millions en 2022. Finalement, seule l’Espagne, pays dans lequel le recours au CDD et au travail temporaire était massif avant la crise sanitaire, a réussi à enrayer l’emploi précaire en raison de sa réforme du droit du travail soutenue par une perspective politique favorable aux travailleurs et d’un chiffre record de créations de CDI.

Dégradation de la norme d’emploi, précarité et pauvreté

Ces quelques cas européens montrent que les barrières et les frontières juridiques qui retenaient jusque-là le processus de précarisation de l’emploi et du travail ont été progressivement démantelées depuis plus de trente ans sous l’action des politiques néolibérales, provoquant une dissémination multiforme des atypismes que seules des politiques de rupture, telles celles menées par le gouvernement espagnol, ont pu inverser. La dégradation de la norme d’emploi, tout comme le démantèlement systématique des institutions de l’État social, doivent donc être entendus comme un projet stratégique concret dont les transformations structurelles des sociétés développées, et les changements technologiques, ont été des moyens opportuns et décisifs d’action. La dégradation des conditions de vie, l’accroissement de l’insécurité sociale et l’augmentation d’une pauvreté qui semble ne plus relever d’aléas biographiques mais s’ancre dans des situations familiales et endémiques sont à comprendre dans l’effectivité de mécanismes de dérégulation de la sphère du travail et de l’emploi. La transition provoquée par le passage du monde industriel au monde post-industriel, en entraînant la délocalisation des industries de transformation et le démantèlement des bastions ouvriers, et en promouvant des activités de service, a reconfiguré le cadre du travail mais aussi les manières d’être et les identités des nouvelles générations de travailleurs. D’une part, le processus de restructuration des industries a en partie été un mouvement d’offshoring, et les grandes entreprises des pays développés ont continué à contrôler le procès de production et les chaînes logistiques d’approvisionnement de marchandises à travers les nouvelles technologies (Weil, 2014). D’autre part, dans les pays développés eux-mêmes, la dynamique post-industrielle s’est accompagnée de tout un mouvement de reconfiguration des entreprises entre back et front office, entre le nombre d’exécutants et d’employés et le nombre des cadres, entre statutaires et atypiques. Sur ce dernier point, le besoin d’un cadre organisationnel plus modulaire ainsi que celui d’un resserrement sur le cœur de métier ont engendré un processus de désintégration verticale qui, sans l’aide des nouvelles technologies, n’aurait pas atteint le niveau de précision, et par conséquent aussi la puissance de contrôle, que l’on sait. À partir des années 1990, la numérisation a permis une coordination simple et rapide des étapes du processus de production, dans un contexte de fragmentation des grandes entreprises en une multiplicité de filiales, sous-traitantes, franchisées, contrôlées depuis le centre. Une palette de plus en plus large de moyens a été donnée aux stratégies des entreprises, allant d’une sous-traitance de spécialité auprès de professionnels de haut niveau à une sous-traitance de capacité auprès de petites entreprises, fournissant des produits ou des services standardisés, sélectionnées sur la base de leur flexibilité et de leur compétitivité, en passant par le travail temporaire, au jour, éventuellement à l’heure, et même le travail clandestin (Jounin, 2008). De l’hôpital à l’université, du spectacle au journalisme, de l’industrie du luxe à celle du loisir, ces secteurs, progressivement investis par le capitalisme et par la « gouvernance par le nombre » (Supiot, 2015), ont fait l’objet de formes multiples de précarisation, notamment pour les plus jeunes, à travers une transition vers l’emploi de plus en plus marquée par l’incertitude, la discontinuité, voire le travail gratuit (→ Travail gratuit) ; une transition qui devient progressivement une norme indurée, y compris pour l’adulte.

Au-delà de ces formes précaires d’emploi s’étend une pauvreté laborieuse et des travailleurs occasionnels : travailleurs sans qualification, parfois illettrés, souvent d’origine migrante (→ Travailleuses et travailleurs immigrés en France), sans capital économique hérité. En activité discontinue, ils sont aujourd’hui les plus touchés par la réduction des droits à indemnisation et profondément impactés par les réformes de l’assurance-chômage qui ont modifié les règles de décompte du nombre de jours travaillés et ont fait chuter le montant des droits (Grégoire & Vivès, 2021). Selon divers indices, telle en France la consécration de l’idée d’un monitoring des comportements et les défiances récurrentes à l’encontre de chômeurs soupçonnés d’« aléa moral » et de réticence au travail, tout laisse supposer un traitement de plus en plus disciplinaire de ces vies précaires (Lavitry, 2015). Dans le mouvement de décomposition de la société salariale et de ses protections se trame ainsi la reconfiguration des conditions de l’assujettissement des travailleurs. La précarité endémique des plus démunis s’inscrit dans une configuration sociopolitique où il s’agit de « blâmer le pauvre », comme en attestent les projets de workfare qui sont d’ores et déjà appliqués dans les pays anglo-saxons, mais comme en attestent aussi les réclamations épisodiques, parmi les élus Les Républicains en France, de conditionner le versement du RSA à des heures de bénévolat. S’il n’est pas certain que la notion de précariat soit une catégorie rendant compte scientifiquement de cette zone grise, qui est circonscrite par la catégorie marxienne de surpopulation relative flottante, elle n’en est pas moins l’expression politique et l’éventuel signifiant d’un rassemblement des multiples vies précaires dans un halo sociétal toujours plus large.

Numérisation et floutage des frontières du travail

La figure du freelance (→ Freelance) et la puissance de délocalisation des nouvelles technologies, que ce soit à travers le monde ou jusqu’au domicile, sont deux manifestations des grandes transformations qui floutent travail et non-travail, travail et activité aujourd’hui, et ce d’autant que le caractère culturel, intellectuel, dématérialisé d’une partie de la production dans les pays développés libère des contraintes matérielles du monde industriel. Tout un aspect de la production passe à présent par la déstructuration des organisations, et notamment de l’entreprise elle-même (→ Entreprise dématérialisée). Cette déstructuration se manifeste simultanément par la possibilité d’externaliser mais aussi en retour de contrôler ces externalisations à travers les nouvelles technologies. L’importance de l’expérience du sujet travaillant et de son investissement personnel jusqu’à la dimension émotionnelle, dans l’économie contemporaine, incite à laisser au travailleur plus d’autonomie mais, en même temps, à contrôler celle-ci de manière à en extraire le maximum de travail et de créativité (Appay & Jefferys, 2009).

La question des faux frais du travail a constamment fait l’objet d’une attention particulière dans le mode de production capitaliste, notamment en ce qui concerne la mise à disposition du salarié, et par conséquent sa convocabilité et sa révocabilité, de manière à éviter les temps morts et à ne payer que le temps travaillé (Chauvin & Jounin, 2009). En ce sens, la temporalité périphérique au travail a fait depuis longtemps l’objet d’une attention particulière, notamment de manière à contrôler les moments spécifiques de la mise au travail et d’y gagner du temps. Mais le processus de floutage des frontières s’inscrit aussi dans un processus sociétal qui suppose des dispositifs originaux s’ajustant à des transformations de comportement et de style de vie. La délocalisation du bureau (→ Lieux de travail) à travers l’outil numérique a des conséquences à la fois dans un contexte de travail associé aux organisations traditionnelles et dans des formes nouvelles, insulaires ou coopératives, de travail. L’outil numérique a tout à la fois élargi et transformé les formes traditionnelles du travail à domicile et ouvert de nouveaux continents pour une externalisation de la main-d’œuvre dans un contexte d’incertitude. Dans les deux cas, il a donné de nouvelles caractéristiques à la porosité des frontières temporelles entre travail et hors-travail. Sans que les formes anciennes aient disparu, les agencements contemporains du travail à domicile passent par l’outil numérique et concernent de plus en plus des professionnels qualifiés. Il s’agit tantôt d’un télétravail, tantôt d’un travail à distance. Si dans le premier cas, les liens entre les salariés et leur entreprise sont souvent étroits et très formalisés, comme l’atteste l’accord-cadre européen sur le télétravail dans le commerce (→ Télétravail), dans le second, les relations ont un caractère commercial et relèvent tout à la fois de la sous-traitance et de l’indépendance : la situation de travail et d’emploi prend alors un caractère paradoxal. D’une part, l’opacité de la « domestication du travail » (Bologna & Fumagalli, 1997) tend à rendre diffus les marqueurs temporels et spatiaux qui séparent la temporalité productive de la temporalité familière, mais aussi à troubler la nature de liens professionnels qui sont aussi des liens relationnels, provoquant une relative confusion entre travail et vie. D’autre part, la satisfaction apportée par le sentiment d’une maîtrise du temps et la possibilité d’autoorganiser les alternances entre privé et professionnel est contrariée par la sollicitation des donneurs d’ordre au moyen d’outils numériques intrusifs et chronophages. Enfin, l’introduction récente des plates-formes de travail a engendré un puissant mouvement de marchandisation du temps privé et d’extension de la flexibilité (→ Plateforme). À travers la banalisation du micro-entrepreneur comme statut par défaut de leurs travailleurs, elles ont élargi les possibilités de travail précaire et fait potentiellement de tout temps de la journée un temps de travail. Une mère célibataire peut, après sa journée de salariée, faire encore le chauffeur de taxi une partie de la nuit, et le travailleur du clic ou du hit peut, à tout moment du jour ou de la nuit, réaliser ses micro-tâches. Ainsi, l’outil numérique, en assurant une asymétrie informationnelle au capitalisme contemporain, a étendu la zone grise entre autonomie et subordination et les potentialités de monitoring du travail à un point tel qu’il tend de plus en plus à bouleverser ce que travailler veut dire au XXIe siècle.

Bibliographie

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Appay, B. & S. Jefferys (ed) (2009) Restructuration, précarisation, valeurs, Toulouse: Octares.

Barbier, J.-C. (2022) ‘Précarité and Precarity: The Amazing Transnational Journey of Two Notions Unable to Form a Proper Concept in English’ in J. Choonara , A. Murgia & R. Carmo Faces of Precarity – Critical Perspectives on Work, Subjectivities and Struggles, Bristol: Bristol University Press.

Bologna, S. & A. Fumagalli (1997) Il lavoro autonomo di seconda generazione – scenari del postfordismo in Italia, Milan: Feltrinelli.

Bresson, M. (2020) Sociologie de la précarité, Paris: A. Colin.

Castel, R. (1995) Les Métamorphoses de la question sociale, Paris: Fayard.

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Cingolani, P. (2023) La Précarité, Paris: PUF, coll. « Que Sais-je ? ».

Cingolani, P. (1986) L’Exil du précaire – récit de vies en marge du travail, Paris: Méridiens Klincksieck.

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Grégoire, M. & C. Vivès (2021) ‘L’assurance chômage de 1979 à 2021 : quelles évolutions des droits ?’, La Revue de l’Ires, 105 (3):25–59.

Jounin, N. (2008) Chantier interdit au public – enquête parmi les travailleurs du bâtiment, Paris: La Découverte.

Lavitry, L. (2015) Flexibilité des chômeurs, mode d’emploi, Paris: PUF.

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Wresinski, J. (1987) Grande pauvreté et précarité économique et sociale, Conseil économique et social, février.


  1. Version actualisée (2024).


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